| |


|
|
 |
LE CHEVAL DE MERENS
[
Menu articles
]
HISTOIRE :
Le Prince Noir est originaire de la haute vallée de l’Ariège, dans les Pyrénées où il vivait en toute liberté
depuis fort longtemps. Mérens est le nom d'une commune située à l'intersection de trois grandes vallées,
connue pour ses échanges commerciaux importants.
Il y a environ 13 000 ans, les ancêtres magdaléniens du cheval de Mérens vivaient probablement dans la région de
Tarascon-sur-Ariège. Les peintures rupestres de la grotte de Niaux représentent de petits chevaux solides et
compacts, en pelage d’hiver, avec une barbe bien marquée et une crinière hérissée. Pendant plusieurs millénaires,
il aurait vécu ainsi, à l’abri des montagnes où il aurait évolué vers le type Mérens.
Au Ie siècle avant J-C, Jules César fait référence au cheval de Mérens dans la " Guerre des Gaules "
le décrivant comme " un cheval plus docile que rapide ". Les Romains le capturaient et l'apprivoisaient pour
le croiser avec des chevaux d'origine orientale.
Durant la campagne de Russie, l’armée de Napoléon utilisait les Mérens pour tirer les canons.
Leur bonne adaptation aux conditions climatiques rudes leur permis de revenir de cette campagne.
Ce cheval rustique et solide a su passer à travers les âges en conservant ses atouts jusqu’à nos jours.
Au début du XXe siècle, les éleveurs sélectionnent les plus beaux représentants de la race pour les faire
travailler en montagne. En 1933, le syndicat de sélection et de promotion de la race, le SHERPA, voit le jour.
Le stud-book est créé en 1947.
Le Mérens a été utilisé par l’agriculture, tant comme cheval de bât que de trait, jusqu’aux années 1960.
Il montait les charges lors des transhumances ou pour ravitailler les villages. Il participait aux travaux des
champs et au débardage du bois. Il tirait les diligences. La race a failli disparaître avec l’arrivée de
la mécanisation agricole. Il ne doit sa survie qu’à l’existence d’un syndicat d’élevage dynamique.
En 1970, on ne comptait qu’une quarantaine de reproducteurs et une vingtaine d’adhérents au SHERPA. Grâce au
travail de quelques passionnés, dix an plus tard, le nombre d’animaux destinés à la reproduction était monté à 800.
SON ACTUALITE :
En 1998, le Mérens est reclassé comme cheval et non plus comme poney.
Aujourd’hui, la race compte près de 450 éleveurs, un millier de juments poulinières et environ 90 étalons.
Le cheval de Mérens s’exporte en Grande Bretagne, en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas…
Le Mérens a trouvé de nouveaux débouchés avec le développement du tourisme équestre et de l’attelage.
Sa polyvalence lui permet d’être un bon cheval de randonnée, d’instruction, de voltige, d’attelage, de bât,
de traction… Il excelle particulièrement en TREC monté et attelé où il a obtenu plusieurs titres nationaux
et européens.
Né sur la " Terre Courage ", le Prince Noir d’Ariège n’a pas fini de faire parler de lui.
Dilki
|
|
 |
|
|
|