Nesquick87
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| gwenfs a écrit le 08/09/2008 à 23h57: |
|  | Le centaure, c'est un hongre ? |
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Les témoignages sur l'anatomie des centaures qui nous sont parvenus à travers la statuaire et la peinture antique montre clairement que ceux-ci disposent de deux appareils génitaux: l'un associé à l'anatomie humanoïde (appareil anthropomorphe), l'autre à la partie équine (appareil zoomorphe). Il est rare que ces deux appareils soient simultanément visibles; une exception intéressante (quoique récente) est le centaure de César.
L'appareil génital des centauresses est encore plus discret. Les centauresses se laissent rarement observer, et ne se distinguent pour l'observateur de terrain que par des traits secondaires: présence d'une poitrine, et absence de barbe.
On a longtemps cru que les centaures étaient simplement de type mâle ou femelle. Un réexamen des statistiques disponibles sur les représentations antiques semble confirmer que les deux appareils génitaux peuvent être de type mâle ou femelle de manière indépendante. Ceci expliquerait que les représentations de centaures considérés comme « mâle » peuvent avoir un sexe mâle zoomorphe ou anthropomorphe, mais que les deux sont rarement représentés simultanément. La thèse actuellement acceptée est que les traits secondaires sont de type mâle lorsque l'un ou l'autre des appareils sexuels est mâle, la forme dite « centauresse » n'apparaissant que lorsque les deux appareils sont femelle.
Une étude semble montrer que les spécimens présentant un sexe anthropomorphe mâle tendent également a avoir des jambes se rapprochant du type humain, et non équin, ce qui serait un autre trait sexuel secondaire, évidemment spécifique aux centaures.
Si l'on en juge par rapport à leurs homologues équins et humains, les deux types d'appareils sexuels paraissent fonctionnels.
L'anatomie des centaures permet deux formes d'accouplements évidents:
* Un accouplement de type coitus more ferarum (position de la levrette), mettant en rapport les parties zoomorphes;
* Un accouplement en position debout, mettant en rapport les parties anthropomorphes.
D'autres postures d'accouplement seraient théoriquement possibles. Des positions cabré de face, ou allongé sur le flanc, permettant de mettre en rapport indifféremment l'un ou l'autre des appareils génitaux (voire les deux simultanément). De manière plus exotique, un accouplement croisé de type coitus more legio serait envisageable entre un appareil anthropomorphe mâle et un zoomorphe femelle. Cependant, si ces postures ont souvent excité l'imagination des scientifiques en chambre, elles n'ont jamais été attestées par les observateurs de terrain.
Il n'existe aucune témoignage (direct ou indirect) sur la gestation des centaures.
Même en supposant que les deux appareils génitaux sont totalement fonctionnels, l'anatomie comparée montre que le liquide séminal ou les ovocytes produit par les appareils anthropomorphes et zoomorphes suivent des processus de formation distincts, et ne sont a priori pas équivalents. Dans cette hypothèse, les gamètes seraient évidemment génétiquement inter-compatibles (puisque provenant de la même espèce), mais il est très probable qu'une barrière chimique interdirait les fécondations consécutives à de tels accouplements croisés.
Les spécialistes qui soutiennent la thèse que seuls les appareils zoomorphes permettent la reproduction disposent d'arguments de poids:
* Le maintien dans le temps de deux appareils sexuels, malgré la pression de sélection entraîné par le coût supplémentaire qu'ils font peser sur le métabolisme, est certes un argument solide démontrant que ces deux appareils ont une utilité fonctionnelle. Cependant, la fonctionnalité correspondante n'est pas nécessairement liée au cycle de reproduction, et peut être purement comportementale.
* Certains auteurs, se fondant sur un argument d'anatomie comparée, contestent que la gestation d'un centaure puisse être menée à terme dans un appareil sexuel anthropomorphe féminin, dans la mesure où celui-ci est (dans l'espèce humaine) bien trop étroit pour laisser le passage à un animal que l'on peut imaginer de la taille d'un poulain. Cet argument paraît fragile, faute de données précise sur l'anatomie de ce que serait le bassin osseux de la partie anthropomorphe, et sur la taille réelle des petits de l'espèce à la naissance.
Cependant, l'absence d'une double voie de fécondation possible peut être tranchée expérimentalement par certains aspects de la dynamique de leur population. c'est pourquoi sur cette image tu ne peux pretendre que c'est un hongre.... |