Le cheval et l’enfant

Sous l’humide lueur d’un œil brun frémissant,
Une ganache large, des traits nobles et fiers,
L’encolure se tend sur des muscles de pierre
Et le cheval se dresse au soleil rougissant.

Sa robe de feu noir luit d’un éclat sauvage,
D’une pirouette agile, il fuit l’ombre furtive
Comme il fuyait jadis l’idée d’une vie captive,
Effrayé de dormir dans les ors d’une cage.

Ainsi d’abord inquiet, il évita les hommes,
Prompt à s’évanouir comme un rêve au soleil,
Quand une mélodie tinta à son oreille
De par un beau matin à la fin de l’automne.

Cette musique était le rire d’un enfant,
Résonnant à l’oreille en mille mots d’amour.
Le satin de son poil ondoyant sous le jour,
Le cheval l’écouta dans un souffle haletant.

Quand sur le large dos, l’enfant confiant se hisse,
Le jarret se raidit, le naseau s’ouvre grand,
Puis l’étalon s’élance en un geste brillant
Pour une course folle aux multiples délices

Depuis les jours d’été, quand la brise légère
Se lève au soir venant, dissipant la chaleur,
Passent sur les coteaux, esclaves de leur cœur,
Un cheval, un enfant, amis et presque frères.

Poème par baronnette
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