Le bon usage des céréales dans l’alimentation des chevaux

Par   |   Le 03 Octobre 2016  |  Mis à jour le 04 Octobre 2016

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L’utilisation de céréales dans les rations pour chevaux poursuit 2 objectifs :
  • Augmenter les apports énergétiques, pour assurer les besoins liés à la pratique d’une activité ou à des besoins physiologiques spécifiques (gestation, lactation, croissance…). Ces besoins en énergie peuvent, en cas d’activité intense, atteindre le double des besoins d’entretien.
  • En cas de besoins énergétiques importants ou de capacité d’ingestion réduite (poulinière en fin de gestation, jeunes en croissance), concentrer les apports pour les adapter à la capacité d’ingestion de l’individu.

Mais les céréales, usuellement utilisées dans l’alimentation des chevaux, y compris dans les aliments, ne sont pas faites pour être la base exclusive de la complémentation de fourrages.

Pourquoi ? Détaillons les 2 principales raisons :

Raison 1 : Couverture partielle des besoins nutritionnels

Nourrir un cheval uniquement à base de céréales reviendrait à se nourrir uniquement de sucres rapides !Destrier

D’abord parce que les céréales ne couvrent qu’en partie les besoins nutritionnels. Si nous faisions le parallèle avec les humains, nourrir un cheval uniquement à base de céréales reviendrait à se nourrir uniquement de sucres rapides !

Observons plus en détail les apports nutritionnels des différentes céréales.

Un apport important en phosphore, faible en calcium

Si la quantité et proportion de calcium apportée n’est pas adéquate, le cheval devra puiser dans ses réserves osseuses pour maintenir la calcémie amenant à une déminéralisation et une fragilité ostéo-articulaire. L’utilisation de céréales impose donc de rééquilibrer les apports en minéraux, principalement en calcium.

Un apport important d’oméga 6, faible d’oméga 3

La ration « herbagère » d’un cheval, qu’elles soient à base de fourrages pâturés ou conservés contient toujours plus d’oméga 3 que d’oméga 6. (Ω3 / Ω6 > 1)

Très vite, l’utilisation de céréales dans la ration met à mal ces équilibres. Il est donc important de rétablir cet équilibre dans le ratio, grâce à l’incorporation d’ingrédients riches en oméga 3.

Apport limité en vitamines

Si l’herbe de printemps est largement pourvue en vitamines, il n’en va pas de même pour les fourrages conservés et les céréales dont les teneurs vitaminiques déclinent rapidement tout au long du temps de stockage.

Et les protéines ?

La teneur en protéines des céréales est relativement faible et celle des fourrages, qu’ils soient pâturés ou récoltés, varie en fonction de leur stade végétatif. Les céréales et les fourrages seuls sont insuffisants et doivent être partiellement substitués par des graines ou tourteaux protéagineux : soja, colza, tournesol, pois, fèverole, lin….

MADC (Matière Azotée Digestible Cheval): Partie des protéines brutes réellement assimilable par le cheval.

Raison 2 : Excès de glucides à risque pour l’organisme

La plus grande partie de l’énergie contenue dans les céréales est apportée sous forme d’amidon et cela peut, en cas de surdosage, provoquer pour le cheval une surcharge glucidique.

Cet excès de glucides, néfaste à tous les chevaux, peut générer deux types d’inconvénients majeurs :

  • Problèmes digestifs : prédisposition aux ulcères et risques de désordres microbiens à l’origine de coliques, fourbures…
  • Problèmes métaboliques, pour les chevaux de sport : mauvaise récupération musculaire, voire myosite et coup de sang

Parmi les céréales usuelles, l’avoine s’est imposée parce qu’elle est, pour le cheval, la plus équilibrée des céréales, en terme de profil énergétique : la plus riche en fibres et matières grasses, et la plus « légère » en glucides solubles (amidon + sucres).

En pratique : Utilisation de céréales, quelques règles

Au vu de ces éléments, deux options sont possibles pour proposer à votre cheval une ration adaptée à base de céréales :

  • Utiliser les céréales associées à un aliment complémentaire prévu pour équilibrer les rations à base de céréales. Il permet d’équilibrer les rations en micro-nutriments, protéines voir en acides gras essentiels, selon les produits. Sa distribution est selon la formulation et les stades physiologiques de l’ordre de 500g à 2 kg par cheval et par jour.

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  • Utiliser un aliment complémentaire de fourrages, qui contiendra déjà les céréales à l’intérieur en proportion adaptée. Il n’est donc pas conseillé de rajouter ou de substituer une partie de l’aliment avec des céréales, cela aura l’effet négatif de « diluer » la concentration en micro nutriments et protéines, engendrant des carences pour le cheval.

  2 commentaires
Caroshnikov
- Le 23/10/2016 à 09h36  -   3

Bonjour
Je suis tombé là dessus mais qui resté complètement dubitative ... http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/contenu-questions-a-un-expert/liste-des-themes/soins-et-alimentation/donner-du-ble-a-son-cheval.html

Mathilde14100
- Le 20/02/2017 à 18h17  -   1

Oui tu ma a pris des choses

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