J'aime mon travail. Vraiment. Mais pas toujours, rien n'est linéaire. Il y a des projets et des périodes où ça me gonfle, où ça me stresse. Mais oui, j'aime vraiment mon travail !
Citation :
Qu'on n'est pas en pleurs le matin à l'idée d'y aller ?
Strict minimum, le burn-out n'est pas un objectif de vie.
Citation :
Qu'on continuerait à y aller même si on gagnait une somme folle au loto qui nous permettrait de ne plus jamais travailler de notre vie ?
J'ai jamais gagné de grosse somme au loto et comme je ne fais aucun jeu d'argent, ce n'est pas prêt d'arriver. Par contre j'ai eu un autre travail qui couvrait largement mes besoins financiers + une bonne épargne chaque mois... Et je continuais mon activité indépendante par pure passion en même temps. Ça m'a même aidé à tester des formules avec la sérénité financière qui allait avec.
Donc, si je gagne au loto, je pense que je ne prendrai plus que des dossiers qui me plaisent à fond, je réduirai ma charge de travail mais je ne raccrocherai pas.
Citation :
Ou plus réalistiquement, quelque part entre les deux qui est différent pour chaque personne ?
Tu auras clairement autant de réponses que de gens.
Citation :
Est-ce qu'aimer les avantages indirects liés à son travail (CE, horaires, vacances, réductions...) est aimer son travail ?
Je n'ai
aucun avantage à part les horaires. Et encore ! Ça dépend des périodes. Parfois je suis charrette et une période sans contrat c'est juste du stress financier. Mais c'est ce qui me fait dire que j'aime mon travail : je n'ai rien en contrepartie à part de l'argent et ma propre satisfaction. Allez, si, j'ai -20% sur certains magasins mais c'est aussi pour le travail.
Citation :
Pourquoi ? Ou si vous diriez plutôt que non : qu'est-ce qu'il vous manque pour que ce soit le cas ? Est-ce une situation tenable sur le long terme ?
J'aime mon travail mais il me manque des trucs. Déjà, le fait d'être seule peut peser. Et si je m'arrête, je suis en perte sèche. Je paye seule mes cotisations sociales, ma mutuelle, ma prévoyance etc... Aucun avantage en la matière ni de tarif réduit, toutes les cotisations c'est pour moi et la protection qui va avec n'est franchement pas mirobolante. Et je ne suis pas payée pour tout le boulot gratuit qui va avec (prospect, com, déplacement, recherches...). J'ai peur, régulièrement, de devoir m'arrêter sur une longue période un jour et j'ai pas confiance en la retraite qui va avec, ce sera ridicule. Et j'aimerai gagner mieux ma vie, mieux équilibrer le boulot de back office gratuit et le travail payant, mais en temps de crise économique, le pouvoir d'achat des clients baisse, il faut réussir à jongler. Ce n'est pas rédhibitoire au point d'arrêter donc je réfléchis à d'autres modèles économiques et à plus d'options pour générer plus de revenus. Et si mon évolution financière ne me convient plus, alors je ferai comme avant : un taf stable et mon activité en parallèle.
Même quand on aime on peut avoir la présence d'esprit d'en voir les défauts et les points d'amélioration. Sinon on se contente de clopinettes... Ou de pleurer tous les matins. Et ça c'est ma limite : un travail qui détruit ma santé pour payer seulement le loyer et la nourriture, c'est mon cauchemar. Soit la contrepartie financière me fait accepter des trucs que j'aime pas trop à première vue, soit je suis pauvre mais à ma façon. Pour le moment je suis pauvre mais je fais des choses que j'aime. Je commence même à me prendre au jeu du versant commercial alors que je suis une bille en la matière !