Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?

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Pikaa

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 08/08/2026 à 13h11

Hello

Bientôt 1 an que je prends des antidépresseurs matin/soir (Paroxétine, Seresta) + un suivis psychologique.

Sur l'année écoulée et en cours, je suis passais par toutes les faces en terme d'émotions. Ma santé a pris un sacré coup ou j'ai trouvé mon corps fascinant ^^ Entre des A/R aux urgences +différents examens ou je suis passais à une micro chouille de l'AVC avec une grosse suspicion, des vertiges avec de la kiné vestibulaire, problèmes d'oreille interne avec acouphènes ++ des crises d'angoisse à répétition, perte de poids massive et j'en passe.


Ou j'en suis actuellement.

Jusqu'ici avec un comprimé j'avais repris une vie "normale" ou tout allais très bien, surtout avec la cause identifiée qui a générée tout ces problèmes, j'ai même repris mes kg perdus (snif).
J'ai décidé avec ma médecin de commencer le sevrage de la Paroxétine, en passant d'un comprimé entier à un demi comprimé (déjà 1 semaine). Les effets secondaires commencent à se faire ressentir, haha ^^ fatigue et perte d'appétit... Ce que je redoutais le plus, les acouphènes qui me disent de nouveau bonjour depuis 24/48h. Sifflement supportable (je croise les doigts pour que ça dure dans ce sens). Acouphènes = stresse

Le suivis psy, continue d'aide d'une grande aide. Je suis passais de 2 à 3 séances par mois à 1 séance. Je la revois à la rentrée.


Le but, dans les mois à venir c'est de l'arrêter et courant 2027, le Seresta. Avec tout mes vertiges de jour comme de nuit l'an dernier, j'ai déclaré une peur de ne pas réussir à dormir ou je peux aussi déclencher des crises d'angoisse. Le 2e traitement mets encore nécessaire. Bien entendu, avec l'accord du généraliste si je ressens que ça ne va absolument plus, je peux reprendre la Paroxétine avec un comprimé entier.

Ce qui m'intéresse c'est le après dans tout ça, surtout avec le sevrage (j'en suis qu'au tout début) du traitement. Comment vous vous êtes sentit par la suite et une fois le traitement complètement arrêté ?



Merci pour vos réponses !

Andiamo

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 08/08/2026 à 16h11

De mon expérience, personne ne vit l'arrêt des traitements de la même façon.
Certains ne vont même pas percevoir les effets du sevrage (ils oublient même de prendre le traitement certains jours) et d'autres auront beaucoup plus de difficultés à se passer du traitement.
Tu verras en temps et en heure. On peut aussi essayer de prendre le relais en phytothérapie pour poursuivre et ne pas faire un sevrage trop brutal.

Pour info, le Seresta est un anxiolytique et pas un anti dépresseur.
De façon générale on essaie de se passer de l'anxiolytique assez rapidement quand on prend un anti dépresseur à dose efficace (et qu'on arrive à s'en passer, bien sur ).
Pourquoi? car les anxiolytiques comme le seresta (classe des benzodiazépines) sont délétères pour le cerveau à long terme et qu'il y a un effet d'accoutumance assez important.
En gros l'anxiolytique éteint le feu sur le moment mais ne traite pas le fond. Alors que l'anti dépresseur agit sur le fond du problème et est bien mieux toléré par le corps.
Après bien sûr ça c'est la théorie...en pratique on fait ce qu'on peut

La poursuite du suivi psycho aide vraiment à accompagner le sevrage et permet de continuer à travailler sur soi, à trouver des outils pour s'apaiser.
Et puis bien sûr on reprend les molécules si on voit que ça ne va pas, si ce n'est le bon moment pour arrêter (par ex saison de l'année plus difficile pour le patient, coup dur etc...)

Bon courage mais ça va le faire

Édité par andiamo le 08-08-2026 à 16h12



Little_moon

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 08/08/2026 à 16h18

Hello ,

J'ai eu de la Paroxétine pendant un peu plus de 6 mois ( j'ai un trouble borderline , un stress post-traumatique et d'autres troubles bref ) .

Personnellement l'arrêt de la paroxétine s'était bien passé . Après on me l'avait arrêté car ça commençait à avoir l'inverse de l'effet recherché . Mais lors de l'arrêt , je n'ai ressenti aucun effet secondaire ( passage de deux comprimés pendant une semaine , ensuite à un ) . Au contraire , je me sentais mieux , et l'hypersudation se calmait enfin .
Mais clairement l'arrêt m'a fait le plus grand bien ! Plus de nausée , plus de transpiration excessive , et puis les idées noires que ça me filait sont parties en même temps que l'arrêt . Depuis , j'ai dû prendre un autre traitement à cause d'une " rechute" on va dire mais il n'y a aucun lien avec le sevrage de la Paroxétine .

Mais ce n'est pas la première fois que j'entends que le sevrage de cette molécule est compliqué au niveau des effets ressentis . J'espère que ça ira vite mieux pour toi !

Reine_lezard

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 08/08/2026 à 22h13

J’ai arrêté il y a presque deux mois un antidépresseur que je prenais depuis deux ans et demi. Ce n’était pas le même que le tien, moi j’étais sous escitalopram (Seroplex).

J’avais déjà connu quelques jours de sevrage pour cause de renouvellement d’ordonnance pas fait à temps et à chaque fois j’étais plutôt mal. Bon, les effets de manque purement physique (chez moi c’est surtout des vertiges et quelques difficultés à m’endormir, pour moi c’est exceptionnel car étant narcoleptique je m’endors normalement quasiment sur commande), ça se gère. Mais le contrôle des émotions qui se fait la malle, ça c’est vraiment dur… je me déteste quand je constate que je pars en vrille, mais j’ai beau en avoir conscience, essayer de rationnaliser en me disant que ce n’est qu’un problème passager de chimie dans le cerveau… Je ne me maîtrise pas toujours.

Et puis il y a eu le mois de juin et la première canicule. L’antidépresseur, je le supportais très bien, il m’aidait vraiment beaucoup, mais j’ai deux effets secondaires avec : d’une part un appétit encore plus démesuré qu’au naturel (coucou les 15 kilos en plus que j’ai pris en deux ans et demi de traitement), et d’autre part… une grosse intolérance aux chaleurs caniculaires. Autant la prise de poids, même si elle me fait pleurer parfois, je la supporte. Mais d’être aussi mal à cause de la chaleur, non, ça n’était plus possible.

J’ai donc fait le truc à ne surtout pas faire paraît-il. J’ai arrêté le traitement brusquement. Sans diminution préalable. Et de mon propre chef, sans avoir parlé à mon médecin (quel médecin d’ailleurs ? Mon médecin traitant qui m’a suivi au début de ma dépression et qui était génial, a pris sa retraite, et depuis je n’arrive plus à me faire suivre régulièrement ni à retrouver cette qualité de prise en charge).

Oui, tout ce qu’il ne faut pas faire. Mais j’avais déjà été sous Seroplex il y a une quinzaine d’années et là j’avais fait un sevrage progressif… pour douiller tout autant. Alors je me suis dit que quitte à douiller, autant y aller à la dure.

Et puis finalement ça va. À croire qu’inconsciemment, j’étais prête. J’ai juste ces vertiges / tête qui tourne qui persistent, surtout en fin de journée. Je ne sais pas si c’est encore imputable au sevrage (depuis deux mois…).



Voilà pour mon expérience mais bien sûr ce n’est pas un modèle à suivre

Reine_lezard

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 08/08/2026 à 22h15

pikaa et dis-toi que si le sevrage se passe mal, tu as toujours la possibilité de reprendre ce traitement. C’est un traitement que tu supportes bien apparemment, donc il n’y a pas d’urgence à l’arrêter.

Eric61

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 09/08/2026 à 09h46

Salut.
Si tu te poses la question en ces termes, c'est peut-être que le "après" n'est pas encore pour maintenant ?

Klavel

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 09/08/2026 à 10h20

J'ai eu des sevrages franchement galère avec vertiges et maux de tête... Et des sevrages où je n'ai rien remarqué du tout. Et ce n'était pas forcément lié à la durée du traitement ou à sa difficulté présupposée à l'arrêt. J'ai un axiolytique (benzo) que j'ai eu en prescription régulière pendant un long moment, deux ou trois ans, et je n'ai rien remarqué à l'arrêt. Je le reprend de temps en temps au besoin et toujours rien. Par contre un traitement que j'ai eu à peine deux ou trois mois a été vraiment insupportable à arrêter.
C'est tellement dependant de la molécule, de chaque personne... Certains sevrages peuvent n'être "que" inconfortable mais d'autres dangereux.
Néanmoins, une fois le sevrage passé, tout restait normal par la suite.

Je pense que c'est normal d'avoir une appréhension du sevrage et que c'est le rôle du prescripteur et du psy que d'accompagner les craintes. Si c'est trop tôt ou trop compliqué, il faut en parler à son psy pour refaire un arrêt progressif. C'est pas grave du tout si c'est trop rude au premier essai, ça veut juste dire qu'il faut prendre plus de temps, ça dépend de chaque personne.

Pikaa

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Crises d'angoisse, antidépresseurs... le après ?
Posté le 09/08/2026 à 21h07

Merci pour vos réponses

Je rejoins vos avis reine_lezard et eric61 si oui ou non c'est le bon moment. Je me suis posais la question hier. J'ai toujours su que mon petit soucis (on va faire dire ça dans la mignonnerie) serait passager et qu'un jour ou l'autre tout reviendrai comme avant.

Si j'ai décidé d'arrêter c'est pour deux choses :
1/ parce que je ne veux pas le garder pendant trop longtemps et que je par moment, bah j'oublis de le prendre. J'ai bien plusieurs boites d'avance... alors qu'en réalité je dois avoir la dose prescrite pour le mois.
2/ j'ai repris de l'assurance et comme je disais plus haut, ça va bien mieux avec le dit "souci".

Comme j'ai repris du poils de la bête + de la confiance en moi il y a quelques mois à peine, je me retrouve. Grâce au traitement, adieu les acouphènes et moi *_* la vie est belle, patati patata. Sauf que là depuis le début de semaine je ressens du stress, ne pas savoir quoi faire, les acouphènes qui sont revenues ou je m'occupe pour ne plus y faire attention, fatigue, pertes d'appétit... des effets que j'ai déjà eu connu. Donc chiant. Est-ce que finalement, ne devrais-je pas attendre encore un peu et voir après la rentrée ou ça en est avec le problème en question. Je ne sais pas, suis dans le doute, haha. Mon rdv psy est à la rentrée de toute
manière. Suis limite à 2 doigts dès demain de reprendre un cachet entier, surtout pour les acouphènes.


Après eric61 je ne sais pas si tu as déjà eu ce type de traitement. Je l'ai vécu comme un deuil et je me souviens de l'avoir mentionné à ma psy :
- phase 1 : la tristesse
- phase 2 : la colère
- phase 3 : la joie
Tout ceci en l'espace d'1 an, piouf. Mes proches/connaissances ont douillé dans la phase 2 ou je leur disais ""c'est le traitement qui parle"" Actuellement je suis dans la phase 3 et je me pose la question de oui, comment ont peut retrouver sa petite vie sans cet antidépresseur du coup, comment se passe le sevrage et son vécu


andiamo Exact pour le Seresta Pour l'instant, je préfère me sevrer de la Paroxétine que du Seresta. Il me sert principalement à me faire dormir et à me calmer au moment de me retrouver seule dans le lit avec mes pensées. Imagine avec les acouphènes depuis le début de semaine
De toute manière je ne compte pas de suite arrêter mes séances psy, les réduire oui. De base elles devaient s'arrêter fin mai, tellement que j'allais super bien. Au final, j'ai préféré continuer mais je n'ai pas pensé à elle pour le sevrage et avoir un suivis dans ce sens avec le problème en question.


little_moon klavel merci pour vos retours. 1/2 comprimé ne me faisait pas grand chose, je voyais pas de différence entre le prendre ou pas. C'est là que je suis passais à cachou entier et là, bim ! changement au bout d'un mois. J'ai plutôt de la chance, oui je le tolère assez bien. Juste ou dans ma tête cela a été un sac de noeud ou j'ai enfin réussi à le défaire. J'en suis qu'à une semaine et que oui, je dois me laisser le temps, de la patience, surtout au corps de se refaire sans toute la molécule entière.
Ce que je ressens depuis une semaine, oui c'est chiant, oui ça m'énerve. Heureusement, pas de maux de tête ou autres symptômes pour l'instant. Je réagis plus avec mon comportement

Eric61

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Posté le 09/08/2026 à 21h12

pikaa
Ah non non, jamais, le seul anti-dépresseur que je prenne, c'est la saucisse parce que la saucisse, c'est la vie !

Andiamo

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Posté le 10/08/2026 à 05h56

pikaa De ce que tu décris, j'aurais tendance à dire que ce n'est pas le bon moment pour initier le sevrage. Tu n'es pas à un mois près de toute façon et il vaut mieux attendre le bon moment.
Avec l'été horrible qu'on a, il y a beaucoup plus de troubles anxieux qui se réveillent qu'habituellement.

Tam89

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Posté le 10/08/2026 à 06h38

pikaa

A l'époque je prenais des anxiolytiques, le médecin m'avait dit que pour arrêter il était préférable d'y aller tout doucement, et donc de ne pas passer d'un cachet entier à 1/2, mais plutôt à 3/4 pendant un moment, et ensuite 1/2 etc...

Je ne l'ai jamais fait parce que je n'en ai jamais régulièrement. Mais ça pourrait aussi être une piste pour que ton corps et ton cerveau s'habitue vraiment doucement. Parce que même si on veut arrêter qqchose, psychologiquement diminuer de moitié une dose je trouve ça énorme (mon cerveau bugguerait surement si je faisais ça lol ) alors que 3/4 c'est vraiment juste enlever un petit peu de la dose de départ, mais il reste de quoi "aller bien." Après évidemment chacun réagit et gère différemment.

Édité par tam89 le 10-08-2026 à 06h41



Klavel

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Posté le 10/08/2026 à 11h32

pikaa être accompagnée et supervisée par son psy pendant le sevrage c'est quand même pas une mauvaise idée... C'est peut-être même la principale recommandation :)

Alexsansdraps

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Posté le 10/08/2026 à 12h57

Je pourrais pas te conseiller particulièrement mais juste : courage, tu es sur la bonne voie. Moi je chercher désespérément une psy pour un suivi pour arrêter ma paroxétine à terme (je ne prends que ça, et 1x par jour).
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