Aller en concours reste une situation stressante pour les chevaux. Tous ne le vivent pas mal heureusement !
Quand tu rentres en piste, le cheval se retrouve dans une grande carrière, seul, il a du quitter les « copains » de la détente. Les obstacles sont plus voyants, les lices peuvent être décorées, il y a de l’animation … et le cavalier est aussi plus stressé !
Avec le temps il sait aussi qu’il va devoir enchaîner des efforts, avec un cavalier qui peut monter un peu moins bien à cause de la pression.
Il faut déjà habituer le cheval à sauter dehors et « seul ». Tu peux aller sauter dans d’autres écuries, participer à des concours d’entraînement.. si tu ne peux te déplacer que sur des « vrais concours », tu peux faire les épreuves préparatoires…
Il faut passer un peu de temps à faire des tours de travail, sans enjeu. Engage sur des épreuves plus basses que ton niveau. Il faut que tu puisses te concentrer sur ton cheval et le parcours, sans que vous soyez embêtés l’un ou l’autre par la hauteur. Le but c’est vraiment de le mettre dans le travail ET dans le confort.
C’est à toi de travailler ton cheval et de le faire bien sauter. Faire un bon tour quand le cheval est bien et saute parfaitement, c’est facile ! Mais il faut passer le cap et arrêter de « subir » quand il n’est pas bien.
Quand tu entres en piste, tu as du temps avant de débuter le parcours. Tu dois utiliser ce temps, pas juste faire un tour au trot ou au galop.
Profite en pour te concentrer et te concentrer ton cheval sur toi. Fais quelques exercices pour le focaliser sur toi : tu dois obtenir des réponses à tes demandes : changement de pli, transitions, changement de pied, reculer… à toi de voir ce qui correspond le mieux à ton cheval.
Ensuite, quand tu montes ton parcours, tu dois vraiment faire un tour de travail. Ton tracé doit être précis. Il faut travailler chaque tournant, chaque ligne. Pareil pour le galop, pour les abords.. tu dois tout travailler et soigner.
Si ton cheval te lâche dans l’abord, c’est que quelque part, tu le laisses te lâcher. Reste à ta place, maintient le contact, garde tes jambes présentes, jusqu’à la dernière foulée.
Lors de la reconnaissance, repère les endroits où tu vas pouvoir te reconcentrer. Tu as souvent une ligne, une grande courbe, surtout dans les prépa où tu as du temps. Analyse les premiers obstacles et corrige ce qui ne va pas.
Ce n’est pas un problème du cheval, ce n’est pas de sa faute. Il exprime un défaut de préparation, il n’est pas assez routiné à l’extérieur, et un défaut du cavalier. À toi de bosser là dessus !
Comme je le disais sur un autre post, à notre niveau, on est pas Marcus Ehning, on peut faire des erreurs, et ça arrive de subir un tour. Mais par contre c’est quelque chose qui se travaille
