museane voilà tu te bases sur ton département, et encore je suis certaine que l'on y trouvera du bon et du moins bon.
Dans le mien, non tu ne débarques aux UMJ comme ça, et vraisemblablement dans cela de
lanamour non plus... Nous sommes dans 2 départements bien distincts.
Quant à l'aide Juridictionnelle... Là encore je vais nuancer, car le délinquant qui se fait 500euros par jour en chouffant dans une cité (net d'impôt donc puisque pas déclaré hein

) il va l'avoir lui, mais la victime qui travaille, paye ses impôts, a des enfants à charge, des crédits à payer... Ben on parie qu'il gagne trop?
Concernant l'aide juridictionnelle, je pense qu'elle est très bien pensée pour la femme qui se fait battre, sans ressources, et qui va avoir besoin d'aides. Mais toi, le citoyen lambda qui bosse et gagne moyennement ta vie, non tu gagnes trop.
Les dépôts de plainte, ce n'est pas tant l'accueil le souci, que le manque de personnel pour la recevoir! Certains commissariats de police n'ont même pas de patrouille sur leur communes (et je parle en IDF, donc villes de plusieurs milliers d'habitants) car ils n'ont plus personne! Entre 250 et 800 dossiers par personne dans un service judiciaire! C'est impossible à traiter, combien passent à la trappe car les dates sont prescrites? Et si tu es dans le tas? Tant pis pour toi!
Donc comme je l'écrivais, chaque maillon de la chaîne judiciaire est impactée, et aujourd'hui, je ne défendrais certainement pas le système judiciaire français, car quand on est "untel" des moyens sont mis en place pour vous ( Mme Loreal, M Sarkozy et le vol du scooter de son fils, faut voir les moyens qui avaient été mis en oeuvre pour un scooter, et j'en passe), c'est un secret de polichinelle, mais quand on est trucmuche bidochon, ben c'est pas grave.
Je conçois parfaitement la difficulté qui est de juger un dossier sur la parole de l'un contre l'autre, mais quand on se fait sanctionner alors que la partie adverse a elle-même été sanctionnée par la justice car elle raconte et fait n'importe quoi, tandis que l'on a rien à se reprocher, oui il y a un sentiment d'injustice et très franchement des claques se perdent!
Et puis tant qu'on y est, les commissions blablabla pour indemniser les victimes, c'est hyper aléatoire!
J'adore échanger avec ma chère
lanamour
qui m'ouvre les portes de rouages auxquels je n'ai pas accès d'ordinaire, c'est ultra enrichissant.
Néanmoins, et là je suis d'accord à 200% d'accord avec elle, ton certificat médical qui ne vient pas des UMJ... dans le c** Lulu ( et je l'ai vécu).
Pour l'avocat gratuit, dans la perspective d'une audition ou d'une confrontation, il y a des permanences victimes. Comme pour les gardes à vue. Sauf que les policiers en ont peu connaissance donc la victime n'est pas informée et on est peu sollicité. Dans les faits, un gardé à vue bénéficiera de notre intervention à ses côtés s'il le demande, une victime pas forcément.
Cette intervention est gratuite.
Non personne n'en a connaissance ou alors personne n'en parle, donc quand tu es victime, ben tu te débats avec tout ça.
Pour le mis en cause, et là encore je vais nuancer, je parle de celui qui est bien connu, qui connaît archi bien le système judiciaire, lui il se marre, et si il est mineur c'est cerise sur le gâteau.
Par contre, le père de famille accusé de sévices sexuels sur ses mômes et qui doit se débattre avec tout ça? C'est l'horreur, mais vraiment! Car il va se débattre dans quelque chose d'obscur pour lui, et si il ne se fait pas aider par un avocat car il croit encore dans le bon fonctionnement de la justice, il va vivre l'enfer sur terre!
J'entends parfaitement que le mot justice puisse avoir une finalité différente en fonction de celui qui la définit, mais on note tout de même des incohérences sur qui est condamné à la prison par rapport à d'autres, à du sursis, à des TIG (mais bon sang ils ne sont quasi jamais utilisés ceux-là, alors que c'est une sanction tellement utile à la société et au délinquant), voir à rien.
museane a écrit le 23/04/2018 à 10h38:
Non c'est faux. Un certificat médical émanant d'un médecin-traitant lambda est tout aussi recevable juridiquement qu'un certificat médical d'un UMJ.
D'autant plus que ne seront en général envoyées à l'UMJ que les victimes qui se plaignent de violences/blessures qui viennent de se produire = prenons par exemple le cas d'une femme qui vient déposer plainte pour violences conjugales. Si les violences sont anciennes, ça ne va pas servir à grand-chose de l'envoyer à l'UMJ puisque les blessures ne seront plus apparentes. Mais si la femme avait eu le bon réflexe d'aller consulter son médecin après chaque violence et que le médecin avait indiqué une ITT dans le certificat, ça servira de preuves pour que le Parquet retienne des violences avec ITT sup. ou inf. à 8 jours.
Ah oui? Alors tu vois là tu généralises, car très peu de juridictions en France les accepte, j'en connais déjà 3 qui n'en veulent pas et ne les reçoivent pas!
Quant aux idées reçues sur le bon réflexe...

Wouah, même quand c'est quelqu'un dans la justice c'est pas facile de se recentrer suite au choc d'une agression par ex, alors un citoyen lambda... Il va à l'hopital il se fait délivrer son Certificat d'ITT de 10 jours par les urgences (même pas le médecin traitant qui lui est très souvent complaisant => Objectivité dans le cas du médecin de famille? 0!) et bien sache le, non les juridictions françaises n'ont aucune obligation d'en tenir compte car elles n'émanent pas d'un CMJ (je l'ai vécu). Et
lanamour a suivi mon dossier elle pourra en attester.
museane a écrit le 23/04/2018 à 10h38:
Après, en théorie, quand une victime vient déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie et qu'elle fait état de violences récentes, l'OPJ est censé contacter le Parquet pour avoir l'autorisation de l'envoyer à l'UMJ (la réquisition impose l'autorisation du Parquet, sauf en cas de flagrance). Mais il arrive que cela ne soit hélas pas fait, notamment en raison des difficultés pour joindre le Parquet.
Oui ça c'est la jolie théorie sur papier, car dans la vraie vie, c'est pas du tout ça!
Moi c'était aux urgences de l'hôpital de ville que la police m'a amenée

Oui oui, l'OPJ m'y a conduite... N'étant pas dans mon département de compétence, en état de choc, tu suis, tu ne dis rien, tu fais confiance... A tort

Car non ce n'est pas identique d'un département à un autre.
Donc si tu ne le sais pas, car rien ne t'est expliqué, tu te fais B**
museane a écrit le 23/04/2018 à 10h38:
Depuis la loi du 17/08/2015, chaque dépôt de plainte se termine par l'information de la victime de l'ensemble de ses droits (c'est à la fin du PV que signe la victime et dont on lui remet une copie) = droit de se constituer partie civile, droit à l'avocat y compris gratuitement si l'AJ est possible, droit d'être assisté par une association d'aide aux victimes (avec mention de l'adresse et du téléphone de ladite association), droit de saisir la CIVI, droit de demander une ordonnance de protection (avec numéro de téléphone du travailleur social spécialisé en violences conjugales) etc..
Les victimes sont donc informées de leurs droits, on partait de loin je te l'accorde, mais les choses s'améliorent quand même.
Ah oui tu es informée... Et tu contactes qui? Il n'y a aucun numéro de téléphone, rien! Alors vers qui te tu te tournes? Un avocat? Quand tu ne sais pas qu'il existe des permanences victimes, et que tu gagnes peu mais trop pour la justice, ben tu es coincé.
museane a écrit le 23/04/2018 à 10h38:
Là je dois dire que je n'ai jamais compris pourquoi la CIVI avait la possibilité de revenir, à la hausse ou à la baisse, sur le montant des D/I alloués par la juridiction répressive. Pour moi, une fois que les juges ont décidé que l'indemnisation serait de tant, je ne comprends pas qu'on puisse revenir dessus... Mais c'est la loi...
Donc on le concède, c'est complètement inégal et injuste, mais puisque le système le cautionne, ben ma foi faut rien dire...
Alors il est parfaitement audible, en situation de calme, quand tu n'es victime de rien, que oui cela prend du temps, que la justice fait de son mieux, etc... Mais quand tu as le nez dedans, il faut aussi entendre que tu as de grands moments de solitude, car sans connaître les arcanes ni les rouages de notre système judiciaire, beaucoup se font broyer.