Propriétaire ou investisseur

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Aaron.gautier

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Propriétaire ou investisseur
Posté le 08/08/2018 à 12h06

Bonjour à tous

Je viens à vous car, dans le monde Équestre, je n’arrive pas trop à faire la différence entre ces deux mots.
Un investisseur et un propriétaire.

Pour moi, une personne qui investit sur un cheval, n’est pas la pour s’amuser. Il veut simplement avoir un investissement rentable

Et un propriétaire de cheval, est la d’abord pour monté, s’amuser et aussi, si il a la possibilité de rentabiliser son investissement, il le fera.

Qu’en pensez-vous ?
Quels différences et quels points commun voyez-vous entre ces deux mots ?
Pour un gérant, serait-il plus simple de trouvé un investisseur ou un propriétaire ?

Merci d’avance
+5

Fandada

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Posté le 08/08/2018 à 12h51

un investisseur est propriétaire

un propriétaire est très rarement un investisseur !

comme son nom l'indique, un investisseur cherche à avoir des gains, or, dans le monde du cheval, c'est très rarement le cas
comme le disent les proverbes qui tournent dans le milieu
tu a trop d'argent et pas assez de soucis ? achète un cheval !
et aussi
pour finir millionnaire grâce aux chevaux, c'est très simple : il suffit de commencer milliardaire

on dit aussi, dans le monde des courses : le propriétaire nourri son galopeur, le trotteur nourri son propriétaire

certes il y a quelques chevaux qui rapportent beaucoup, soit en gain, soit en saillies, soit en revente, mais pour un cheval qui rapporte, combien d'autres ont été élevés en pure perte ? (autrement dit, combien d'argent a été investi par plusieurs, pour qu'une seule personne y gagne)
+3

Spiritdancer

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Posté le 08/08/2018 à 12h20

Il existe une multitude de mondes équestres différents.
Un investisseur, c'est celui qui mise une part de son capital sur des chevaux en attendant un retour sur investissement. En achetant des parts ou la totalité d'un cheval.
Un propriétaire, c'est pareil : il est en possession de parts ou de la totalité d'un cheval. Mais, il y a une multitude de cas de figure possibles. Disons que d'un extrême à l'autre, cela va du propriétaire de Pompom avec lequel il a fait de la balade tous les dimanches et qui le regarde vieillir maintenant qu'il est à la retraite (valeur marchande néant, retour sur investissement néant) au propriétaire de chevaux valorisés (par lui-même ou des pro payés par lui) dans n'importe quelle discipline équestre ou dans l'élevage destinés au commerce.

Faire de l'argent avec des chevaux n'est pas si simple. Ceux qui réussissent sont ceux qui ont beaucoup de chevaux et qui s'y connaissent.
Espérer devenir Crésus avec des parts sur un cheval de course, c'est un rêve très répandu et rarement une réalité.
+2

Spiritdancer

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Posté le 08/08/2018 à 13h29


Citation :
En CSO ou autres disciplines, il y a des propriétaires qui investissent, mais ce ne sont pas des investisseurs car ils ne rentrent jamais dans leurs frais...


Bien sûr que si ! J'ai une copine qui a vendu un cheval juste avant les JEM de 2014 : 500 000 euros...
Né chez elle, valorisé par sa fille jusqu'en équipe de France (champion d'Europe). Elle est parfaitement rentrée dans ses frais...
Et, a priori, on a proposé plus de 2 millions d'euros à Francès/Arnold pour Tarzibus à Castelsagrat. S'ils avaient accepté, je pense qu'ils seraient aussi rentrés dans leurs frais.

Et quand on voit que de grandes entreprises achètent des chevaux (ou des parts) de CSO et de dressage, le but pour eux n'est certainement pas de perdre de l'argent, on n'est pas dans une logique de mécénat.

Edit : accord de verbe

Édité par spiritdancer le 08-08-2018 à 13h35



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fandada - le 09/08/2018 à 00h05

comme je soulignais, elle est rentrée dans ses frais, mais rapporté au nombre de chevaux nés et vendus par des éleveurs, ça reste une activité à haut risque
et même pour elle, cela représente combien d'années de travail ? combien de chevaux nés, élevés et valorisés qui n'ont pas atteint le seuil de rentabilité ? combien ça lui a rapporté à l'heure de travail (depuis la conception du poulain jusqu'à sa vente,depuis les heures à veiller la jument au poulinage jusqu'aux heures passées en concours et sur la route pour y aller... ) ?
+2

Carapace

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Posté le 08/08/2018 à 22h42

Tu as une vision pécuniaire.... or l'équitation, les chevaux c est beaucoup plus que cela...

C est un peu comme les proprio de chiens, Tu en as pleins qui ont un chien, pour garder, pour se promener, pour jouer, pour compagnie, pour du canicross, de l agility

Et tu as le petit monde de l élevage et parmi eux tu as ceux qui cherchent les bêtes de concours... Et parmi eux tu as ceux qui le font par passion, pour valorisation et pour retour sur investissement.... bref une minorité .... et parmi eux tu as ceux qui réussissent.... encore plus infime....

pour les chevaux c'est pareil mais la partie retour sur investissement est encore plus infime et encore plus pour un néophyte.

Après il y a toujours l histoire du gars qui par hasard à fait le coup du siècle

Mais la vision pécuniaire lorsque nous parlons de vivant est étriquée.



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shiho - le 10/08/2018 à 11h57

Elle n'a pas dit qu'elle considérait les chevaux comme un moyen de se faire des sous, elle a juste demandé la distinction entre 2 notions

Et pour le coup, si on veut un retour sur investissement avec les chevaux, mieux vaut ne pas trop s'y attacher et accepter de vendre au bon moment. Les professionnels ne peuvent pas se permettre de perdre de l'argent en permanence... sinon plus d'éleveurs, plus d'entraîneurs, plus de cavaliers / jockeys... et nettement moins aussi de maréchaux et professions liées.
Le cheval avec lequel on fait une plus-value paye l'avoine celui qui n'aura pas ramené le moindre centime de sa vie.

Refuser d'être rationnel équivaut à mettre la clé sous la porte très vite ou à vivre de cagnotte Leetchi / appels aux dons divers.

walibie - le 10/08/2018 à 12h04   

aaron pose la question car il a investi sur un cheval , n'étant pas du milieu il voit forcement plus le coté financier qu'affectif ( même si il est très fière de son cheval , et va lui rendre visite régulièrement)

shiho c'est " il" , aaron est un garcon
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Mo56

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Posté le 08/08/2018 à 12h19

Propriétaire, c'est large !

Ca peut être le cavalier qui a acheté son cheval pour faire du loisir ou de la compétition à petit niveau, tout comme ça peut être le propriétaire qui achète un cheval d'une grande lignée pour le confier à un cavalier (ou écurie et jockey dans le monde des courses) de renommée.
Dans le deuxième cas, le propriétaire est également investisseur mais ne monte pas son cheval.

Edit : Pour ce qui est du gérant, ça dépend de ses objectifs.
Un gérant de club ou d'écurie de propriétaire sera plus attiré par le propriétaire qui est là pour évoluer avec son cheval. Un gérant de grande écurie de course sera plus intéressé par le propriétaire de type investisseur, avec qui il parlera et fera affaire.

Tout dépend dans quel contexte on se place. Le monde du cheval est vaste !

Édité par mo56 le 08-08-2018 à 12h22



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Himaliae

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Posté le 08/08/2018 à 15h13

aaron.gautier tu n'as je pense qu'un aperçu très parcellaire du "monde du cheval"

Celui du sport, de la compétition. Mais il ne représente qu'un fragment de la réalité.
L'immense majorité des chevaux sont des chevaux de propriétaires, qui ont un cheval pour le plaisir, celui du contact avec l'animal, du loisir, de la balade. On a un cheval comme ça pourrait être un chien! Sans aucune espérance de retour financier derrière. Oui on le monte, peut-être qu'on sort en compétition pour le plaisir, mais en aucun ca on ne peut parler d'investissement. (C'est clairement plutôt une ruine, à vrai dire)

Sur ces 680000 chevaux et poneys utilisés en "équitation" en France, seulement 140 000 font de la compétition. Incluant les épreuves club, Poneys, Amateur et Pro. Le terme d'"investiteur" ne s’appliquant clairement pas aux épreuves Club, et pas trop en Amateur (sauf dans le cas de l'endurance je ne crois pas qu'il y ai une catégorie Pro).
Je pense avoir compris que tu es dans le monde du CSO, donc clairement en CSO un investissement ne pourra être rentable qu'en Pro et International. Soit une infime partie du "monde du cheval".

Tu vois le gérant d'écurie comme un cavalier qui chercher des chevaux à monter, mais même cela n'est pas une généralité! Un gérant de pension de chevaux n'est pas forcément cavalier. Il peut très bien être agriculteur et n'avoir jamais posé les fesses sur un cheval. Un gérant de centre équestre peut être cavalier mais ne pas avoir le niveau de sortir en épreuves Pro (et donc de rentabiliser le cheval).
Etre gérant d'écurie et cavalier pro sont deux métiers différents. Certains cavaliers pro sont gérants d'écuries de sport, mais la majorité des gérants en sont pas cavaliers Pro (et il n'a a pas besoin, pour gérer une écurie de loisir par ex)

Je suis propriétaire de cheval et JAMAIS l'idée ne m'a traversée l'idée de voir mon cheval comme un investissement. Et 90% des propriétaires n'auront jamais la possibilité de rentabiliser leur investissement, parce que tout simplement ça ne les intéresse pas de valoriser leurs chevaux en compétition.
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Spiritdancer

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Posté le 08/08/2018 à 15h39


Citation :
(sauf dans le cas de l'endurance je ne crois pas qu'il y ai une catégorie Pro)


Si, il y a une licence pro en endurance. Elle est obligatoire pour courir en CEI 2* et 3* (et 4 et 5*, mais ces épreuves sont celles des JEM, des championnats du monde et d'Europe). On peut courir 1* avec une amat.
On peut courir les mêmes épreuves, en prenant le départ en même temps que les pros avec une licence amateur, mais dans ce cas, on court en CEN.
Courir en CEI a deux avantages :
1/ les qualifications durent plus longtemps
2/ pour vendre des chevaux : un cheval qui court en CEI est dans la base FEI (qui ne recense que ces épreuves). Le marché de l'endurance étant assez particulier, les courtiers et les acheteurs étrangers, lorsqu'ils cherchent des performeurs déjà en haut niveau, ont toutes les infos et perfs disponibles sur FEI database. Pas besoin d'éplucher les sites des fédérations nationales les uns après les autres. Ce boulot-là, à une échelle nationale, ce sont plutôt généralement les courtiers qui le font, en plus d'aller voir des chevaux sur les courses et les présentations qui sont souvent organisées (sans compter les réseaux puisqu'on sait qui cherche quoi ou qui propose quoi).

Il y a une 3e raison pour laquelle on prend sa licence pro (valable du moins jusqu'en 2017), c'est pour aller courir Montcuq, course mythique qui jusqu'à l'an dernier était réservée aux seules licences pro. Mais, cette année, Montcuq est ouvert aux licences amat. Sachant qu'il y a un nombre limité d'engagés (en raison du lieu où c'est organisé et parce que c'est une course en ligne avec des vet déportés) qui est de 60 cavaliers sans les étrangers, je pense que la sélection va être encore plus drastique que les années précédentes.

Bref, la licence pro, comme pour toutes les autres disciplines, c'est beaucoup de frais (licence pro en elle-même, n° FEI pour le cheval et le cavalier et passeport FEI pour le cheval obligatoire pour courir en 3* et obligatoire en 2* pour courir à l'étranger), ce qui explique que ce sont surtout des cavaliers qui valorisent et font du commerce qui courent en CEI.



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himaliae - le 08/08/2018 à 17h21    1 j'aime

Super, merci pour les explications! Je voyais uniquement programmées des épreuves Ama et Internationales (CEI* à CEI5*), du coup je ne connaissais pas les modalités d'accès au niveaux CEI* et plus
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Solange27

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Posté le 08/08/2018 à 13h16

Moi je dirais qu'il n'y a d'investisseurs que dans le monde des courses.

En CSO ou autres disciplines, il y a des propriétaires qui investissent, mais ce ne sont pas des investisseurs car ils ne rentrent jamais dans leurs frais...
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Spiritdancer

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Posté le 08/08/2018 à 13h34


Citation :
Et un propriétaire de cheval, est la d’abord pour monté, s’amuser et aussi, si il a la possibilité de rentabiliser son investissement, il le fera.


C'est un raisonnement un peu simpliste.
Il y a des propriétaires de très bons chevaux qui ne les montent pas, n'ayant pas les compétences pour les sortir au plus haut niveau pour valoriser et donc vendre.
Et il y a des propriétaires qui montent en haut niveau POUR vendre les chevaux. La vente-rentabilisation de l'investissement n'est pas le fruit d'un hasard bienheureux. On peut même en vivre.
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Ardennesacheval

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Posté le 09/08/2018 à 09h46

Et un propriétaire de cheval, est la d’abord pour monté, s’amuser et aussi, si il a la possibilité de rentabiliser son investissement, il le fera.
ça j'en suis pas certaine.
Je me suis super bien "amusée" avec mon jeune cheval, une fois adulte et formé (super cheval de balade, assurance-vie) j'aurais pu le revendre bien plus cher que je ne l'avais acheté.
et je ne l'ai pas fait, c'est mon compagnon de vie, je le garde.
Pareil pour mon âne, j'en ai fait un bon randonneur, monté, attelé, assurance-vie, super confortable (ambleur) je pourrais trouver un créneau pour revente... mais ça ne m'intéresse pas...

mon "investissement" c'était des chevaux novices et sympas, que j'ai formés pour mes besoins, maintenant que tout roule comme je le souhaite, hors de question de m'en débarrasser, j'en profite un max !

Et "rentrer dans les frais" de plusieurs années de dépenses, à un niveau loisir ça me semble utopique...
Or la majorité des propriétaires de chevaux, le sont pour le loisir.

Quand on est propriétaire l'affectif prend une part importante de la relation, ya même des gens qui achètent des chevaux à moitié morts (maltraitance) juste pour le plaisir de leur rendre la vie... avec tous les frais vétérinaires que cela comporte (bilan de santé, vermifuges, traitements contre les vermines, nourriture, traitements de diverses maladies chroniques, remise en état des pieds, dents... )
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Ardennesacheval

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Posté le 09/08/2018 à 09h50

Pour moi, une personne qui investit sur un cheval, n’est pas la pour s’amuser. Il veut simplement avoir un investissement rentable
ya aussi une part d'ego !
les émirs qui achètent des champions d'endurance le font pour gagner... Mais aussi pour empêcher certains chevaux de courir (pas mal de champions achetés à prix d'or n'ont plus été revus en course...)

Si tu es milliardaire tu peux investir juste par passion (des courses, de l'élevage...) en espérant bien sûr que ça soit rentable... Mais pour 1 cheval rentable, combien ne le sont pas ? C'est pas pour rien qu'on appelle souvent les investisseurs des "mécènes", ils font ça par passion, comme ceux qui donnent de l'argent pour restaurer des oeuvres d'art : ça ne rapporte pas à chaque fois loin de là !
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