Cushing et jeune cheval, faux positif... etc.

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78katia

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Cushing et jeune cheval, faux positif... etc.
Posté le 26/10/2018 à 21h03

Bonjour,

Je cherche des retours d'expérience sur des cas de diagnostique de maladie de Cushing sur des jeunes chevaux au travail.

Quels étaient les symptômes ?
Combien de temps avez-vous mis à faire poser le diagnostique ?
Quel taux d'ACTH ?
Comment s'est passé le traitement ? L'ont-ils bien supporté ?
Leur état s'est il amélioré, ou au contraire détérioré malgré le traitement ?
Vos chevaux ont-il pu continuer une cadence de travail normal ?
Certain d'entre-vous ont-ils fait face à un faux positif pour le résultat d'ACTH ?

D'avance merci pour vos retours.

Édité par 78katia le 27-10-2018 à 01h28

Fran_pp

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Posté le 07/11/2018 à 18h07

Je ne sais pas ce que tu entends par jeune cheval...

Mon expérience: Pjassi a été détecté à 14 ans, à cause d'une mue incomplète. Une analyse de sang l'a confirmé.
En gros, comme l'analyse évalue les cortisols (hormone du stress) dans le sang, le résultat est très sujet à discussion. On m'a même conseillé d'hospitaliser mon cheval le soir, afin de pouvoir faire les prises de sang le lendemain sans risquer d'avoir les résultats modifiés par le stress du trajet en van! J'écris "les" prises car il est courant de confirmer le 1er résultat par une série de prises échelonnées dans la journée.
Ceci pour répondre à ta question de la fiabilité du résultat.

Pour ma part, un an plus tard après avoir tenté l'homéopathie, j'ai commencé depuis 1 semaine à lui donner du Prascend (demi-comprimé). Un effet éventuel ne sera visible qu'après un mois.

Le cushing n'arrive pas comme cela du jour au lendemain, en revisitant la vie de Pjassi ces 10 dernières années, je remarque qu'il est devenu de plus en plus angoissé, certains signes qui me faisaient sourire à l'époque devaient déjà être le symptôme de la maladie. Il est très difficile de voir l'évolution même physique. Il avait à peine 6 ans et on se moquait déjà un peu de ses "poils aux pattes" et de ses quelques frisotons! Cela a augmenté d'année en année sans que je ne le voie vraiment.

Concernant la monte, dans les articles que j'ai lu, il est même recommandé de les travailler, les garder ou les rendre musclés. En revanche, j'imagine que le stress d'un concours de saut avec tour d'honneur en fanfare n'est pas forcément l'idéal avant qu'il ne soit complètement zen!!

A mes yeux, on parle de gras, muscles, sabots ou poil...mais on oublie le mental et je pense que c'est un des points principaux!

78katia

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Posté le 24/11/2018 à 17h20

Merci Fran_pp pour cette réponse.

Clochette11

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Posté le 24/11/2018 à 20h28

Ma jument a été testée à 6 ans pour boiteries intermittentes comme symptômes.
On avait déjà testé tout ce qu’on pouvait.
Le premier test était un faux positif.
Ma jument est phobique des piqûres, et moi aussi.
On l’a pourtant piquée aux écuries, on avait pris soin de lui donner des phéromones pour l’apaiser.
Peine perdue, elle était très stressée et c’est sorti positif.
Comme j’avais un gros doute à cause du résultat potentiellement faussé par le stress, on a refait avec un véto osteo qui a passé une demi heure à faire approche retrait etc etc.
Résultat: négatif !
Ne surtout pas sous estimer le stress dans le résultat...

Gallia1

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Posté le 19/09/2019 à 23h02

Bonsoir,
Voici un retour sur ma jeune jument de 8 ans de race selle francais, au travail.
Jument qui déclare depuis le début de l'année :
- du parasitisme
- des infections pulmonaires
- pbls ovariens
- dermatophtlose

Le pronostic Cushing, fut découvert par hasard, car aucun signe clinic franc.
Elle a un taux a 71, et le ttt prascend vient d'être commencé. Au plus le ttt commence tot, au moins les séquelles seront visibles et apparentés.

Izarra129

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Posté le 20/09/2019 à 06h56

Attention au diagnostic du DPIP - Dysfonctionnement de la Pars Intermédiaire de la glande Pituitaire- On ne parle plus de maladie de Cushing chez les chevaux maintenant chez les chevaux depuis quelques années, car le DPIP n'a rien à voir avec la maladie de Cushing telle qu'elle est décrite et qui ne concerne que les chiens et les humains. La maladie de Cushing est une tumeur au niveau de la glande antérieure de l'hypophyse qui engendre une production élevée d'ACTH qui stimule les glandes surrénales qui produisent un taux élevé de cortisol sanguin.

Dans le cas du DPIP chez le cheval, c'est une dégénérescence des neurones dopaminergiques au niveau de l'hypothalamus qui engendre une moindre production de dopamine. Le manque de dopamine engendre la surproduction par la Pars Intermédiaire ( glande Intermédiaire de l''hypophyse) de 4 hormones (ACTH, bêta-endorphine, alpha-MSH, CLIP) qui sont responsables des symptômes que l'on connaît. Le pergolide (Prascend) est un agoniste de la dopamine c'est à dire qu'il agit comme la dopamine et remplace la dopamine manquante de façon à réguler de nouveau la production des 4 hormones et atténuer/ améliorer/ contrôler les symptômes du DPID. La dose de Prascend devra être ajustée jusqu'à ce que les symptômes soit sous contrôle

Izarra129

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Posté le 20/09/2019 à 07h14

Suite de mon message précédent...

En effet, pour le diagnostic du DPIP, il faut tenir compte de la présence des symptômes caractéristiques car un taux d'ACTH élevé seul ne permet pas de conclure positivement à un DPIP.

Il faut savoir que le taux d'ACTH peut augmenter pour différentes raisons ( stress, soins dentaires avant le prélèvement sanguin, traitement au ventipulmin, mauvais conditionnement du prélèvement sanguin avant son envoi au laboratoire d'analyse ).
De plus, il faut savoir que d'août à mi-novembre, on se situe dans le pic saisonnier d'ACTH, c'est à dire que le taux d'ACTH augmente naturellement chez les chevaux/poneys aussi bien sains ou atteints du DPIP. C'est la meilleure période pour le diagnostic du DPIP.
Pour plus de fiabilité dans les résultats d'analyse, se tournait vers le labo Frank Duncombe à Caen et se détournait du labo de Nantes...

Donc pour conclure, un diagnostic du DPID doit tenir compte avant tout de la présence des symptômes et pas seulement du taux d'ACTH et d'autant plus lors du diagnostic chez le jeune cheval/poney.

Les symptômes que vous décrivez chez votre jument de 8 ans ne sont pas "forcément " caractéristiques et pourraient laisser penser à un simple ( non causé par le DPIP) affaiblissement immunitaire. Donc à suivre avec attention...

Édité par izarra129 le 20-09-2019 à 07h47



Euterpe94

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Posté le 21/09/2019 à 14h27

Je suis une jument qui a été diagnostiquée à 6 ans, symptômes hirsutisme et fourbures chroniques.
Le traitement a très bien fonctionné, la dose du cachet a été diminuée au fil des années. Elle fait toujours ses rando, juste elle transpire beaucoup et ses mues sont difficiles et il faut faire attention avec l'herbe car elle peut déclencher très vite une fourbure.

Il faut doser plusieurs fois, j'ai déjà vu un faux négatif !
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