Manuels d'équitation 1850

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Ardennesacheval

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Manuels d'équitation 1850
Posté le 26/08/2025 à 10h40

bonjour CA,
je me posais des questions, à chaque fois que je lis un manuel d'équitation des années 1800... la première leçon, c'est toujours "sauter à cheval".

Il n'y a pas d'entraînement sur cheval d'arçon, et dès le 1er saut on doit tenir ses rênes correctement et les garder ajustées, non mais !

je me demandais donc comment faisaient les gens qui n'arrivaient pas à sauter ?

Dans l'armée ils s'entraînaient donc la 1ère leçon pouvait durer quelques séances le temps que l'élève prenne le "coup", la technique et arrive enfin à sauter à cheval.

Par contre dans un manège "civil" ? si tu restes à terre tu passes ton heure à essayer de sauter ? ou bien tu as droit de passer ton tour et monter avec l'étrier ?

Ou bien tous les potentiels cavaliers étaient des gens sportifs, lestes, gainés et avec du ressort ?

Au XVIIIè S ils utilisaient beaucoup les montoirs... on dirait qu'avec le temps la bonne habitude d'est perdue... heureusement qu'elle est "revenue"...

Cher_ami

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Posté le 26/08/2025 à 11h03

Sauter sur le cheval ça doit être quelque chose de très militaire, c'est encore en vigueur aujourd'hui

j'ai vu un reportage sur les horse guards britanniques, une jeune femme qui en faisait partie, pas très grande devait monter sur son grand cheval noir : interdiction d'utiliser l'étrier et surtout pas un montoir.
Avec mon oeil de cavalier du XXIème siècle ça me faisait mal au coeur pour elle comme pour le cheval, que des pratiques comme celles-ci continuent sous prétexte de tradition

J'imagine qu'à la base c'est pour entrainer les cavaliers militaires pour les conditions du champ de bataille ?

Il y a aussi je pense une question de taille des chevaux, début 1800 ils n'étaient pas aussi grands qu'aujourd'hui. Un cheval de cuirassier (cavalerie lourde surnommés les "gros frères") devait toiser minimum 158 cm, ce qui est un petit cheval de maintenant sur lequel il est plus facile de "sauter" que sur un selle français de 175 cm

Cataclope

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Posté le 26/08/2025 à 11h16

ardennesacheval J’espère avoir bien compris ton questionnement. Du coup finalement, les montoirs ont "disparu" puis sont revenus ?

Je pense qu'avec la démocratisation de l'équitation, les selles ont peut-être changé ? Là où elles étaient peut-être plutôt lourdes (donc montoir utilisé pour faciliter la montée du cavalier), avec "l'amélioration" de la selle, les cavaliers ont peut-être eu tendance à monter directement, sans montoir.

Pour ceux qui n'arrivaient pas à sauter, peut-être y avait-il des instructeurs à pied pour aider à la monter en tenant le pied, comme on peut encore faire de nos jours ?

Je réfléchis complètement à haute voix.

Sujet intéressant ceci dit qui montre aussi comment la technique, le matériel et la pédagogie ont évolué ensemble.

Tysolfege

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Posté le 26/08/2025 à 12h03

mince je ne me sentais pas si vieille...j'ai appris à sauter à cheval...bon c'était des poneys en fait, plus près du mètre 40 qu'autre chose.
Mais du coup, après la 1ère leçon on nous avait laissé un poney pour s'entrainer, et on a pu faire la suivante, que lorsque tout le monde savait monter dessus, soit à l'indienne (la jambe par dessus) soit en sautant à pieds joint et en basculant dessus...

Je vous jure que je ne suis pas née en 1800... (quoi qu'en pensaient mes gamins petits car j'étais forcément très vieille !)

Corbeau_bleu

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Posté le 26/08/2025 à 12h40

Ça me fait penser à la biographie de l'auteure des livres flicka, où elle raconte qu'ils faisaient des camps de vacances pour jeunes et qu'ils devaient monter sur le cheval depuis le sol sans étrier, que le 1er jour la moitié n'arrivait pas à monter pendant que les autres partaient s'entraîner

A mon avis en 1800 c'était le même principe, t'arrives pas à sauter sur le cheval, tant pis pour toi

Cataclope

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Posté le 26/08/2025 à 13h17

corbeau_bleu à la guerre comme à la guerre finalement

Ardennesacheval

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Posté le 26/08/2025 à 13h38

pour la taille des chevaux : sur l'image le cheval arrive entre l'aisselle et l'épaule du cavalier (en redingote et haut-de-forme, très pratique !)


Pour ma part dans mon jeune temps, je sautais à cru sur mon mérens d'1m40... là je ne saurais plus !
lol

Pour les montoirs ils étaient fort en usage au XVIIIès, peut-être aussi avant, avant les grands plans de modernisation des routes, du développement de l'attelage comme principal moyen de transport. Les courtisans de Louis XIII racontaient dans leurs mémoires que Racan, un gentilhomme célèbre pour sa distraction, se rendant chez un de ses amis, descendit de cheval pour satisfaire un besoin naturel, ne trouvant pas de montoir, il repartir à pied, et arrivant devant chez son ami, remonta à cheval en disant "ha, enfin en voilà un !" et oubliant de rentrer dans la maison il rentra chez lui.

je dis qu'ils sont "revenus" car maintenant on en comprend l'utilité, pour le bien-être du dos du cheval (et du nôtre aussi), ce n'est plus une tare risible d'utiliser un escabeau pour se mettre à cheval.

Oui les selles ont changé, les selles françaises étaient épaisses et lourdes, les anglaises sont devenus à la mode, légères et plus fines. Amenant un allègement de la selle et un cavalier plus proche du cheval.

Peut-être aussi une évolution des "moeurs" car au XVIIè les livres parlent bcp de ce qui est bienséant, malséant pour un gentilhomme

(bienséant : connaître la maréchalerie pour surveiller ce que fait le MF... préparer soi-même des remèdes au pilon ou à la cornue... battre soi-même les panneaux de la selle, une fois séchés, pour les assouplir avant de la remettre au cheval.

malséant : venir à l'écurie et supporter la vue et l'odeur du crottin en allant voir ses chevaux (=embaucher un bon palefrenier pour les tenir propres) ou encore enfoncer soi-même la main dans le c** d'un cheval en colique (=donner des ordres au palefrenier sur ce qu'il doit faire)

Je vois mal des gens aussi guindés, s'ils sont vieux/ lourds/ raides/ pas sportifs, se démener à la vue de tous en sautillant sans succès pour monter à cheval...

Ardennesacheval

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Posté le 26/08/2025 à 13h39

le lien ne marche pas
et j'arrive pas à le mettre...

Corbeau_bleu

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Posté le 26/08/2025 à 13h54

Il faudrait trouver un livre sur l'équitation civile, ça doit être super intéressant

Ardennesacheval

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Posté le 26/08/2025 à 13h58

Ca doit en être un :

Citation :
Traité d'équitation ... avec ... figures dessinées spécialement pour l'ouvrage par Frédéric Régamey

on peut y accéder, c'est libre de droits.

Expar

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Posté le 26/08/2025 à 16h03

ardennesacheval Ensuite, je me dis que les manuels de cavaliers militaires, cétait aussi pour "survivre" à la guerre.
S'ils avaient la chance d'être encore en état une fois en bas du cheval et qu'il faut aller vite avec la chance d'avoir un cheval sous la main, en effet, "sauter" en selle, c'est le + rapide et efficace.

Mais à l'époque où il n'y a que le cheval pour se déplacer, je pense que les civils devaient être aidés comme ils pouvaient pour monter en selle.

Ardennesacheval

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Posté le 27/08/2025 à 10h28

en 1830 je ne pense pas qu'on fait la guerre à cheval comme en 1750.
les manuels ont la même "procédure" civils comme militaires.
Par contre un militaire est sensé être plus "sportif", de base.

Pcql

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Posté le 27/08/2025 à 16h53

Il ne faut pas oublier que les chevaux étaient beaucoup plus petits.

Les anglais exposent les restes du cheval de Napoleon, Le Vizir, qui toise 1m35, je retape : 1 mètre 35. 135 cm.
Baucher commence sa "Méthode d'équitation" par quelques anecdotes, dont celle d'un capitaine des dragons qui avait des soucis avec son cheval "un solide carrossier normand" de ... 1m41.

Même début du 20é siècle, un cheval de 1m60 était considéré comme (trop) grand, et Decarpentry nous dit qu'idéalement "on doit pouvoir voir par-dessus le garrot de son cheval". Quand on voit la taille moyenne des gens à l'époque (1m60, taille moyenne pour un homme avant la seconde guerre), ça donne un cheval d'environ 1m50/55, grand max.
Même dans les années 70/80, le Lavauzelle se base "sur un cheval de sport standard d'1m60 et 500 kg".

Couagga

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Posté le 27/08/2025 à 17h02

C'est aussi ce que je me disais : les chevaux étaient plus petits mais les humains aussi.
Les chevaux se sont affinés et ont grandis via les critères d'élevages lorsque l'équitation est devenu une activité distractive plus qu'utilitaire. De la recherche de performance nait aussi la fragilité.

Ardennesacheval

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Posté le 27/08/2025 à 18h16

les Arabes importés ont toujours eu une tolérance sur leur petite taille dans l'armée (sorte de "dérogation", ils étaient réputés plus porteurs)
à cette époque les mérens étaient dans la ligne de mire de Napoléon, qui trouvait leur toise de 1m35 trop petite pour son armée, il essayait des croisements pour les agrandir (sans succès) ils sont restés telquel jusqu'aux années 80-90...


Citation :
idéalement "on doit pouvoir voir par-dessus le garrot de son cheval"

au baby-poney on dit qu'idéalement l'enfant doit voir le dos du poney :)
je serais d'accord avec Decarpentry moi !

l'agrandissement a eu aussi lieu avec les meilleures conditions de nutrition, vermifugation... et l'envie humaine de les agrandir...

Édité par ardennesacheval le 27-08-2025 à 18h31



Pcql

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Posté le 27/08/2025 à 22h10

ardennesacheval
"S'il y a 2 chevaux dans l'écurie, selle le petit et laisse le grand"
Proverbe arabe.
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