Errance médicale
Posté le 06/03/2026 à 17h26
leif
Posté le 06/03/2026 à 17h26
Bonjour CA, aujourd'hui je suis fatiguée, dépitée...
Besoin de tout balancer
Opérée en juin 2025, arthrodèse C6-C7, enfin opérée et enfin crue après plus de 15 ans de souffrance, j'ai 35 ans au moment de l'opération, des années où on est sensé être jeune et en forme. Moi je pleurais de douleurs, ma nuque, mon dos, mes bras engourdis...
Le post op se passe bien, je suis défoncée aux médicaments, mais je n'ai pas mal, youpi !
Puis je reprends le travail, à mi-temps thérapeutique, au départ sans poste adapté, la direction n'a pas eu le temps de s'en occuper, on me demande de serrer les dents et de sourire.
La médecine du travail me pousse à reprendre des journées plus longues rapidement, j'ai compris, je suis une feignasse qui doit mettre de côté les douleurs...
Les douleurs s'accentue, je pleure.
Une médecin du cabinet où est mon médecin traitant me met en arrêt, me donne d'autres médicaments.
Je revois mon médecin traitant, on change le traitement, on tente la mésothérapie, il me dit que ça va me soulager, je le crois, il faut bien essayer.
La mésothérapie n'a pas l'effet escompté, pire, elle me déclenche de nouvelles douleurs !
Chaque jour je pleure, en cachette, pour ne pas déranger, ma santé c'est mon problème, pas celui des autres, je le sais bien.
Aujourd'hui, appel du service médical de la CPAM, on m'explique que je ments, que je n'ai pas mal, que je n'ai rien, qu'il va falloir que je reprenne le travail à temps plein.
Je me remémore pourtant toutes ces nuits, où je ne dors que 2-3 heures, en prenant des médicaments.
Tous ces gestes du quotidien que je ne suis plus en mesure de faire.
Je regarde les photos de ma jument de sport, depuis quelques temps c'est une autre personne qui la monte, et moi, autrefois cavalière passionnée, je ne suis plus que spectatrice.
Je sais que si je reprends, mes douleurs vont empirer, je sais que je ne serai pas efficace, je sais que je vais pleurer devant mon écran, je sais que ça va gêner mes collègues, je sais que mon état d'esprit ne plaira pas à ma direction.
Alors c'est quoi la suite ??
J'hésite, si par miracle je peux avoir une rupture conventionnelle et prendre soin de moi
Ou si je dois me foutre en l'air
Le neurochirurgien qui m'a opéré n'est plus disponible, il a déménagé
Je dois reprendre rdv avec un neurochirurgien comme une nouvelle patiente, il me faut donc la fameuse lettre de mon généraliste, or mon généraliste n'est pas ok pour me la faire, car selon lui il ne regardera que ce qui a été opéré, pas les nouveaux symptômes ou la nouvelle discopathie
De toute façon, le médecin du service médical est au dessus du généraliste, donc si reprise notifiée, soit je reprends, soit je n'ai plus d'IJ
J'ai pris un rdv quand même chez une neurochirurgienne, je verrai pour avoir une lettre chez un autre médecin
J'ai contacté mon syndicat et une personne qui est à la commission santé au travail
Lundi j'aurai le contact de ma direction pour demander un rdv pour la rupture conventionnelle
En attendant je vais serrer les dents et tenter d'arrêter d'imaginer mes douleurs...
Franchement, elles m'ont l'air bien réelles quand même XD
Fallait que ça sorte !