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Cheval au montoir
Posté le 20/04/2026 à 23h20
couagga
Posté le 20/04/2026 à 23h20
Bonjour gamine.qh.sport,
j'ai retrouvé dans les "archives" du forum, une réponse un peu détaillée que j'avais faite sur le sujet de l'immobilité au montoir. Je la copie/colle ici, tu y trouveras peut-être des pistes de travail.
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L'immobilité au montoir est un apprentissage essentiel, comme l'habituation à la selle par exemple.
Se pose aussi la question de l'ajustement des rênes. Si on ajuste les rênes pour monter, on instaure aussi une tension sur le mors, qui, sans même être forte, va être augmenté lorsque le cavalier va prendre appui sur l'étrier et se hisser en selle. Des informations données à la bouche, via le mors, que le cheval tente d'interpréter comme il peut, ou s'y soustraire si c'est inconfortable ou incohérent.
Pour moi, au montoir, les rênes doivent être prises à la couture, donc pas ajustées.
Un bon montoir c'est déjà poser des conditions favorables pour en faire un instant confortable pour le cheval. Donc une mise en tension du poids du cavalier sur l'étrier la plus limitée possible : en utilisant un montoir et en effectuant la manoeuvre au plus proche du cheval, en prenant appui avec sa main gauche non sur le pommeau de la selle mais sur l'encolure, avec des rênes longues sans contact. Un cavalier qui se pose en selle avec délicatesse.
Pour dérouler l'apprentissage, il faut décomposer chaque étape au maximum et ne jamais passer à l'étape suivante sans avoir la précédente parfaitement acquise, sans hésitation.
Revenir sans hésitation en arrière dans les étapes si les choses semblent se dégrader un peu ou qu'une étape semble un peu difficile à passer. Pour ma part, je trouve que les friandises dans cet apprentissage sont un bon allié. le montoir est un instant de mise en danger du cavalier, obtenir un cheval parfaitement immobile et concentré sur son cavalier me semble essentiel. Et ayant eu des juments speed pour l'une et émotive pour l'autre, je peux témoigner qu'un montoir bien acquis est possible même avec des profils à priori délicat pour ça.
Voici les étapes. Chacune nécessite de s'y consacrer avec patience pour la consolider avant de passer à la suivante.
- Rester à l'arrêt parfait à côté du montoir (ême si on bouge autour du cheval).
- Rester à l'arrêt parfait à côté du montoir avec un cavalier debout dessus (même s'il bouge dessus). Qui monte et descend du montoir.
- Idem que précédent avec un cavalier qui touche la selle avec sa main droite, s'appuie sur l'encolure avec la main gauche.
- Idem que précédent en mettant le pied gauche dans l'étrier.
- Idem que précédent en se mettant en selle.
La façon dont le cheval est amené au montoir va préjuger déjà de sa capacité à rester immobile ensuite.
On peut aussi sans problème se faire aider par une personne à pied qui reste face au cheval, les mains proches des rênes au niveau du mors, pour empêcher le cheval d'avancer à chacune des étapes. L'idée est que cette personne soit prête à intervenir mais ne le fasse vraiment que si le cavalier ne parvient pas à garder le contrôler avec des actions mesurées et la voix. A chaque étape, on encourage, et on récompense chaleureusement. Au début on demande un temps très très bref d'immobilité pour favoriser la réussite et pouvoir ainsi récompenser. Cela va motiver le cheval à faire plus.
Il faut à mon sens, intégrer ce travail comme un exercice sérieux et faisant partie de la séance de travail du jour, donc être capable d'y consacrer le temps nécessaire pour obtenir des réponses positives dans le calme absolu. L'idéal étant même de considérer l'exercice comme une séance à part entière.
Ne pas hésiter à faire marcher quelques pas en main entre chaque étape ou chaque tentative dans l'étape, puis revenir au point de travail. Pour ne pas saturer l'esprit du cheval et lui permettre de se mettre en mouvement régulièrement. Au cours de chaque étape, si le cheval bouge trop ou même s'il réussi l'étape,je préfère faire avancer le cheval, lui faire un cercle en marchant avec lui un peu et revenir au niveau du montoir pour le garder détendu, désaturer son esprit, neutraliser les tensions éventuelles.
Je préfère aussi faire l'apprentissage sans bouger le montoir mais en positionnant le cheval par rapport au montoir systématiquement pour qu'il intègre tout de suite que je suis la seule à déterminer l'emplacement, pas lui. Cela en prévention de montoirs en situation particulière où je ne serais pas en mesure d'en modifier l'emplacement ...Genre en pleine forêt ou au milieu de nul part, si j'ai une souche unique à ma disposition, ou un fossé, un rocher, bref des contraintes d'accessibilité... C'est plus facile si le cheval a bien intégré que j'indique l'emplacement sans discussion possible.