Tu sais, Eiden, on se flagèle sur des conneries, parce qu'on n'a finalement que ça à penser…
C'est un truc que j'ai découvert en allant bosser quelques semaines en Asie de Sud-Est. Là-bas, le courage est obligatoire, et les tourments ne portent pas sur quelques kilos en trop, ou une poitrine pas assez volumineuse (note au passage, car j'en ai encore étonné une avec ça récemment

: tous les mecs ne bavent pas devant des gros machins

) mais comment réussir à vivre dans un confort à peu près décent.
Nous, dans notre Eldorado (vraiment, on est au Paradis pour beaucoup de monde, nous, ici, dans notre pays développé et riche) on a tout le confort, une protection civile, des biens, une bonne santé (et un système médical au top, quoiqu'on en pense), des loisirs, etc…
Du coup, libérés de nos contraintes de subsistances vitales, on se met à se faire des nœuds au cerveau pour que dalle («qu'est-ce qu'on va penser de moi» «oui mais si il/elle me dit non» «ohlalala que je suis moche avec ces 350g en trop sur la fesse gauche» …) et on n'oublie que, merde, on a une belle vie quand même
Enfin voilà quoi, c'était la pensée pseudo-philosophique de comptoir du Franck du soir
(PS: je m'inclue complètement dans ceux qui se posent trop de questions, qui manque de confiance parce que manquant d'amour propre, et qui s'est laissé se pourrir la tête et le cœur par quelques peines passées

)
(remarque, par contre, là-bas, qu'est-ce que j'avais du succès!

J'y ai appris le sens du mot «awesome», alors que, en France, je n'ai vraiment pas du tout l'impression de plaire

ça fait du bien au moral mine de rien

)