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Aide aux devoirs
Posté le 23/09/2012 à 15h48
Coucou les filles, j'ai un sujet type bac de français pour jeudi, si vous pouvez m'aider :
Voici le texte :
Le Roman comique raconte de façon réaliste la vie d'une troupe de comédiens ambulants. Logés dans une hôtellerie, l'un d'eux, surnommé Le Destin, doit subir les avances de l'hôtelière, Madame Bouvillon, pendant qu'un jaloux, Ragotin, trépigne derrière la porte.
[Madame Bouvillon] approcha du Destin son gros visage fort enflammé et ses petits yeux fort étincelants, et lui donna bien à penser de quelle façon il se tirerait à son honneur de la bataille que vraisemblablement elle lui allait présenter. La grosse sensuelle ôta son mouchoir de col et etala aux yeux du Destin (qui n'y prenait pas grand plaisir) dix livres de tétons pour le moins, c'est à dire la troisième partie de son sein, le reste etant distribué à poids égal sous ses deux aisselles. Sa mauvaise intention la faisant rougir (car elles rougissent aussi, les devergondées), sa gorge n'avait pas moins de rouge que son visage, et l'un et l'autre ensemble auraient été pris de loin pour un tapabor d'écarlate. Le Destin rougissait aussi, mais de pudeur, au lieu que la Bouvillon, qui n'en avait plus, rougissait je vous laisse à penser de quoi. Elle s'ecria qu'elle avait quelque petite bête dans le dos, et, se remuant en son harnais, comme quand on y sent quelque demangeaison, elle pria le Destin d'y fourrer la main. Le pauvre garçon le fit en tremblant, et cependant la Bouvillon, lui tâtant les flancs au defaut du pourpoint, lui demanda s'il n'était point chatouilleux. Il fallait combattre ou se rendre, quand Ragotin se fit ouïr de l'autre côté de la porte, frappant des pieds et des mains comme s'il l'eût voulu rompre et criant au Destin qu'il ouvrît promptement. Le Destin tira sa main du dos suant de la Bouvillon pour aller ouvrir à Ragotin, qui faisait toujours un bruit de diable; et voulant passer entre elle et la table assez adroitement pour ne la pas toucher, il rencontra du pied quelque chose qui le fit broncher et se choqua la tête contre un banc assez rudement pour en être quelque temps étourdi. La Bouvillon cependant, ayant repris son mouchoir à la hâte, alla ouvrir à l'impetueux Ragotin, qui en même temps, poussant la porte de l'autre côté de toute sa force, la fit donner si rudement contre le visage de la pauvre dame qu'elle en eut le nez ecaché et de plus une bosse au front grosse comme le poing. Elle cria qu'elle était morte.
P. Scarron, Le Roman comique, 1651-1657.
Voici le sujet :
Racontez la même scène que celle proposée ci-dessus en adoptant le point de vue de Madame Bouvillon. Vous conserverez le récit à la troisième personne et vous insérerez un portrait du Destin (à la place de celui de Madame Bouvillon). Vous veillerez à supprimer toute marque de jugement du narrateur sur Madame Bouvillon.
A votre avis, il faut 1 ou 4 pages ?