Entraineur en endurance

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Bikouette

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Entraineur en endurance
Posté le 12/05/2017 à 12h40

Bonjour, j'ai 19 ans et suis en pleine réorientation.
j'aimerai entrainer des chevaux d'endurance cependant je ne trouve aucun diplôme qui s'en rapproche réellement.
Je pensais au CAPa cavalier d'entrainement, mais la formation a l'air d'être concentrée sur le trot et le galop, et je ne pense pas qu'on m'accepterai en formation si mon maître de stage est un entraineur en endurance... à près je ne suis pas sure mais aucune école est capable de répondre à ma question...
Peut-être le pouvez-vous ?

et si cela n'est pas possible, existe-t'il d'autres formations qui me permettrait de travailler dans ce milieu .
merci d'avance pour vos réponses ! =)

Julise

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Posté le 15/05/2017 à 10h58

Je vais quand même pondérer le fait qu'il soit nécessaire de sortir sur des très grosses épreuves. L'essentiel se situe dans le but poursuivi. Si l'idée est de "faire" des chevaux pour les JO (en tout cas aptes à y aller avec le travail adéquat), oui il faut déjà soit même avoir fricoté avec ce milieu, mais pas tant pour une question de niveau équestre que de connaissance des spécificités propres aux concours internationaux de très haut niveau. Sinon, une expérience validée en épreuves du niveau as poney ou amateur 1-2 peuvent être amplement suffisantes, pour peu que l'on ait en plus (et ça me semble presque le plus important) des finesses certaines avec les chevaux.

Spiritdancer

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Posté le 15/05/2017 à 14h58

Sauf qu'en endurance, AM 2 et 1, cela reste des épreuves à vitesse imposée. Et l'endurance en vitesse libre, c'est une autre gestion de l'effort et des stratégies de course. A partir de 120 km, on est directement dans le haut niveau que l'on prenne sa licence pro ou qu'on reste en amateur.
Je vois mal comment on pourrait s'imposer comme "entraîneur" d'endurance sans une solide expérience sur ces épreuves avec des résultats et une régularité (sur du moyen ou long terme) dans ces derniers à faire valoir.

Cheval_provence

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Posté le 15/05/2017 à 15h22

C'est parce que le métier en tant que tel n'est pas clairement défini.

Pour moi on peut différencier :
- les grosses écuries d'entraînement qui fonctionnent sur un système de "pension travail" + % de vente des chevaux. Ceux là peuvent se permettre d'avoir des employés.
- les éleveurs qui ... font comme ils peuvent. Soit valorisent eux-mêmes leurs chevaux soit cherchent quelquefois des cavaliers qui veulent monter pour réduire les coûts (mettre un jeune cheval à l'entraînement chez un pro alors qu'il n'a pas fait ses preuves, c'est un gros investissement et une prise de risque).
- un micmac de semi-pros qui essaient de se faire un nom en montant à droite, à gauche et en prenant un ou deux chevaux à l'entraînement si quelqu'un leur fait confiance, mais du coup sans palmarès, souvent à prix réduit (allez vivre d'une pension travail à 300€/mois..)
- les amateurs qui font ça pour le sport, et pour se faire plaisir.

Tout ce beau monde court sur les mêmes épreuves..

En résumé, je suis encore d'accord avec Spirit Dancer : pour vivre de l'entraînement de chevaux d'endurance à proprement parler, il faut que des propriétaires aient confiance DONC avoir des résultats sur la durée.

A mon humble avis (et j'applique cette stratégie pour moi) il ne faut pas miser là dessus. Le but dans la vie c'est de vivre des chevaux, et quand on est pas champion (ce qui n'est pas donné à tout le monde soyons clairs), il faut DIVERSIFIER son activité.
Pour ma part je bosse dans un élevage, je monte les jeunes, je propose des randos, de l'équitation d'extérieur, des balades, .... ce qui fait travailler (et donc entraîne) les chevaux dont je suis responsable. J'ai un petit groupe de cavaliers qui sont tentés par l'endurance, et sortent les jeunes sur des vitesses imposées.
Mais cela reste un loisir, je nous place tous dans la catégorie "amateurs". Et si un jeune est bon, il sera soit vendu à Uzès, soit mis à l'entraînement chez quelqu'un dont c'est le METIER de l'amener au plus haut niveau.
A coté, j'organise nos courses annuelles, je fais les balades à poney, bref je vis de milles petites choses qui constituent mon activité. Et soit dit en passant, je suis bien plus heureuse à garder la compétition comme loisir que d'en faire le centre de mon activité : mets les pieds en écurie d'entraînement et tu verras qu'il faut une solidité physique et morale à toute épreuve. Ce n'est pas rigolo tous les jours ce n'est certainement pas un métier qui me fait rêver.

En conclusion, il faut réfléchir à ce qu'on veut faire sous tous les angles et monter une activité qui nous convient. Pour cela, il faut parfaitement connaître le milieu, et dans ton cas ça veut dire s'y immerger. La personne chez qui tu monte ne pourrait pas te recommander pour faire des saisons ou des petits boulots ?

PS - le dressage c'est essentiel, ce n'est pas parce que tu veux faire de l'endurance qu'il faut dédaigner la base, au contraire. Si ton niveau pêche un peu alors travaille, ne mets pas de côté :)

Édité par cheval_provence le 15-05-2017 à 15h26



Bikouette

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Posté le 15/05/2017 à 15h24

je comprends ton point de vue mais à ce moment là comment quelqu'un s'est déjà imposé ? je comprends qu'il faut du temps, de l'expérience et des résultats et que des fois cela ne suffit pas si on reste uniquement fixé sur cette facette du métier.
la plupart des personnes que j'ai rencontrées dans ce monde qui s'en sortent sont polyvalentes quelles soient propriétaire d'une écurie ou non : élevage, débourrage, gestion, entrainement, cavalier, vente, etc....
et certaines le sont mais ne s'en sortent pas (destin, chance ou compétence je ne sais pas pourquoi).
cela prouve qu'ils ont bien commencé quelque part, rencontré des personnes, alors qu'ils n'avaient pas d'expérience. je pense que cela reste relatif à tous les métiers à une échelle plus ou moins importante.

je comprends donc tes doutes par rapport au fait de "s'imposer... sans une solide expérience", mais j'ai 19 ans
et il faut bien que je commence quelque part même si c'est certainement en bas de l'échelle. c'est pour cela que je cherchais un formation qui aurait pu me donner de l'appui pour être embauchée plus facilement. et je cherche toujours mais formation ou non l'expérience je ne peux en acquérir qu'en me démenant le plus possible.

Bikouette

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Posté le 15/05/2017 à 15h40

je comprends ton point de vue Cheval_Provence, et c'est bien ce que je pensais par rapport à la polyvalence, la personne avec qui je travaille aussi ne fait pas que de l'endurance pure, elle travaille seule, mais propose des pensions, des débourrages, reprise de chevaux compliqués, etc...
et pour clarifier mes propos sur le dressage, c'est le côté "reprise" du terme qui ne me plaît pas. Je vois bien que cela reste très important et j'aime travailler les chevaux sur le plat. Mais quand je suis allée me renseigner sur la formation cavalier entraineur (qui comporte aussi du dressage) dans un centre, la femme m'a carrément attachée à une chaise pour me forcer à reprendre un bac (gestion de l'entreprise hyppique) à partir de la seconde où je serai obligée de me lancer dans des concours, des reprises et tout un patatra qui ne m'intéresse absolument pas.
pour ce qui est de stage ou jobs d'été,pour l'instant je suis un peu limitée car je n'ai pas le permis (entrain de passer le code) et c'est pourquoi je passe beaucoup de temps avec cet entraîneur qui habite près de chez moi. mais oui il m'a déjà conseillé quelques personnes chez qui je pourrais faire un stage ou avoir des petits jobs dans quelques mois. J'ai aussi rencontré deux trois personnes en course pendant l'assistance avec qui j'ai parlé et qui m'ont proposé de venir voir leurs écuries, quitte à faire un stage

Spiritdancer

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Posté le 15/05/2017 à 16h11

Je suis tout à fait d'accord avec l'analyse de Cheval-Provence.
Moi, j'ai un boulot qui n'a rien à voir avec les chevaux et, en famille, nous avons un micro-élevage de chevaux d'endurance. Je sors donc pour le plaisir, valorise nos produits le plus haut possible et monte parfois (mais pas tant que ça!) pour des proprios (en dépannage ou au travail et à la maison). Mari et enfant font de même. Parmi mes proches et mes intimes, j'ai la chance de compter quelques cavaliers de très haut niveau. Je suis donc à cheval entre les quatre mondes que décrit Cheval-Provence.
Et heureusement que je gagne ma vie autrement que par l'endurance! C'est non seulement chronophage, mais aussi (et surtout) très cher l'endurance!
Bref, il va falloir trouver quelque chose qui remplisse le frigo avant de pouvoir atteindre tes objectifs... Ce ne sont pas quelques stages de temps en temps en été qui vont accélérer le processus. Ni d'avoir rencontré quelques personnes au bord d'une route lors d'une assistance... Ma fille a parfois été entraîner les chevaux d'une copine à nous, ancienne cavalière qui a plusieurs fois été sélectionnée en équipe de France, ce n'est pas pour autant qu'elle sort les chevaux en compet... Même si ma copine sait que s'il lui manque un cavalier un jour, elle peut appeler ma gamine sans souci.

L'entraîneur chez qui tu files un coup de main, il sort en quoi? Il est dans quels types de réseaux?

Julise

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Posté le 15/05/2017 à 16h17

Je ne fais pas d'endurance, donc je ne connais pas du tout cette discipline, en dehors de ce qui s'en dit dans les médias et les quelques données que l'on peut en obtenir dans diverses discussions, comme ici.

Pour moi, il faut déjà voir ce que l'on appelle entraîneur.

Personnellement, je prépare et valorise des chevaux, en ce que je travaille l'équidé monté ou en main, avec la finalité de le sortir moi-même sur des concours, lui permettant ainsi de gagner en valeur (au sens large) ; mais justement, je suis cavalière de valorisation - certes à mon compte - et donc, puisque j'assure moi-même le turbin, je ne suis pas entraîneur.

Je pense qu'il y a des termes à qualifier avant de se lancer.

En outre, peut-être serait-il profitable de rencontrer différents professionnels de la filière, afin de connaître leur ressenti sur le projet - comment eux accueilleraient cette offre de services - avant de se lancer définitivement.

Julise

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Posté le 15/05/2017 à 16h19

Ceci étant, je ne pourrais jamais vivre de cette seule activité, même si j'aimerais bien, comme beaucoup de mes confrères.

Bikouette

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Posté le 15/05/2017 à 16h21

je n'ai pas dit que rencontrer des gens sur le bord d'une route et faire quelques stages en été me suffirai pour percer. je répondais juste à Cheval_Provence par rapport à son idée de s'immerger dans ce monde, et malgré tout je pense que cela reste un bon moyen pour apprendre des choses, se forger des opinions et aussi de montrer sa motivation. Et comme je le répète depuis un petit moment je suis d'accord avec vous deux avec l'idée de polyvalence qui est nécessaire pour pouvoir remplir le frigo comme tu dis =)
Il sort des chevaux jusqu'en CEI 3 étoiles, et que veux-tu dire par réseau ?

Bikouette

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Posté le 15/05/2017 à 16h28

il est vrai JULISE que quand j'ai lancé le sujet j'avais du mal à bien donner un intitulé, et l'expression "entraineur" même si mal fondée était plus une image pour faire comprendre ce dont quoi je parlais par rapport forcément à l'entrainement et aussi à la valorisation du cheval.
mais à ce moment là de quoi vivez vous vraiment ? vos autres actiivités ont-elles toujours un rapport avec le milieu équin ou pas du tout ?

Spiritdancer

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Posté le 15/05/2017 à 16h30

On est d'accord : les cavaliers entraînent et valorisent les chevaux eux-mêmes. Moi, je n'ai fait qu'une première saison en pro et je vais clairement chercher des conseils pour finaliser et peaufiner l'entraînement auprès d'amis. Mais, ce ne sont pas mes entraîneurs. J'ai bien une copine qui coache une autre copine depuis l'an dernier. Elle l'aide dans l'élaboration de son planning d'entraînement et court avec elle ou lui fait l'assistance. Dans ce sens-là, on peut effectivement parler d'entraîneur. Mais, ce n'est pas l'activité principale de ma copine, elle est même très anecdotique dans son cursus.
Bref, on en revient toujours à la même chose : un bien joli rêve, mais bien difficile à atteindre. Et pour éviter que cela ne tourne au cauchemar économique quand on part d'aussi loin, mieux vaut avoir un job à côté.

Spiritdancer

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Posté le 15/05/2017 à 16h33

C'est qui l'entraîneur? En mp, si tu préfères. On le connait peut-être, le monde de la CEI n'est pas si grand!

Bikouette

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Posté le 15/05/2017 à 16h59

D'accord je vois bien l'idée d'avoir une activité à part ou d'être polyvalent pour être sûr de pas couler étant donné que le métier est un métier dans difficile dans un milieu compliqué, surtout apparement quand on travaille à son compte.
désolée de vous embêter plus mais pour en revenir au début du pourquoi du comment:
pensez-vous de le CAPA cavalier-entraineur (même dans le cas où je ne puisse pas faire mon apprentissage dans le milieu de l'endurance) peut-être un début de cursus valable quitte à ce qu'après ça en fonction de l'évolution des mes projets et envies je me lance dans d'autres formations plus "traditionnelles" afin d'acquérir de la polyvalence ? et peut-être plus tard en connaissant mieux le monde de l'endurance je pourrais me lancer petit à petit vers la valorisation de ces chevaux ?

Julise

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Posté le 15/05/2017 à 17h08

Attention aussi aux​ amalgames entre entraîneur de chevaux et entraîneur d'équitation. C'est ce que l'on entraîne qui fait la différence. Pour entrainer des chevaux (ce que bikouette semble vouloir faire), il n'y a besoin d'aucun diplôme. Par contre, pour entraîner des cavaliers contre rémunération, il est obligatoire d'avoir un brevet d'état (BPJEPS, DEJEPS ou DESJEPS).

Julise

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Posté le 15/05/2017 à 17h12

bikouette Je suis encore étudiante et je travaille l'été sur les moissons, puis sur la récolte de fruits et leur transformation en boissons.
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