Sentiment d'injustice : cheval fragile

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Kiwan231

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Sentiment d'injustice : cheval fragile
Posté le 18/06/2026 à 17h06

Bonjour,

Je poste un petit message ici par simple besoin d'évacuer et peut-être d'avoir le moral un peu remonté.

Pour la faire courte (ou pas), pendant 15 ans, j'ai été la propriétaire d'une jument, que j'ai récupérée en connaissance ce cause car c'était ma jument de coeur, avec toute sorte de souci de santé. Une dermite estivale très très sévère, qui était vraiment difficile à gérer, je me suis investie corps et âme pour l'aider. A ces 11 ans, elle a fait une mauvaise chute au pré et s'est fracturé le grasset, malgré une grosse convalescence elle ne s'est jamais remise, et est restée boiteuse, avec sa dermite. Malgré tout j'ai évidemment continuer de m'en occuper, de m'investir, de me poser toujours et encore des questions pour mieux faire. Je ne montais donc plus du tout, car ses soins me demandaient du temps et de l'argent. Je n'ai pas monté pendant 4 ans, puis à 15 ans, elle a eu une colique foudroyante, j'ai encore dépensé 10'000 euros pour tenter de l'opéré et de la sauver, mais elle n'a pas survécu.

ça c'était juste pour vous poser l'historique et le contexte, qui contribuent fortement au sentiment que j'ai maintenant.


Un an après sa mort, je me décide à me relancer dans l'aventure proprio. Cette fois, je décide de prendre un cheval que je choisis, avec des critères précis. Je passe près de 6 mois à chercher : Je voulais à la fois le coup de coeur tout en gardant des critères très concrets sur la santé, le choix des parents, les conditions d'élevage, de sevrage, la génétique. Bingo, je trouve un jeune qui correspond à tous mes critère et pour lequel j'ai en plus un coup de coeur personnalité.


On passe 2 années magiques, je le récupère à 2,5 ans, une année de balade à pied, de relationnel, à 3,5 ans il est débourré, on fait des balades, je continue à bosser à pied, on commence le travail du bétail à son rythme. Le rêve. Je profite enfin d'avoir un cheval non pathologique, avec lequel je peux me faire plaisir tout en lui apportant une vie de cheval en troupeau etc, ce que la majorité des gens autours de moi vivaient mais que je n'avais pas avec mon ancienne jument qui avait toujours un souci.

on passe une année de bonheur, puis l'été passé, il se fait mordre sévèrement par un autre cheval à l'encolure. Ce qui provoque une déchirure du muscle, une bonne convalescence, et depuis, rien ne va plus. Il enchaine les soucis, une boiterie antérieur à cause d'une fourmilière, 2 mois de boiterie, contrôle en clinique, RAS on peut reprendre le travail --> reprise, boiterie postérieur, des semaines d'investigation et de radios pour finalement diagnostiquer un accrochement de rotules, potentiellement dû à sa période d'arrêt qui l'aurait démusclé. Après quelques mois on a de nouveau le feux vert pour reprendre gentiment le travail, je change d'écurie pour qu'il ait une vie encore + adaptée à ces besoins, et pour prendre aussi du recul (écurie sans installe, pour s'axer sur la balade et prendre mon temps sans pression). De nouveau, on a exactement 2 mois où j'ai pu reprendre, il allait bien, je commençais à me reprojeter dans des projets, m'inscrire à des randos / stage etc, puis je pars 4 jours en vacances, je reviens, cheval raide boiteux : tendinite au jarret à cause d'un coup, et 2 suros apparu aux 2 antérieurs. J'ai aussi de gros questionnements sur ses aplombs, j'ai l'impression d'être super mal accompagnée sur ce sujet, c'est une prise de tête constante. Et par dessus tout il a choppé la maladie de Lyme.

En 1 an et demi, je suis a 18'000 euros de frais véto ....

Du coup je suis super triste, je me réjouissais de cette nouvelle aventure, j'ai choisi ce cheval avec attention, je fais tout au mieux, il est suivi en nutrition, shiatsu, massage…. et malgré tout, il enchaine les soucis. à côté je côtoie des gens qui ne donnent pas un centième de l'attention que je donne à leur cheval, et qui les exploitent jusqu'à la moelle, et malgré tout leur cheval "va bien".
Je trouve ce sentiment d'injustice assez difficile à vivre. D'autant plus quand on me dit " tu devrais faire nettoyer tes énergies ma pauvre" ce qui fait d'autant plus culpabiliser en nous ramenant à la cause du problème. Je suis passée par là avec mon ancienne jument, a tenter tout et n'importe quoi, des gourous en tout genre qui m'ont fait juste me ruiner un peu plus sans que ma jument ait mieux, donc ce genre de commentaires me touche d'autant plus.

bref voilà, sac déballé, j'espère que ce n'est qu'une passade, que ses suros n'auront pas de conséquences et qu'on pourra juste profiter ensemble d'ici peu.

Badmonster

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Sentiment d'injustice : cheval fragile
Posté le 19/07/2026 à 13h33

Même expérience pour la piro avec le cheval d'une copine. Pas de signes habituels de période de piro mais il se met à boiter. Le véto vient et commence à parler d'infiltrations.. Le gérant et coach de ma copine, qui connaissait le cheval depuis des années a dit non.. Résultat c'était bien une ré activation de la piro...

Vraiment pas facile à gérer ces maladies chroniques !


Par contre, je repars sur le côté budget...
Le shiatsu n'a aucun effet bénéfique prouvé sur la santé. Au mieux, c'est du "bien être" (pour le cavalier ou pour le cheval ?). Idem pour les massages. Pour moi ça n'a rien de nécessaire régulièrement. Si on veut se faire le plaisir d'offrir un massage à son cheval, c'est super. Est ce qu'il va plus apprécier qu'une séance de gratouilles avec ses potes chevaux ? Peut être, peut être pas, ça dépend du cheval.
Mais en ayant un budget limité, je préfère largement mettre cet argent dans une pension de bonne qualité ou dans une cagnotte véto plutôt que dans du prétendu bien être.


Pareil, quand je faisais du concours, il y avait des cavalières qui collectionnaient les soins bien être, récupération, poil brillant, anti molettes, anti machin, spécial tout, et si tu n'avais pas toute la panoplie, tu pouvais vite culpabiliser de ne pas tout faire au mieux pour Pompon... sauf qu'il faut se sortir du marketing, garder ce dont son cheval a besoin, notamment marcher ++, être dehors, bonne alimentation et compagnie. Perso j'avais un gel pour les tendons à base de plantes, gardé au frigo, je trouvais qu'il avait un effet positif sur les tendons après le concours. Je n'ai jamais poussé le test en faisant une jambe et pas l'autre pour voir si c'était vraiment efficace

Tout ça pour dire qu'il faut garder son argent pour l'essentiel et tant pis pour ce que disent les autres.

Et pour tous les tableaux cliniques pas très net, pour moi c'est clinique. Il vaut mieux faire un gros déplacement mais au moins sur place il y a les spécialistes qu'il faut, tout ce qu'il faut pour l'imagerie. Ce n'est pas magique mais ça permet de gagner du temps et sûrement des frais au final.
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