Merci
tillandthea, si tu peux trouver des pistes dans mes propositions, j'en suis ravie
Pour te répondre :
-Accepter le contact au niveau de la commissure des lèvres avec la main/le doigt, cheval décontracté
pas obligatoire en préalable à mon sens.
1-Accepter le filet et le mors sans action aucune
Oui
2-Accepter le filet et le mors dans le mouvement/cadre du travail mais toujours sans action dessus.
Oui en longeant sur un licol/caveçon par dessus le filet. C'est intéressant aussi de faire brouter le cheval avec son mors pour qu'il trouve aussi lui-même un fonctionnement avec sa mâchoire et sa langue qui lui convient dans une activité qui lui est propre. c'est aussi un moyen pour que l'outil se fasse oublier et soit dissocié du travail. ça donne un rapport à l'outil différent et neutre, indépendant des actions de main qui surviendront ensuite.
3- travail à l'épaule, au pas, accepter la rêne d'ouverture puis la rêne d'appui et donc le contact/le cadre de la main sans que le cheval ne "bricole" dans la bouche (essaie de passer la langue, ouvrir la machoire, bref tout ce qui montre inconfort/incompréhension), jusqu'à acceptation du cadre dans la décontraction
Non, pour moi il manque avant l'étape que je décris dans mon précédent message sur la découverte du contact et dialogue avec la main hors de tout mouvement et situation de travail ou de déplacement (donc mon numéro 3 à moi

). Bien séparer l'apprentissage du dialogue avec la main du travail en lui-même pour ne pas brouiller les situations : soit on apprend la rêne d'ouverture etc, soit on apprend le rapport mains/bouche mais pas les 2 en même temps c'est trop, beaucoup trop à mon sens. Et c'est ce qui produit tant de chevaux qui sont ensuite instables à la main, battent à la main, traversent la main, secouent la tête, etc... et sont ensuite présentés comme ne supportant pas le mors. alors qu'en fait, l'étape que je décris n'a juste jamais été suivie.
La rêne d'appui ne rentre pas dans l'apprentissage de base pour moi. D'abord c'est juste la rêne d'ouverture et obtenir un cheval qui se stabilise dans le couloir des aides basiques. Tant que ça n'est pas une formalité, que le cheval est un peu anguille, pas tranquille entre les rênes et les jambes avec changements de direction fluides, des transitions simples fluides, des trajectoires propres, tant que ça colle, discute fort ou fuit la main ou la jambe, il ne faut rien ajouter à mon sens.
4-Point fixe : cavalier qui se fixe un point sur la piste (admettons comme si nous avions les 2 pieds dans un cerceau, l'objectif étant de ne pas sortir de ce cerceau), sur un cercle relativement réduit au pas, la main représente un point fixe. Le cheval tourne donc autour du cavalier, en devant lui-même trouver et proposer la bonne tension sur la longe. Demander un mouvement épaule ou hanche toujours en restant sur ce même petit cercle et sans changer la tension.
Pour moi c'est trop complexe à ce stade. Donc je ne vois pas l'utilité de ce travail là, il manque trop de préalables dans ma vision des choses. Mais ça n'engage que moi bien sûr.
Une fois mon 3 acquis, pour moi, l'étape suivante (4), c'est l'acquisition de la cadence et de l'équilibre qui va s'associer de fait avec la décontraction et la rectitude. Donc le travail consiste, monté et en longe, à obtenir un cheval régulier dans son rythme, stable dans son attitude, décontracté, équilibré sur des figures de base que l'on enchaine (c'est à dire en alternance mais en restant aussi sur certaines un certain nombre de fois pour justement obtenir la cadence car trop de changements de trajectoires, de mains et de figures rapprochées rendent difficile l'acquisition de la décontraction, de l'équilibre et de la cadence) . Cercles, rétrécissements/agrandissements, doubler dans la longueur, la largeur, diagonales, 8 et bien sûr suivre la piste et passer correctement les coins. Tout ça avec une bouche fraîche et décontractée sur le mors.
Installer le cheval dans chacune de ses allures grâce à ces exercices.
Bien sûr, en aucun cas, il n'est question de chercher à placer le cheval d'une quelconque manière, on laisse le cheval positionner sa tête comme il veut, on attend juste qu'il soit stable et décontracté dans l'attitude où il se sent le mieux.
ça prend pas mal de sessions de travail.
Edit : ce qui est primordial dans le débourrage et le post débourrage c'est de focaliser surtout sur l'envie du cheval de se porter en avant, d'avancer, de nourrir son impulsion sans la contrarier. Donc une fois qu'il a compris que le rapport main bouche est un dialogue réciproque ok (3), pour moi, on ne s'occupe plus trop de ce qui se passe avec le mors tant que le cheval est tranquille avec. Dans le 4, on ne cherche pas à faire des truc dans ses mains, pas à lui bouger la tête, l'encolure ou les épaules, on reste sur un contact égal dans les 2 rênes et des rênes d'ouverture pour la direction. C'est d'ailleurs le travail dans le 4 qui va induire naturellement une évolution de l'attitude du fait du cheval et pas du notre. en se décontractant dans ses allures et les figures, par l'acquisition de sa cadence et de l'équilibre, le rapport mains/bouche va évoluer de lui-même du fait du cheval.