Etude demande éducateur holistique

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Galop.infini

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Etude demande éducateur holistique
Posté le 16/07/2026 à 13h35

Bonjour !

Ayant pour projet de m'installer à mon compte en tant que cavalier indépendant, je me demande si le secteur est "bouché" ou s'il y a une réelle demande de la part des propriétaires ?

Je proposerai un programme de travail et suivi du cheval pas seulement monté, mon but serait d'améliorer le bien-être mental et physique des chevaux tant au travail que dans son quotidien, en proposant une analyse globale de tout ce qui gravite autour du cheval, comme:
- conditions de détention
- alimentation
- sanitaire
- et bien d'autres !
En suggérant pour tous ces domaines des pros à qui montrer le cheval, ou en donnant des pistes d'amélioration grâce à mes connaissances accumulées après des années sur le terrain.
Avant de pouvoir commencer dans les meilleures conditions possibles le coeur du sujet: l'éducation/rééducation du cheval à pied et/ou monté, en me basant sur des connaissances biomécaniques et éthologiques éprouvées, en m'adaptant réellement à chaque cheval, ses spécificités morphologiques, posturales, d'apprentissage, pour que l'équitation soit source de confort et de plaisir pour le cheval. Un cheval heureux au travail, dans ses intéractions avec l'Homme= un cavalier heureux avec lui et bien plus en sécurité.

Seriez-vous intéressé par un professionnel ayant une vision d'ensemble de votre cheval, qui saurait l'aider au plus juste pour lui, afin qu'il soit bien dans son corps et dans sa tête ? Qui vous donnerait des lignes directrices pour faire de votre mieux au quotidien, même après la fin d'un suivi du cheval sur quelques séances ou plus régulièrement, ou même pour un bilan "état des lieux+suggestions d'amélioration" ?

Merci pour le temps que vous prendrez à répondre, à me suggérer vos idées, ou même à me dire que je vais dans le mur mdr !
Ca ne serait pas dans l'immédiat, j'ai d'abord plusieurs choses à régler sur différents plans, mais je me dis qu'il vaut mieux tâter le terrain en amont histoire de voir si je ne m'aventure pas dans un marécage jusqu'à la taille lol.

Bonne journée !

Wintershine

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Posté le 16/07/2026 à 18h02

Perso j'en ai pas besoin. En tant que cavalière et propriétaire de longue date, je n'ai jamais arrêté de me former, en premier dans les domaines que tu cites, donc je serai mon propre enseignant.

Mais je suis convaincue qu'il y a plein de gens là-dehors qui sortent du monde de l'équitation club lambda, qui s'achètent un cheval, et qui connaissent que dalle à part sauter des barres. Reste la question si ces gens là seront prêt à te paier pour des infos que l'on peut trouver facilement et en principe gratuitement avec des simples recherches google voir avec l'AI (sauf exception de gens qui achètent encore des livres)

Himaliae

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Posté le 16/07/2026 à 19h12


galop.infini a écrit le 16/07/2026 à 13h35:
histoire de voir si je ne m'aventure pas dans un marécage jusqu'à la taille lol


Alors, je confirme, tu y vas

Est-ce qu'il faut de tels pros? oui
Est-ce que tu te sens d'aller autant à contre-courant? a toi de voir, et bon chance.

Après, le marché existe, mais il est faible, et surtout il y a une différence entre ce que les gens pensent être capables de faire ("je veux respecter mon cheval") et ce qu'ils sont en réalité capables de faire (si cela implique de ne pas monter dessus pendant un an pour respecter un émotionnel et un physique à reconstruire? S’il faut travailler sur là remise en question profonde de l’humain? S’il faut changer complètement le mode de détention et que le cheval n’est plus à 10min de route mais a 30?)

Il faut de très sérieuses compétences de pédagogie et de psychologie pour expliquer aux clients que ca va être beaucoup plus compliqué que le fameux "le cheval c'est trop génial" de la FFE.
Parce que la majorité des gens sont véritablement pleins de bonnes intentions, mais vont acheter un cheval cassé physiquement et/ou mentalement sans s’en rendre compte car c’est l’état majoritaire des chevaux sur le marché.

Bref, le travail est immense et mérite d’être fait! À voir ta capacité de résistance à nager à contre courant.

Donc à toi de voir ton réseau, les gens que tu es capable de toucher, dans quel contexte tu vas travailler (chez toi? dans des écuries? (on a vite tendance à blacklister les pros dans certaines écuries quand les discours ne conviennent pas)), sous quel statut, etc etc.

Galop.infini

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Posté le 16/07/2026 à 19h28

Merci pour ton avis wintershine !
Je vois moult "formations" en ligne qui apprennent aussi tout ce que l'on peut trouver gratuitement sur internet, en théorie, parfois (souvent en fait), des trucs que l'on trouve, nous, proprios curieux qui réfléchissent plus loins que la simple utilisation du cheval, hyper basiques, qui tombent sous le sens, sauf que dans la réalité je vois beauuuucoup de cavalier et de chevaux surtout, en perdition totale, qui cherchent des solutions partout et payent des formations en ligne en espérant avoir LA recette miracle sauf que... chaque cheval est particulier, et rien ne remplacera la pratique, l'observation, la compréhension en direct.
Il y a aussi bien des proprios qui cherchent, je pense, des pros qualifiés pour travailler ou rééduquer leur cheval avec une approche globale ? Pas seulement qui prend le cheval comme un problème à résoudre et fait des séances types. Quelq'un qui s'intéresse au mental, au physique et à l'émotionnel du cheval pour résoudre durablement un (ou des) soucis ?

himaliae oh j'ai toujours été à contre courant aussi loin que je m'en rappelle, dans les années 2010 je passais pour la bisounours qui arrive quand même (par on ne sait quel moyen obscur chelou d'après les gens extérieurs lol, alors que c'est juste de l'écoute quoi) à obtenir des choses "incroyables" de chevaux taxés de """nuls"""... Genre juste faire un départ au galop propre parce que je murmurais avec mes aides plutôt que de "crier" comme beaucoup, enfin c'est rien de bien ouf. XD
ça je me doute que remuer la fourmilière du monde équestre ne sera pas simple, j'avais déjà eu quelques expériences en tant que bénévole sur quelques structures, et clairement c'était pas tout rose chez certains, y'en a ils sont biiiiien englués dans leurs dogmes mais ça ne me motive que davantage. D'abord des particuliers, qui pourraient venir d'eux-mêmes vers moi donc qui, je pense, auraient assez d'ouverture d'esprit pour accepter de faire des concessions pour leur cheval ? Puis petit à petit avec le bouche à oreilles ça pourrait atteindre des petites structures, et idéalement je m'installerai chez moi quand j'aurais les fonds (si j'y arrive). Enfin dans l'idéal hein. Si je reste cantonnée aux proprios chez eux ou dans leurs structures, du moment que je vois leurs chevaux, le "monde" autour de moi changer, et rayonner, je m'en contenterais.

J'me suis déjà fait "blacklister" par un ancien pro mdr, beh tant pis, si certains sont trop obtus pour se remettre en question malgré la preuve par l'exemple (j'suis pas grande gueule, je préfère montrer, impossible de mentir et la pilule passe mieux ou du moins ça fait gentiment son chemin) que leur donne leur cheval quand je le travaille pourtant une mini séance 3 fois par semaine, j'y peux rien, je peux pas les forcer. Comme pour les chevaux, aller de front ça mène souvent à rien à part braquer encore plus. XD

Wintershine

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Posté le 16/07/2026 à 21h09

Tu as a évoqué un sujet important: les gens qui attendront de toi des solution miracles pour des soucis créés maison, mais faut pas que le cavalier doit travailler sur soi ou faire des efforts ou sortir de sa zone de confort ou accepter de mettre le confort et la qualité de vie du cheval avant leur mumuse.

Bien évidemment, les formations en ligne pullulent en ce moment, c'est dingue. Ce qui montre à quel point les gens sont des assistés au point qu'ils préfèrent acheter au lieu de chercher par eux-mêmes.

Les proprios plein de bon sens et responsables, qui ont qu'une envie, continuer d'apprendre ET faire le mieux pour le bien-être mental et physique de leur cheval, il y en a. Mais faut les dénicher, car ils s'affichent rarement. Je pense vraiment que ton plus grand allié sera le bouche à l'oreille, et espérer que des clients contents te recommanderont derrière.

Esss

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Posté le 17/07/2026 à 00h12

Perso, je suis septique, ça me paraît bien abstrait comme concept ou alors je n'ai rien compris mais me concernant, je suis déjà entourée de différent.e.s professionnel.le.s et c'est la somme des regards de tou.te.s ces pro qui me permet d'avoir une lecture globale de mes chevaux.

Comment une seule personne peut prétendre offrir cette compétence ? Qu'elle formation, quel bagage, quel réseau ? en gros, qu'elle valeur ajoutée peux-tu offrir ? J'ai bien compris que tu avais l'intention de travailler avec d'autres pro mais du coup à quoi sers-tu dans ce cas ? Juste à de la mise en relation ? Sur quel secteur/distance géographique ? Enfin autant de question que de situations j'imagine

Et je rejoins l'idée que tu as intérêt à te faire une super réputation parce que vu tou.te.s les charlatan.te.s dans ce milieu même le bouche à oreilles je m'en méfie maintenant. J'ai besoin de me faire mon propre avis sur un.e pro avant toute intervention sur mes précieux.se et d'avoir un avis solide en amont (ou alors de n'avoir aucune autre option).

La dernière pro qui vendait du rêve sur le papier m'a laissée perplexe après une journée de stage (et pourtant introduite par une professionnelle de qualité, dont la réputation n'est plus à faire et plus que sensible au bien-être des équidés et des humains). Résultat je sais que j'ai besoin de ce type de professionnelle mais sa démonstration m'a refroidie

Édit ; à toute fin utile, ça fait longtemps que j'ai " fuît " les centres Équestre ou assimilés et je fais partie de la team qui préfère les livres et leurs précieux témoignages

Edit2: je pense, peut-être à tort, que les gens qui sont prêts à se remettre en question, sont déjà entourés de professionnel.te.s compétent.e.s. Ils les ont cherché.e.s, sélectionné.e.s et ne font pas confiance au premier quidam venu.

Édité par esss le 17-07-2026 à 00h20



Galop.infini

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Posté le 17/07/2026 à 06h03

En première intention mon job est de bosser les chevaux de proprios et/ou structures. Avec cette plus-value que j’ai l'œil pour repérer et résoudre plus que de simples soucis de comportement, je n’applique pas une "méthode" de travail, mais considère le cheval comme un être global et complexe, à part entière, où chacun a sa personnalité, ses spécificités physiques, psychologiques, son caractère unique qui fait que, contrairement à pas mal de pros qui, très souvent, appliquent 1 méthode/approche pour tous les chevaux qu'ils vont travailler grosso modo, je saurais piocher dans mes connaissances et compétences issues de différents courants équestres (école de légèreté, échelle de progression allemande, équitation etho, éducation à la voix), des années s’observation et de pratique, pour travailler le cheval selon ce qui lui convient, pas selon ce que chaque courant veut imposer comme étant LA seule et unique façon d'éduquer/travailler un cheval pour qu'il soit "juste" (avec des bonnes grosses œillères qui ne voient pas les signaux d’inconfort ni la musculature de compensation qui saute aux yeux, et sont persuadés que le poney est heureux alors qu’il subit sans rien dire ouvertement, dans le meilleur des cas).
Et que je saurais voir si le cheval a des tensions, des gènes, une selle adaptée ou pas (rapidement, je suis pas saddle fitter mais ai un œil un peu affûté) qui nécessiteraient un ostéo/véto/dentiste/saddle fitter, avant que je puisse poursuivre le travail. Afin que le cheval puisse s’exprimer pleinement, réellement, soit acteur de l’équitation, de son éducation, et pas juste cassé encore une fois par des discours du siècle dernier "il se fout de toi", "il fait du cinéma", "oblige le faut pas qu'il gagne" et j’en passe.
Qu'il trouve du plaisir dans l’équitation, avec son humain, dans son quotidien. Qu'il s'épanouisse grâce à un travail physique et mental qui lui convienne, du travail sur mesure.

Dans le cas d’un jeune cheval, mon approche permettrait d’avoir un cheval qui commence dans les meilleures conditions possibles son travail ou même sa relation à l'humain, en me basant sur les principes d’apprentissage (équilibre R+ R-), l’éthologie équine (donc une lecture fine du cheval, pas d’anthropomorphisme, mais en considérant quand même leurs émotions), et en adoptant un rythme adapté au cheval. Pas aux impératifs de temps "dans 15j/1 mois mon jeune sorti du pré j’le veux débourré qui enchaine son parcours à 85cm et assurance vie en extérieur merci".

Alors j'ai conscience que y’a du taff, mais en commençant petit, dans mon secteur, puis si les gens sont contents, ils en parleraient autour d'eux, etc.
Ehe je suis aussi du genre à vérifier les avis avant d'appeler un pro, et je sais également qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, là ou Untel va trouver Micheline au top pour son cheval, Unautre va la trouver absolument pas pertinente et donc ne pas la recommander. C’est subjectif. Question aussi de feeling entre les personnes, comme pour les chevaux.

L’IA peut peut-être proposer des programmes types, proposer des solutions, mais ça ne reste jamais que de l'écrit. La pratique, le terrain, l'observation, le ressenti, une IA n'aura jamais ça et ne saurait s’adapter en temps réel, ni sentir ce que sent le cheval pour proposer des solutions concrètes adaptées au cheval qu’on a en face à l'instant T. Puis même, faire des programmes de travail, ça, limite n'importe qui peut le faire, un amateur éclairé, une IA... le feeling du terrain, je pense pas qu'une IA l'aie lol.
Ce que j'ai en plus, c'est ça. Mes connaissances et mon expérience, mêlées à une volonté profonde d'aider les chevaux à être mieux dans leur corps et leur tête, et un truc en plus que je ne saurais décrire. Juste une lecture très fine du cheval, de ses micro signaux, sûrement. En dépit de tout ce qu'on a essayé de me fourrer dans le crâne (cf plus haut lol), je me refuse à me fermer à ce que je vois concrètement, et qui est considéré comme "trop de sensibilité" par pas mal gens... je mixe la science, différents courants d’équitation, l'expérience, et cette touche personnelle unique. Mon truc en plus qu’aucune IA ou livres ne sauraient apporter.

Natcel

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Posté le 18/07/2026 à 10h11

Tu parles de ton expérience mais pas de tes diplômes.

Pour moi, une ouverture vers une vue d'ensemble, ça peut être un plus, mais seulement s'il y a déjà des bases reconnues. Par exemple, j'ai déjà fait appel à un osteo pour mes chevaux, mais celui-ci est avant tout vétérinaire (comme ça il a la double vision et peut déceler un problème de santé avant toute manipulation).Idem, mes loulous ne sont pas ferrés mais c'est une maréchal ferrant diplômée qui s'en occupe. Je n'aurais pas confiance en un podologue autoproclamé après une formation de quelques semaines.

Et pour l'instruction, ben c'est pareil. Je connais une super monitrice qui s'est spécialisée en équitation de légèreté, biodynamique du cheval... Mais elle a son diplôme de monitrice qui atteste qu'elle a validé un certain nombre de compétences indispensables avant de se spécialiser.

A côté de ça j'ai côtoyé une gérante de pension qui fait des formations dans plein de spécialités à la mode plus ou moins reconnues voire franchement controversées (biorésonance, shiatsu, communication animale), elle propose ses services en approche globale et holistique (je trouve ces termes très pompeux sans qu'on sache vraiment ce que ça veut dire). A elle je ne ferais pas du tout confiance pour gérer mon cheval. J'ai l'impression qu'elle fait ses formations au gré des modes et des opportunités (prise en charge par je ne sais quel organisme) et qu'elle tente un peu tout ce qui peut rapporter. Elle est peut-être sincère dans sa démarche, mais pour moi, il n'y a rien qui puisse attester de ses compétences.

Voilà pour mon avis, sachant que je ne suis sans doute pas du tout dans la cible de clientèle que tu pourrais toucher.

Unecavaliere

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Posté le 18/07/2026 à 13h49

C’est forcément quelque chose qui s’étudie de savoir si on peut se faire une clientèle et sa place localement… mais ce que je vois autour de moi c’est que les gens ont besoin d’avoir confiance et que la confiance peut avoir le dessus sur des compétences. Que les structures ne sont pas toujours ouvertes à des intervenants extérieurs. Et même si elles sont ouvertes, il peut y avoir du tri dans les personnes qui peuvent venir.
L’aspect financier est aussi à prendre en compte.

Je pense qu’il faut voir si il y a de la demande, mais ce n’est pas toujours une demande clairement exprimée. Et la demande de travail d’un cheval ne veut pas dire que le propriétaire est prêt à revoir la gestion globale.

En intervenant en tant qu’ostéopathe pour les animaux, j’ai déjà été confrontée à des situations où le propriétaire veut faire du bien à son cheval mais ce n’est pas pour autant qu’il va suivre les conseils donnés… quand bien même ce serait une simple visite du dentiste.

Galop.infini

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Posté le 18/07/2026 à 14h50

natcel en diplôme je n'ai pas de monitorat étant donné que mon but n'est pas d'enseigner aux cavaliers. Cependant j'ai suivi une formation CS ETJE, j'ai un Galop 7 de dressage, le Savoir 1 en equitation ethologique (sur les 5 dispos je sais c'est pas grand chose mais c'est mieux que rien, je suppose), à côté j'ai lu énormément de livres, glané de l'expérience auprès de chevaux de caractères et morphologies différents durant plus de 20 ans, fait des stages en école de légèreté sur laquelle j'ai pris un certain recul, assisté à des conférences de biomécanique, d'éthologie équine...

unecavaliere ça, qu'avant l'expérience il y a la confiance et le "feeling" entre humains, je confirme, pour avoir vu de tout, partout. Des ostéos approuvés par l'AVEF faire un travail franchement moyen voire brutal, et d'autres non reconnus mais diplômes d'écoles d'ostéo d'avant la réforme véto, avoir des doigts de fée et faire presque des miracles ! Pareil avec des maréchaux/podologues, et même entre monos diplômés y'a des gouffres. Je pense que ça n'est pas tant le diplôme qui compte, mais l'expérience, la compétence, la réflexion. Perso quelqu'un débarque et me dit "je sais gérer tous types de chevaux faites voir le votre", j'ai des doutes... XD

En ce qui me concerne je serai plus dans l'approche "je vais faire de mon mieux avec mes compétences d'aujourd'hui, voyons par où commencer, où on en est, quelle est la problématique majeure, son passif si vous le connaissez, et si j'ai des doutes sur tel ou tel point en cours de travail, je préfèrerais vous orienter vers un(e) collègue qui pourra être plus pertinent(e)". Faire aveu qu'on n'a pas la science infuse, qu'on peut rediriger vers un autre pro car on ne s'entend pas avec le cheval ou que son cas dépasse nos compétences (même en étant pro je pense que y'a des chevaux où ça ne passera jamais, et où rien de bon ne sortira, et c'est pas de l'incompétence à mes yeux, mais de l'honnêteté et de la lucidité), pour moi c'est gage de confiance, que le pro actuel ne s'acharnera pas si ça ne passe pas, et ne risquera pas de faire pire que mieux en s'entêtant.

Je reste dans le concret, le pratique, bien que j'aie une ouverture d'esprit sur la communication animale, je suis de base très "scientifique", étant issu d'un Bac S (douce époque révolue des filières lol). Hypothèse(s), protocole expérimental, mise en pratique, observation, conclusion avec validation ou réfutation de(s) hypothèse(s). :P Et mise en place d'un programme global adaptable au jour le jour selon la disponibilité du cheval. Si j'avais prévu, par exemple:
Lundi: longe
Mardi: plat
Mercredi: cardio en extérieur
Jeudi: repos
Vendredi: barres au sol
Samedi: extérieur
Dimanche: repos
Mais que je vois que mardi Loulou est pas disposé, qu'au moment de seller il est vraiment dans un mauvais mood, et bien pas de plat, mais travail en main, ou petite liberté en rond de longe (qui ne veut pas dire dégazage en vrac, surtout pas), et le cardio prévu du lendemain sera moins intense que prévu initialement. Vu que les chevaux ont leur raisons de râler avant le boulot, peut-être que la dernière séance montée n'a pas été bien perçue par le cheval, et si cette "mauvaise humeur" à la vue de la selle est nouvelle et persiste plus de quelques séances, ostéo et check selle. Avant de faire venir la "grosse artillerie" du véto et des radios du dos. XD Du bon sens quoi.

Tonya

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Posté le 18/07/2026 à 15h08

Pour moi, ce que tu proposes existe déjà chez les bons professionnels.

Savoir prendre un cheval dans le bon sens en étant capable d’appliquer une méthode différente à chacun est le propre d’un bon entraîneur quelque soit la discipline.
Voir si le matériel convient: aussi.
Parce que pas de performances si ca ne va pas.

Et ça existe bien plus qu’on ne le croit.

Ce qui existe moins, ce sont ceux capables d’offrir des conditions de vie idéales. Parce que trop souvent, il vaut mieux être une vache, une chèvre ou une brebis: elles vivent mieux que la majorité des chevaux!

Et un cheval qui vit dans un environnement correct: espace, copains, bouffe= l’essentiel du travail se fait naturellement.
Pour cela, il faut aussi avoir des qualifications en agro.

Badmonster

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Posté le 18/07/2026 à 15h17

Je n'ai pas vraiment compris la plus-value que tu proposes. La plupart des cavalier(e)s pro, enfin celles et ceux qui sont sérieux.ses, le font naturellement.
Trouver que la selle n'est pas adaptée à 100%, déceler un problème de parage ou de ferrure... Ils ou elles le font.

Quant à conseiller sur la pension. Oui tu peux dire à des proprio que leur cheval serait mieux au pré H24. La plupart sont au courant et s'ils ont choisi une pension pas au pré H24 c'est qu'ils estiment que les avantages pour eux sont supérieurs aux inconvénients. Alors tu peux suggérer des améliorations aux propriétaires et/ ou gérants, rassurer sur le fait que Pompon n'est pas en sucre et qu'il peut aller dehors même s'il pleut un peu, qu'il peut être defferré derrière et aller au paddock avec un copain.. Mais à un moment tu n'es pas chez toi et si tu critiques les pensions tu risques de ne plus être le bienvenu...

Toute la culture que tu as emmaganisée n'est pas valorisée par des diplômes ou des résultats "officiels", donc il va falloir du temps pour créer ta clientèle, faire reconnaitre ton expérience... Tu peux travailler ta communication, mais ça va surtout se jouer par les retours des client(e)s

Galop.infini

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Posté le 18/07/2026 à 16h49

Merci beaucoup ! En effet le bouche-à-oreilles et la com' seront mes plus précieux alliés, donc en soit rien de "compliqué", il me faudra juste être patiente, mais Rome ne s'est pas faite en un jour comme on dit.
Le plus, c'est que je ne cherche pas seulement la performance, je réinstaure un dialogue entre le cheval et l'humain, mais dans les deux sens... Souvent ça va que dans le sens cavalier vers cheval, où le cavalier demande, code, le cheval obéit mais est-il volontaire ? Heureux au travail et dans sa relation à l'homme ? Ou a-t-il été juste tellement conditionné qu'il se laisse faire sans plus chercher à discuter ? Le plus, c'est le côté émotionnel. Plus creusé que simplement "selle OK, signaux d'inconfort quasi absents OK, parage OK, dents OK, technique appliquée qui convient OK, progression OK". Si le cheval n'est émotionnellement pas prêt à faire ce que le proprio veut, clairement faudra le lui dire, et mon job sera de rendre le cheval prêt, et ça prendra le temps qu'il faudra, mais in fine, le but à terme c'est un cheval réellement coopératif, content.

Enfin rassurez moi je suis pas folle, quand même: un cheval peut réellement AIMER travailler, dans le sens où il a associé le travail monté, à pied, ses interactions avec l'humain, à des émotions positives, une amélioration de son confort physique pendant la séance, de sa sécurité émotionnelle, que du positif de son point de vue, donc il serait MOTIVE à faire des choses et même des mouvements considérés comme techniques (changements de pied, rassemblé, déplacements latéraux...) ? Les chevaux de Pauline Beulze, de Frédéric Pignon et Magali Delgado... En sont des exemples concrets, non ? De altaiir (sorry je me permet, si ça embête j'enlève) avec son beau Jenghis Khan, aussi ?
Suis-je qu'une rêveuse d'espérer que ces approches soient plus courantes, plus visibles, plus accessibles, et soient la norme et pas, malheureusement, vues comme "Bisounoursland de spectacle ou dans un champ" ?

J'ai eu travaillé un camargue, pendant 6 mois, 2-3 séances max/sem, hyper émotif, se retenait, menaçait de me jeter si j'y touchais, paddockait, proprioception pourrie (perdre un postérieur de façon random au pas chapeau lol)... Après ces 6 mois, transformé sur tous les plans. Quand j'arrivais au paddock (vie en groupe, foin à volonté) il m'appelait et débarquais oreilles devant ! Quand j'apportais la selle, de même, n'oreilles pointées et il me tirait dans la carrière. A cheval, hyper appliqué, joueur, répondait présent à toutes mes demandes, notamment un moment où je l'ai "challengé", en mode "on joue à affiner au max les réponses ?" pour des transitions de plus en plus rapprochées et complexes (pas-arrêt, pas-trot puis trot-arrêt etc) en gardant les postérieurs ! On a kiffé ce moment, clairement je pouvais sentir sa bonne humeur, son entrain à chaque demande, c'était magique. Totalement différent des chevaux qui répondent car juste bien dressés et aux boutons. J'ai pas rêvé tout ça, quand même. XD

Donc en résumé: je serais un pro classique, comme on en trouve partout, qui a intérêt à faire une giga pub et à avoir un réseau solide pour pouvoir espérer avoir des clients ? Et encore, ces clients seraient dans une "niche" vu la remise en question que ça demanderait aux consommateurs lambdas de chevaux qui achètent pour la gloire en concours. Et le jour où Pile-Poil des Grands Chevaux ne performe plus ou est "rétif" ou "ne joue plus", hop ça revend à un cavalier de loisir pour de la balade ou de la retraite ou repro (même à 8-10-12 ans) pour en racheter un derrière, et rebelotte sans se demander si le problème n'est pas tant le cheval, que l'approche qui ne va pas... (pieds dans le plat bonjour, merci, pardon XD)

Édité par galop.infini le 18-07-2026 à 17h01



Badmonster

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Posté le 18/07/2026 à 17h20

Mais en fait la plupart des pro ne sont pas des robots qui vont juste conditionner le cheval à obéir et à être résigné

J'ai été cavalière de concours, et la plupart des propriétaires qui font du concours aiment leur cheval et font en sorte qu'il soit bien (parfois maladroitement, parfois en cédant aux sirènes du marketing, c'est un autre débat...). Et surtout personne n'a envie d'aller en concours avec un cheval qui n'a pas envie de rentrer en piste, au contraire.

Je connais des cavalier(e)s qui ont vendu leur cheval parce que ça n'allait plus, souvent un souci de casting à l'achat avec un cheval qui demandait un(e) cavalier(e) plus précis(e), ou parce que le cheval ne pouvait plus faire de sauter, oui, ça existe. Mais la plupart de celles et ceux que je connaisse garde leur cheval toute sa vie, y compris en cas de retraite prématurée, y compris si pour ça ils doivent arrêter le concours...

Et donc les pro avec qui elles/ ils bossent font en sorte que le couple aille bien physiquement et mentalement pour que ça se passe bien pour tout le monde.

Édité par badmonster le 18-07-2026 à 19h48



Unecavaliere

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Posté le 19/07/2026 à 23h11

J’ai du mal à comprendre comment faire durer ton travail dans le temps sans éduquer le cavalier… et pour éduquer le cavalier, en France tu vas devoir avoir un monitorat pour pouvoir facturer ce travail d’enseignement…
J’ai peut-être des idées de personnes que tu pourrais contacter pour étudier la viabilité de ton projet

Galop.infini

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Etude demande éducateur holistique
Posté le 20/07/2026 à 12h26

Je vois, mais dans le cas de structures de pension travail uniquement, qui ne donnent pas cours car forcément pas le BPJEPS, comment ça se fait que ça marche ? S’il n’y avait pas de clients, ou que tous les cavaliers avaient déjà leurs pros attitrés et n’en changeaient jamais, ça seraient toujours les mêmes structures sollicitées, et y’aurait pas de place aux nouveaux venus, non ?

Après si effectivement le marché est bouché, où effectivement ce sont que les mêmes qui "marchent" et y’a zéro chance pour les nouveaux, beh soit... et où donc la culture, majoritaire, du "tout tout de suite Pompon doit être prêt pour mes concours du dimanche" ou l'extrême "faut récupérer ce cheval mal débourré par un pro qu'on m'a pourtant recommandé qui a une super com’" (je force le trait exprès), c’est un peu tristoune je trouve... la filière n’est pas prête d'évoluer... mais à ce moment là faut que je change de voie avant même d'avoir commencé... Ça serait ok hein; mais ça m'embêterait énormément.

unecavaliere je veux bien tes contacts, s'il te plaît !

Après j'ai pas précisé le secteur, en Normandie/Nord de la France (au dessus de Lyon mdr, sudiste à fond) ça doit être sacrément plein de gens de cheval divers et variés, mais dans le quart Sud-est (Gard, Vaucluse, Ardèche, Drôme, Bouches-du-Rhône, etc...) qu'en est-il ?
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