0 j'aime
Vétérinaires : fautes graves
Posté le 12/11/2011 à 15h56
Non, ça ne m'est pas arrivé. Je pense que c'est quelque chose de franchement délicat. Primo, difficile à prouver, tu trouveras difficilement un véto qui voudra témoigner contre un confrère et comment étayer ta version sans? à moins de voir avec l'ordre des vétos, et secundo, même si c'est difficile à accepter, peut-être l'erreur était "pardonnable"?
Je vais te donner un exemple : nous avons eu un cheval qui a présenté des signes ressemblant à des coliques, pas franchement violentes, avec gros essoufflement. Sachant que nous avions déjà perdu un cheval de coliques, nous n'avons pris aucun risque, nous avons embarqué le cheval et il a passé la nuit en clinique.
Le lendemain, nous le récupérons, il va bien. On nous signale juste des sortes d'ulcères au niveau des gencives, on nous dit de vérifier la porte de son box voir s'il ne se met pas des petites échardes en grattant avec les dents, ce que nous n'avions jamais vu.
Trois semaines plus tard, ce cheval meurt subitement avec les muqueuses violettes et toutes "piquées". C'était une rupture de l'aorte. Nous nous doutons alors que ce qui s'était passé auparavant était sûrement des signes avant coureurs.
J'ai continué d'accorder ma confiance à cette véto car la rupture de l'aorte sur un cheval de 10 ans est tellement extraordinaire que je conçois qu'elle n'ait pas envisagé cette piste.
Après, avouons aussi que même si elle l'avait détecté, elle n'aurait pas pu le sauver pour autant. Ca rend peut-être le mauvais diagnostic plus acceptable, je ne sais pas.
Malheureusement, l'erreur est humaine, des chirurgiens humains aussi se plantent, des juges se daubent sur des grosses peines,... peut-être je pardonnerais plus difficilement à celui qui s'est vautré car il n'en avait rien à cirer.