Bonne année les super mamans
De mon côté les vacances de Noël ont été très fatigantes donc je suis en mode vidage de sac et vous pouvez vous arrêter là ahah ^^"
Je n'étais déjà pas loin de l'épuisement avant les vacances, je me suis vue sombrer tout au long du mois de décembre sans savoir comment mettre le holà. J'ai du suspendre plusieurs de mes activités sportives de peur de me blesser ou de m'endormir au volant au retour, ce qui n'a fait qu'ajouter à ma culpabilité (comment progresser si je n'y vais jamais ? et puis je vais me ramollir et la reprise sera d'autant plus dure ! etc etc) et donc à mon mal être.
Déclencheur initial, j'ai répondu à L'Offre d'Emploi de mes rêves, et... j'ai été prise. Ce qui est une excellente nouvelle évidemment, mais "un peu tôt" par rapport à cette période de ma vie (et en même temps une opportunité rare qu'il ne fallait pas laisser passer). Sachant que j'étais plutôt dans le mood de me laisser porter et de demander un 80% pour mieux équilibrer pro/perso. Début décembre j'ai donc annoncé ma démission dans mon poste actuel, alors que ce n'était pas vraiment un moment propice, j'avais énormément de projets en cours, qui me tiennent à coeur, et qui devaient être livrés au 1er semestre 2026. J'ai donc essayé de compresser le tout pour en livrer le max possible avant mon départ fin février.
Ça + plusieurs mauvaises nuits des enfants (cause petits virus) + virus que j'ai attrapés moi-même + le stress de la fin d'année avec les cadeaux...
Combo gagnant.
Mon corps n'étant plus très résilient aux pics de stress/anxiété, il m'a sorti une nouveauté : l'irritation oculaire xxl + eczéma des paupières. Je ne sais pas qui de l'oeuf ou de la poule, mais depuis mon opération au laser lasik en mai dernier, c'est déjà une zone fragile, mais là c'est le pompon. Dès le réveil j'ai les yeux gonflés et rouges comme si j'avais pleuré toute la nuit, et en journée ça gratte malgré la crème anti eczéma achetée en pharmacie (ok paupières évidemment).
Bref demain je tente de prendre rdv chez l'ophtalmo en urgence (pour m'entendre dire "mettez vos larmes artificielles ça va passer" - spoiler ça fait des mois que je m'applique à le faire et ça ne change rien du tout, mais bon que faire d'autre).
Donc dans ce contexte, les vacances scolaires. La maternité/parentalité n'est déjà pas une évidence en temps normal, mais avec un état pas loin de la dépression ce fut extrêmement pénible à vivre. La difficulté à me lever le matin, à démarrer les activités pénibles (faire les valises, faire des courses...), à occuper les enfants, à gérer leurs conflits, à s'occuper d'eux, à partir de 18h en particulier, mais pas que.
Voir la famille et donc devoir "faire semblant" que tout va bien - même pas forcément pour leur faire croire que tout va bien, mais parce qu'ils ne se proposent jamais de nous aider ou de nous relayer, donc de toute façon on n'a pas le choix.
Gérer cette sensation de passer à côté de ma vie et d'être enfermée dans ce rôle qui ne m'épanouit pas et qui m'empêche d'être "moi" et de remplir mes propres besoins (de silence, de calme, d'activités solos).
Tout en me disant "ça va passer' parce que la plupart du temps j'arrive à composer.
Bon. Ben j'espère que cet état va passer rapidement en tout cas.
Dans mes rêves il me faudrait souffler quelques jours sans personne pour m'emmerder, mais je n'ai pas de vacances à poser d'ici la fin de mon contrat et idem lorsque j'aurai commencé le nouveau job.
Par moment ça ne va tellement pas que je me sens à deux doigts de l'arrêt de travail (comme dit mon médecin c'est malheureusement le seul truc qu'on peut mettre en pause). Mais j'essaye de me dire "ça va aller". La reprise de l'école pour les enfants devrait aider. Même s'il va falloir gérer les 1000 trucs de la todolist avec le méga-urgent qui s'est mis au-dessus du très urgent, tout en ayant le urgent qui attend urgemment, enfin vous voyez ! (et j'ai laissé tomber l'idée du "pas urgent qui m'horripile tous les jours" genre le joint de la salle de bain noirci loisi dégueulasse, devant la quantité de trucs qui passent avant)
(Coucou l'abri de jardin qui s'effondre tranquillement alors qu'on a plein de trucs dedans qu'on n'a pas la place de stocker ailleurs, coucou la voiture qui ne démarre plus cause batterie morte, coucou les pantalons soudainement trop petits...)