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Le post des supers mamans de ca...
Posté le 12/06/2026 à 15h10
elo7 Imposer la nudité c'est à mon sens favoriser un climat incestuel. Se dire que le consentement est le verrou exclusif de cette question me semble être insuffisant. Les enfants ont du mal à exprimer fermement la gène face à un fonctionnement familial, je pense qu'il faut être très prudent. Les habitudes familiales sont très difficiles à remettre en question pour des enfants.
Mais tu as raison, c'est culturel sans aucun doute. Et c'est précisément ce qui est relevé sur la question de la nudité et du climat incestuel, qui est évalué en fonction de la question culturelle. Dans des cultures où le corps est nu au quotidien, la question se posera différemment précisément parce que le corps nu n'est pas sexualisé. Dans un pays latin comme le nôtre, la nudité revêt une dimension culturelle différente. Le climat incestuel est évalué à l'aune d'élément très pratiques et tangibles, notamment la question culturelle (mais pas que).
Je me permets juste mais il me parait invraisemblable d'emmener des enfants dans un camp nudiste. Mais pas qu'à moi d'ailleurs. Aux psychologues également.
Evidemment un climat incestuel ça n'est pas que, et heureusement, la question de la nudité. Mais ça en fait parti. Il y a d'autres éléments, comme le brouillage entre les générations, avec une horizontalité dans les échanges (l'enfant confident, ami qui reçoit des infos qui ne sont pas du tout de son âge), entre les sexes... etc.
D'ailleurs, j'ai parlé de la nudité dans mon poste, mais du tout que de la nudité. C'était un élément parmi d'autres, et j'ai parlé de nudité en la contextualisant.
Mais je comprends que ça soit heurtant. Vraiment. Je pense que la France est un pays où ces questions elles commencent tout juste à apparaître, ou la prise de conscience est récente. Et ça nous confronte à des modes de fonctionnement hyper ancrés.
Et, au delà de nos pratiques, ça vient heurter certaines valeurs, notamment quand je dis que je ne veux pas d'hommes qui prennent en charge les soins pour ma fille. Je veux dire en soit je dis à travers ça qu'il y aurait un homme à la crèche de Jeanne ça aurait été non pour moi. C'est d'ailleurs ça qui a fait qu'on a pris une crèche et pas une assistante maternelle car je ne voulais ni mari ni ado garçon dans l'équation de la garde de ma fille. Mais parce que le risque je ne l'invente, il est hyper tangible et réel. Et ça évidemment ça heurte un principe d'égalité. Je le comprends.
Je me souviens il y a plus 10 ans ma mère développait une théorie sur le fait que elle aurait refusé un babysitter homme et j'étais outrée par son propos que je trouvais discriminant et sexiste d'ailleurs. Aujourd'hui, je suis entièrement d'accord avec elle à l'aune de mon statut de mère mais également à l'aune de la réalité statistique.