J’ai enfin fini de dégager le gué et le chemin qui y mène hier

Ça m’a pris 4 soirs mais c’est fait. J’ai 3 boucles qui y passent, sinon je dois faire un détour par des routes.
Pour fêter ça j’ai pris le Poilu (en main vu l’état de mon jeans après avoir travaillé 2h dans le gué

) et on est allés faire une des boucles en question.
Toujours stressé, j’ai fini par arriver à le détendre un peu en lui proposant de toucher tout ce qu’on croisait : boîtes aux lettres, poteaux, ficelles… 2h pour 6km mais j’étais assez contente de moi.
Aujourd’hui je suis partie montée. Je voulais faire une grande boucle pour évaluer son état avant le rallye de dimanche. Il reste un léger gonflement au niveau de son genou. J’ai pas l’impression que ce soit douloureux. J’ai remis la main sur mes guêtres parce que depuis qu’il est ferré, il se blesse en continue en bas des boulets antérieurs. C’est tout petit mais ça ne cicatrise pas.
Au bout de 500m il a commencé à faire des écarts pour tout et rien. J’avais épuisé mon stock de patience hier soir, je me suis fâchée.
J’ai hésité à rentrer mais avec la colère, j’ai décidé de faire la boucle (de 15km) vaille que vaille.
Je l’ai beaucoup occupé : déplacements latéraux et mobilisations diverses, variations d’attitude, respect de l’immobilité… Quand je le sentais moins sur l’œil je lui lâchais la grappe, et quand il recommençait à ronfler pour une feuille pas de la bonne couleur, on reprenait le travail.
C’est quasiment que de la petite route ou du stabilisé, les occasions de trotter sont rares. D’habitude je prolonge un peu et j’ai quelques chemins sympas mais là j’ai coupé pour rentrer plus vite. Vu son mental on n’aurait pas pu faire d’allures.

Il est remonté fort en pression vers la fin du tour, sur un chemin que j’ai pris une fois ou deux en 7 ans. Y avait rien. J’ai pris le temps de gérer en approche-retrait. Ça a été comme ça jusqu’au bout.
C’est même pas un plaisir en ce moment, c’est une corvée. Je le sors uniquement pour qu’il reste musclé, sinon il va à nouveau galérer.