quiebro13 Salut !
Déjà, je tiens à t’apporter tout mon soutien. Traverser une période comme celle-ci, c’est franchement éprouvant.
J’ai un BAT.
Et honnêtement, je ne l’ai pas aimé durant les huit premiers mois de sa vie. J’ai vu plusieurs éducateurs qui, face à chacun des comportements que je jugeais indésirables, me répondaient inlassablement : « oui mais c’est normal, c’est un BAT ».
Je t’assure que cette phrase, à force, me faisait littéralement grincer des dents.
À partir de ses cinq mois, on a commencé à partager de vraies activités ensemble. Ça a donné un peu de consistance à notre relation. Aujourd’hui, il a bientôt 17 mois : on revient de loin. Le lien continue de se tisser, mais rien n’est encore totalement acquis.
Dans toute cette histoire, le véritable facteur de chaos, ce n’était pas mon chien… c’était mon (ex) mec.
On s’en est débarrassé, et rien que ça, ça m’a déjà énormément soulagée.
(

Ceci n’est PAS un conseil)
Ce que je veux surtout te dire, c’est qu’on peut très vite entrer dans un effet tunnel, surtout quand on est épuisé et que la relation avec le chien est déjà fragilisée.
À l’époque, j’étais à bout. Ma situation n’était plus stable du tout (on s’est débarrassé du mec et de la maison

).
Mon chien était infernal.
Frustré.
Réactif.
Il ne dormait pas.
Il ne se posait jamais.
Encore aujourd’hui, au moindre bruit, il est debout, oreilles droites, à me suivre partout. S’il pouvait se téléporter en moi, il le ferait.
Mais on ne peut pas demander à un chien avec ce type d’atavisme d’effacer totalement ce pour quoi il a été sélectionné (j’ai bien compris que le tien est un AS).
Mettre un collier électrique sur un chien qui aboie par frustration, pour moi, c’est une hérésie… surtout si ses besoins de base ne sont même pas comblés.
Les problèmes ne disparaissent pas : ils se déplacent. Et souvent, ils reviennent plus forts et bien plus complexes à gérer.
C’est un peu comme le mettre sous traitement sans rien changer autour.
Je suis à 100 % POUR la médication quand le chien et l’humain en ont besoin, pour casser un cercle vicieux.
Mais il faut absolument mettre des choses en place avant et surtout pendant. J'ai mis mon chien sous
Clomicalm pendant quelques mois, ça nous a aidé. Mais j'ai fais le taf en parallèle.
Barnabé aboyait énormément par frustration quand il ne pouvait pas me rejoindre. C’est pénible, mais c’est… normal.
La bonne nouvelle, c’est que ça se travaille.
D’après ce que je lis, ton chien me semble surtout insuffisamment comblé, autant dans ses besoins que dans ses capacités.
Aboyer, te réveiller la nuit, monter en surexcitation… tout ça traduit un inconfort mental.
Ajoute à ça le fait que tu ne supportes plus sa présence et avec ces chiens ultra sensibles, impossible de le masquer.
Et si, en plus, il y a une allergie alimentaire avec des douleurs digestives, on met vraiment la cerise sur le gâteau.
Tous ces comportements sont pénibles. Difficiles à tolérer. Et quand on n’en a plus la force ni l’envie, c’est encore pire.
Vraiment, je te comprends.
Si je peux me permettre... un levier pour obtenir des résultats relativement rapides : que ton conjoint
puisque c’est son chien s’investisse activement dans des activités avec lui.
Le travail de flair est une ressource incroyable pour ce type de chien… Et tu verras qu'une partie des soucis se tasseront.
Les balades c'est très bien, mais en général, ça peut vite les ennuyer. Je vois le mien en balade, ça va 5 minutes, des fois il me demande des choses à faire, car il s'ennuie. Ca prouve que ce n'est pas forcément une activité entièrement satisfaisante pour toutes les races...
J'ai stoppé de mettre de l'argent dans les éducateurs (j'en ai vu 3, ça m'a aidé au début à avoir surtout un cadre pour moi) et ensuite, ça a stagné. Je préfère mettre mon argent dans des activités qui développent son cerveau, et notre lien. C'est plus avantageux.