Citation :
Donc quand elle fait très bien un exercice, pour renforcer, est ce que vous pensez qu'une friandise, bout de carottes, pomme seraient mieux actuellement ?
fais des séances de désensibilisation au contact. Avec un cheval blasé, "enfermé" dans sa tête, craintif, ou qui ne connaît pas les plaisirs du grat-grat, cela peut prendre longtemps.
Une fois j'avais gratouillé un poney, en cherchant ses points "sensibles", ça m'avait pris 40 min
Mais une fois trouvé, le cheval se relâche, avec le temps et la pratique il y prend goût, et à la fin on peut se "faire désirer" en partant au beau milieu de la séance au moment où il est ravi de frétiller du nez comme un hélicoptère tellement ça lui plaît.
C'est une "habitude" à mettre en place (l'appétit vient en mangeant et c'est en forgeant qu'on devient forgeron)
Autre chose que tu peux faire, que je trouve qui marche bien : le clicker.
Ca accélère vraiment les apprentissages chez les chevaux qui n'ont pas de souci particulier. Par ex mon âne étaot ok pour le travail mais méfiant envers les gués, le van, les passerelles en planches... quelques séances de clicker et c'était plié. Il aurait appris à grimper aux arbres avec ça
sur mon ardennais anxieux je cliquais juste les signes de décontraction, notamment les dents qui se desserraient ou l'encolure qui s'abaissait d'1 cm au pansage. Il était tellement tendu, dans l'expectative, il ne se relâchait jamais, comme un bout de bois. A force de le récompenser à chaque moindre signe de relâchement, ça lui donne l'indication qu'il est dans la "bonne direction", et le plaisir (croquette) induit la relaxation, de + mâcher décontracte les mandibules... Cercle vertueux.
Autre intérêt du clicker, tu agis au quart de seconde près, chez un cheval dans l'incompréhension, la tension, la fuite, moi cela m'a aidée, Oskar quand il ne comprenait pas une demande pouvait fournir 3 réponses en 1 seconde, il partait dans tous les sens, bon avec le "clic" c'était bien plus précis et explicite que de dire "c'est bien" alors que, trop tard je demandais de céder à l'épaule et il avait déjà bougé épaules, hanches et reculé de 3 pas
puis tu peux apprendre des "tours de cirque" assez bébêtes mais qui mettent le cheval dans la réussite, quand c'est facile à faire, ça leur coûte peu, pour répondre à ton ordre et se faire ensevelir sous les félicitations, caresses, récompenses, ça les "valorise", ça peut aussi détourner l'attention d'un contexte ou exercice stressant. En associant "bâille" à chaque bâillement, à la fin, Oskar pouvait bâiller sur mon ordre. Ca faisait bien rigoler tout le monde, mais dans un contexte un peu "tendu", ça le remettait dans un petit exercice facile, rigolo, puis super "relaxant".
Avec mon finlandais je lui ai appris à "toucher" le bout de ma cravache, puis "touche" les objets inquiétants, à chaque fois c'est la joie, la fête, les récompenses, les grat-grat, du coup cela dédramatise l'approche de choses inquiétantes comme les engins ou autre, qui le rendent dangereux (quand il a peur, il arrache le longe et se barre à fond)

Là ça permet d'aborder le "problème" d'une façon différente.
Comme il est assez tendu et a du mal à se relaxer, je clique aussi les ébrouements.
En + du travail d'apprentissage "pur" je trouve que ça aide dans la gestion des émotions, la recherche de la relaxation...
Pour les friandises je les ai toujours utilisées avec succès, en les associant à "c'est bien" (voix), des caresses/ grat-grat, dire "tiens " et donner la carotte. Au fil du temps ça fait un réflexe conditionné et n'importe lequel de ces signaux est perçu comme "valorisant" (pratique en longe quand on ne peut pas toucher ni donner de friandise) ... ou monté quand on demande un mouvement, tu ne peux pas dire "trotte" et donner une croquette quand il obéit.
Avec le clicker on prépare la croquette et on la fourre dans la bouche au + vite pour l'associer au clic. Une fois que le cerveau est conditionné, (chien de pavlov) le clic est "valorisant" pour lui-même et c'est pas grave si on met un petit temps à sortir la carotte.
Et le + important : le cadre. Faut que le cheval sache ce qu'il a le droit de faire, ce qu'il ne peut pas faire, ce qui lui vaudra des louanges (même si c'est "ne rien faire", j'ai toujours une croquette ds les poches pour les fois où il ne se sauve pas , où il ne bouge pas, où il se laisse faire... selon la situation) qu'il comprenne que tu demandes qch et que s'il répond correctement, il y a une récompense à la clé. Que tu seras bienveillante, que se tromper c'est pas grave, mais que réussir ou essayer, lui vaudra des louanges.