Comme certains dans les messages précédent, de mon coté, je n'aime pas vraiment travailler
Pour autant, j'apprécie mon travail (je suis enseignante). Au départ, j'étais partie pour suivre ce que j'avais entendu dire, comme quoi il faut travailler dans ce qu'on aime pour ne pas avoir l'impression de travailler...
Ok, donc durant le collège, je voulais être vétérinaire pour m'occuper des animaux (je sais, classique), spécialiser dans les chevaux. Puis j'ai fais mon stage de troisième auprès d'un super vétérinaire de campagne, vraiment j'ai adoré ! Mais j'ai bien vu qu'il n'avait presque pas de vie personnelle et ça m'a refroidit.
En parallèle, je me suis rendu compte que même ce que j'aime faire, si je "dois" le faire, qu'il y a une obligation, alors je n'apprécie pas autant, et que si je partais la dedans, alors au lieu de ne pas avoir l'impression de travailler, j'aurais l'impression de ne plus avoir de hobbies.
Puis, j'ai aussi remarqué que tenir cinq jours de travail d'affilé m'étais très difficile, le lycée a été un enfer. Au collège, j'étais souvent absente les mercredis matins, parce que ma mère n'arrivait littéralement pas à me réveiller, et miraculeusement je n'avais que des cours de sport ou d'art ces jours là et cela semblait moins grave à mes parents que je loupe cette matinée.
Au lycée, plus moyen évidement, ça a été très difficile. Je dormais jusqu'à midi le week-end, je m'endormais en classe presque tous les matins, et je faisais des crises de panique régulièrement. D'un très bon niveau scolaire au collège, je me suis mise à avoir du mal à maintenir ma moyenne au dessus de 10.
J'aimais les sciences, énormément, j'ai décidé de devenir professeure de SVT. Après le bac, la fac, j'ai récupéré un peu de sommeil en séchant les cours non obligatoire si ils étaient le matin. Je n'ai jamais pu faire mon stage en collège ni en lycée, personne n'a accepté de me prendre, alors par "dépit" je l'ai fait en école élémentaire... Et j'y suis resté.
Dans mon métier j'aime :
- changer de matière constamment au cour de la journée (d'ailleurs en maternelle on change encore plus souvent et c'est ce que je préfère)
- changer d'élèves (et de parents d'élèves !) tous les ans
- être libre de comment je travail. À partir du moment où une notion est enseignée, on est assez libre sur "comment" y arriver et ça permet d'innover en permanence.
- les horaires ! Avoir mon mercredi et les vacances... Alors oui, on travail aussi ces jours là, mais si je veux dormir jusqu'à 10h et travailler à 22h, je peux, et c'est un moment de travail "seul", sans avoir besoin de socialiser, ce qui me permet de respirer un peu.
- les vacances. Ça fait cliché, mais je ne pense vraiment pas que je tiendrai le coup avec 5 semaines par an

J'arrive à chaque vacance sur les rotules, j'admire ceux qui n'ont que cinq semaines.
- c'est "stable". Je sais combien je vais être payée, je sais que je peux difficilement me faire virer hors faute grave... Et je trouve ça très rassurant.
Bref, il y a des choses inhérentes au métier que j'aime, mais le principal reste que je puisse avoir une vie en dehors sans être épuisée, et qu'il paie assez pour que je puisse me permettre mes hobbies (cheval, lecture, jardin, animaux). Beaucoup d'enseignants disent qu'ils aiment se sentir utile et que c'est un métier passion... Tant mieux pour eux, moi je sais que si je n'étais pas là, un autre enseignant les ferait travailler tout aussi bien. Et je n'ai aucun besoin de me sentir utile.
Si je gagnai au loto, je pense qu'au départ je me mettrai à 50% parce que mine de rien, j'aime plutôt bien ce que je fais, mais que rapidement j'arrêterai au profit d'une place de plus en plus importante de projets divers. J'écris des romans, ce ne sont pas des chefs d'oeuvres, je doute de pouvoir gagner de l'argent avec, mais je les ferais publier ou m'auto publierai et je continuerai d'en écrire, pour moi et pour les quelques personnes qui aimerons
Je ferai des stages dans des métiers très très divers, juste pour savoir faire ! Formation en nutrition humaine et canine, formation en utilisation des plantes pour la santé, formation équestre, immobilière, maréchalerie... Pas pour y travailler, juste pour savoir.
Et de l'autre coté il y a mon mari : il change très souvent de travail. Trop pour mon besoin de stabilité
Il y a toujours une phase au départ où il adore son travail ! Il est content d'y aller, d'en parler... Puis vient la phase ou subitement rien ne va plus, les collègues, le travail... Puis une phase stable où ça va, mais où il parle de changer. Pas tout de suite mais "plus tard" dans un an, dans trois, quand "tel événement arrivera".
Même maintenant qu'il est dans un métier "passion" en travaillant en crèche depuis 3 ans maintenant (la passion de mon mari c'est les enfants clairement), il pense déjà à "la suite" que ce soit avoir un autre poste en crèche en passant un diplôme de plus ou passer le concours d'ATSEM...
Par contre, attention, il n'aime pas travailler non plus XD Il dis souvent qu'il travaille pour vivre et ne comprend pas ceux qui vivent pour travailler. De ce coté là on est pareil. Sauf que sans une obligation à faire quelque chose, mon mari a tendance à ne pas réussir à se motiver seul à faire quelque chose, même un loisir ! Donc le fait d'aller au travail, de devoir y aller, lui est bénéfique. (Même si il s'améliore en vieillissant).
Je crois que dans mes connaissances, la seule personne qui "aime" travailler et que est "fier" de ce qu'il fait... C'est mon père. Il se donne toujours à fond, a une grande étique de travail, et travaillerai même si il n'avait pas besoin, même si différemment évidement. Il a commencé simple employé en imprimerie, les patrons l'ont gonflés donc il est partit, est devenu intérimaire dans toute la France et faisait si bien son travail qu'il pouvait se permettre des demandes quand on l'appelait et refuser de venir si ça ne lui allait pas (demandes types salaires, horaires, logement...). Il a été appelé jusqu'en Guadeloupe !
Il a fait ça jusqu'à ce que la route devienne compliquée pour lui, et il s'est lancé et a acheté et repris une imprimerie. Il l'a faite progresser pendant 15 ans, y a embauché ma mère, et vient de la revendre avec un bon bénéfice et un contrat garantissant à ma mère et lui un emploi jusqu'à la retraite (ou un dédommagement en cas de licenciement).
Il a de quoi être fier, mais je ne sais pas d'où il tire une telle volonté de travailler et de progresser dans son travail. Ce n'est même pas le salaire, même si il est toujours content de gagner plus, car il gagnait moins en tant que patron qu'en tant qu'employé, c'est une vraie envi de se dépasser et de faire les choses au mieux, je ne sais pas d'où il tire ça mais il m'impressionnera toujours.