Dernier rallye classique de la saison, quasiment à domicile.
Version courte : premier tiers laborieux, mais ensuite c'était top.
J'avais prévu d'avancer, ma binôme habituelle et une autre cavalière de son écurie étaient ok, donc on est parties à 3.
On n'a pas eu de chance, on a traîné à la préparation mais un gros groupe de cavaliers (de ceux qui trottent dès le parking) sont quand même partis après nous. Forcément ils nous ont rattrapés rapidement, même s'ils ont été polis en nous doublant, ça a fait chauffer le cheval de ma binôme.
Ici c'était collant, j'étais contente de pas y laisser une chaussure
1er galop, j'arrive à la fin du chemin : mes floatings boots (aux postérieurs) ont disparu

Je les avais un peu desserrées parce que le Poilu dépilait, mauvaise idée. Je laisse le Poilu sur place et je refais le chemin à pied en sens inverse. Je remets la main sur les 2 chaussures pleines de boue au début du chemin.
Merci aux cavaliers qui sont passés, ont vu les chaussures en plein milieu... et ont continué. Perso, quand quelqu'un perd un truc en chemin, je ramasse et je le ramène à l'orga
Des meneurs ont été sympa et m'ont prise en stop pour le retour

On attache les chaussures à la selle de ma binôme, et on repart... même pas 5min. Au premier départ au trot, l'une d'elle se détache et tombe

Je la ramasse et je cale les deux chaussures boueuses dans mon pantalon. Joie
On repart, on fait 100m, la 3ème cavalière sème une Explora.
Quand ça veut pas
Dans tout ça, à chaque fois on se fait doubler, et ça n'arrange pas ma binôme.
Un peu plus loin, nouveau trotting, et encore une explora qui vole.
La 3ème cavalière abandonne aussi, je récupère ses hippos, elle finira pieds nus.
Entre les poilus qui expédient leurs chaussures, les terrains pas toujours favorables et ma binôme qui ne lâche pas l'éducation de son poilu et reste au pas tant qu'il n'est pas calme, on n'avance à rien.
Je sens que le mien a envie d'avancer, même s'il est parfaitement sage.
Je suis de plus en plus frustrée et je finis par leur dire que je préfère partir de mon côté.
Je n'étais pas très sûre que le Poilu accepterait de planter son pote (il est plutôt suiveur quand il en a la possibilité). Ça ne lui a posé aucun problème, trop content de rouler.
Je suis allée à sa main autant que possible tout le reste du circuit. J'ai géré la sécurité et le civisme, le reste, c'est lui qui a choisi son allure. Il y a des gens qu'on a doublé sans s'attarder, d'autres derrière qui il a voulu rester un peu, avant de repartir tout seul.
Les terrains étaient humides le matin mais ça a séché progressivement, c'est devenu très roulant. Comme la semaine précédente, on passait dans beaucoup de champs et de propriétés privées, ce qui fait qu'on avait de très bons sols alors que les chemins publics, c'est du cailloux sans trop de bas-côtés.
Je ne peux pas marcher là-dessus
On a galopé quasiment jusqu'au bout, les chemins étaient trop beaux.
Il était joyeux et dansant en terminant.

Je l'ai dessellé et je suis allée le marcher en main pour qu'il récupère.
Ensuite, sieste en attendant les copains.
1h40 pour les 10 premiers kilomètres, 1h40 pour les 18 km suivants, petite pause ravitaillement comprise.
J'ai pas compté la marche ensuite, de toute façon on valide notre challenge