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Fracture de la cheville et remise en selle.
Posté le 01/07/2026 à 00h58
Pour apporter un témoignage de plus. Je me suis cassée la malléole externe en 2019 (mon cheval a glissé et est tombé lors d’une rando, notre groupe avait décidé de faire une allure sur un terrain un peu piégeux, il m’a écrasé la jambe dans sa chute). J’ai été plâtrée sans opération : bien que la malléole ait été cassée en plusieurs morceaux, j’ai eu la chance qu’il n’y ait pas de déplacement. Par contre aux urgences ils m’ont plâtré vraiment serré et ça m’a causé de grosses douleurs car mon pied n’avait pas fini de gonfler (encore aujourd’hui, on devine les traces des hématomes que ça m’a causé).
J’ai été plâtrée un mois et demi, puis botte de marche pendant un mois. Pour la rééducation j’ai eu droit au strict minimum de 10h de kiné. Ma rééducation, je l’ai surtout faite en suivant les conseils de l’orthopédiste : des exercices en piscine. J’y allais plusieurs fois par semaine.
Je suis remontée à cheval, très gentiment, avec une copine qui tenait mon gros en longe, au bout de 4 mois. J’ai augmenté très progressivement la durée des sorties.
Une articulation, c’est délicat et c’est soumis à de fortes sollicitations : autant en prendre soin ! Dans mon métier, je vois trop de seniors qui ont été hyper actifs et durs au mal, à ne pas soigner correctement fractures, tendinites ou autre… et qui à 70 ans ou même moins sont déjà perclus de douleurs invalidantes… et irréversibles… car avec l’âge on paie la facture.
Bon, dans mon cas, ma cheville est restée sensible malgré tout. Elle fatigue plus vite, s’engourdit plus que l’autre en cas d’effort prolongé. Concernant l’équitation, elle ne m’aurait toutefois pas empêché de reprendre les randos comme avant… si ce n’est un insurmontable blocage psychologique. J’ai eu beau me forcer après la chute (un an après je partais en rando en Normandie, ça aura été notre dernière grosse rando, on aura vu la mer ensemble…), j’ai fini par devenir réellement phobique avec des crises de panique tellement ravageuses que j’ai dû arrêter de monter à cheval. L’heure de retraite a ainsi sonnée pour mon gros. Bon, ça tombait bien pour lui, il en avait l’âge et commençait à montrer des signes de fatigue.