Des végéta*iens ici ?

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Erell29

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Des végéta*iens ici ?
Posté le 27/08/2010 à 10h54

Salut tout le monde !

J'ai pas trouvé de post pour les Végéta*iens sur CA !

Alors est ce que vous êtes là ? comment l'êtes vous devenu ?

Et les futurs VG ou les intéressés, vous pouvez poser vos questions, vos remarques :)

Quant à moi, j'étais végétarienne depuis 6 ans et je suis véganne (végétalienne militante) depuis bientôt 4 ans ! J'aime la philosophie qui s'en dégage !
J'adore la bonne bouffe, bien préparée avec une explosion gustative comme final !!
Etre végan m'a permis d'avoir un autre regard sur les animaux, la vie, ma sensibilité, sur les aliments, sur les autres... Bref... Une vraie leçon de vie !!

A vous

Rappel:

Antispéciste: le critère de l'espèce à laquelle appartient un être n'est pas, en soi, moralement pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter, du respect qu'on lui doit, des droits qu'on doit lui accorder etc.
source: wikipédia.

Végétarien: personne qui ne mange pas de viandes et pas de poissons. Néanmoins, il existe différents régimes végétariens:
* pesco-végétarien: je mange pas de la viande mais du poisson des oeufs et du lait.
* ovo-végétarien: je ne mange pas de viande, ni de poisson, ni de lait mais je mange des oeufs.
* Lacto-végétarien: je ne mange ni viande, ni poisson, ni oeuf mais je bois du lait.

Végétalien: Personne ne mangeant pas de viandes, pas de poissons, pas de lait, pas d'oeuf ni miel... aucun produit dérivé animal.

Végan: personne qui est végétalienne pour le respect des animaux. C'est une démarche abolitionniste.

Informations au fil du topic:

TOUTES LES INFORMATIONS SE TROUVENT A LA PREMIERE PAGE DE CE TOPIC.







Merci

Edité par erell29 le 28-03-2014 à 20h34

Groubi

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Posté le 02/04/2026 à 08h13

tchoopie pour ma part j'ai aucun souci, au contraire ça "m'amuse" presque, quand qqun s'émerveille devant des veaux ou des agneaux, à lancer un "c'est clair, trop choupi, dommage qu'ils finiront bientôt dans une assiette !". Et souvent les gens sont presque outrés ! "Mais non faut pas dire ça, c'est horrible !". Bah écoute c'est horrible mais c'est ce que tu cautionnes

Keona

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Posté le 02/04/2026 à 08h48

tchoopie J'ai eu ce cas de figure quand je bossais en animation dans un haras, on avait une activité sur le cuir pour les enfants, pour parler du metier de sellier bourrelier, tout ça. En tant que vegan j'étais vraiment pas à l'aise avec le fait de presenter ça comme une matière "noble et naturelle", mais je prenais sur moi, sauf si un enfant me demandait explicitement comment c'était fait.
Là j'expliquais qu'il fallait tuer l'animal pour prendre sa peau, en essayant d'y mettre le moins de jugement possible mais compliqué. Et souvent les parents accompagnateurs grincaient des dents, mais pas les enfants. Ça donnait parfois lieu à des discussions intéressantes autour de la mort de leurs animaux de compagnie, et j'avais la sensation que ça leur donnait un endroit pour s'exprimer à ce sujet quand le reste du temps c'était plutôt mis sous le tapis parce que "ce sont des enfants il vaut mieux eviter le sujet".

Comme d'habitude je te rejoins sur ta vision de la pédagogie et de l'animation

Gobi

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Posté le 02/04/2026 à 11h18

Je passe de temps en temps suivre vos réfélexions et enrichir mon chemin. Pour la question du jugement, ça me pose énormément de questions. d'abord parce que rien n'est totalement blanc ou noir et que les nuances n'apparaissent que dans l'échange qui part je pense sur de mauvaises bases en démarrant sur un jugement. Qu'au delà de ça, tous les choix des gens ont potentiellement des conséquences dans la vie des autres (le mode de consommation global (quantité et qualité), les loisirs, les vacances, les choix d'éducation, le lieux de vie, la taille du logement, de la voiture...) A quel moment s'arrête le commun et démarre le choix individuel ? A quel moment nous assumons nos choix et nos incohérences sans systématiquement discréditer ceux des autres ?

Personnellement, je m'en tape de qui mange quoi (végan, végé, flexi, carniste, sans gluten, sans lactose, sans glucose, crudivore...). ¨Par contre, j'aimerai que ça s'applique dans tous les sens et que ça n'empêche pas les échanges pour enrichir et faire cheminer. Quelqu'un qui explique sa consommation ne cherche pas forcément à se justifier et encore moins à décrédibiliser les arguments de l'autre, juste à confronter ses choix, son cheminement et ses arguments à d'autres pour s'enrichir de la diversité des réfléxions.

Je trouve que notre société n'a quasiment plus ces espaces de débats et d 'échanges, de construction commune de la pensée. Le jugement est pour moi un frein énorme à ces échanges. Si on ne crée pas ces espaces d'interconnexion, on crée des bulles hermétiques d'entre-soi et on n'est plus une société.

Je ne porte pas de jugement sur le fait qu'elles existent ces bulles, je vis moi-même dans une d'elles et j'en ai besoin pour "survivre" mais je suis inquiète à l'idée que les interfaces s'amenuisent et que nous oublions de faire du lien.

Lunecyrano

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Posté le 02/04/2026 à 23h19

mambo5
Bonsoir,
À ce sujet justement à l'âge de 4 ans ma fille m'a posé des questions. On était en vacances chez ma tante qui avait des poulets, ma fille aimait bien aller les voir et interagir avec eux.
Des poulets évidemment destinés à être mangés. Un jour ma tante en a tué un (bien sûr j'avais emmené ma fille faire un tour), mais elle a tilté quand il y a eu du poulet au menu le lendemain. Elle m'a demandé si les animaux qu'on mangeait étaient morts de vieillesse ou de maladie... bah je lui ai expliqué la réalité de l'élevage, version light hein(je ne suis pas végétarienne mais en totale dissonance cognitive).
Résultat ma fille a d'abord refusé de manger du poulet, puis les autres viandes, puis le poisson. Elle a aujourd'hui 19 ans et elle est végétarienne. Et en pleine forme bien sûr.
Suite à cet épisode je me suis fait copieusement engueuler par son père et sa pédiatre qui n'envisageait absolument pas qu'un enfant puisse grandir sans viande...
L'ignorance est aussi présente dans le corps médical.
Je suis très fière de ma fille qui respecte ses convictions alors que moi, élevée à la viande 2 fois par jour, je suis incapable de le faire...

Gobi

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Posté le 03/04/2026 à 07h41

Avec les enfants, que ce soit en tant qu'instit (j'étais en maternelle et j'ai régulièrement bossé sur l'alimentation) ou en tant que maman, j'ai toujours parlé de la mort de l'animal, que ce soit une mort naturelle ou un abattage pour l'alimentation. Ma petite a régulièrement envie d'échanger à ce sujet. Elle sait que si elle veut devenir végé, on l'accompagnera. Vegan, j'ai moins d'outils mais on apprendra.
J'ai l'impression que les adultes aujourd'hui ont juste peur de parler de la mort en général. Mes filles ont demandé plusieurs fois au fil de leur vie à voir des morts (un blaireau à moitié mangé, mon cheval, mon grand-père, un renard écrasé, ouvrir un oeuf pour observer un poussin non éclos). A chaque fois nous les avons accompagné (moi ou mon compagnon suivant nos capacités) et on en a parlé.

Paulimer

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Posté le 03/04/2026 à 21h09

Je suis en train de lire le livre sur la chasse Pas de fusils dans la nature, les réponses aux chasseurs de Pierre Rigaux, naturaliste de profession et fervent militant contre la chasse, et je suis tellement en train de crier face à la situation réelle de la chasse en France.

Les polémiques autour du massacre des loups n'est tellement que la partie émergée de l'iceberg : entre les réserves naturelles autorisées aux chasseurs même quand elles ne le sont pas en théorie, le lobby ultra puissant jusqu'au ministère de l'Écologie, la sur-représentation des chasseurs dans les organismes de protection de la nature, l'autorisation de chasser à peu près toutes les espèces sauvages de France même celles classées comme """protégées""", la pollution massive au plomb des écosystèmes et des animaux, les tortures diverses et variées dans les enclos privés au fonctionnement très opaque, les lâchers d'animaux d'élevage qui provoquent des épidémies, des résistances bactériologiques et un affaiblissement des capacités de survie des espèces concernées à cause de la reproduction avec des membres inadaptés… Et je n'ai pas fini de lire !

En tout cas, ça me fait encore plus crier face aux discours en faveur des élevages extensifs dans le but "d'entretenir les paysages" parce que la protection de ces troupeaux d'animaux exploités est une excuse de plus pour le massacre des herbivores sauvages.
Enfin, ils se feraient massacrer dans tous les cas, il ne faut pas rêver non plus, mais le fait est qu'on aurait largement assez d'herbivores sauvages pour la préservation des paysages français si on ne leur tirait pas du plomb entre les côtes tous les quatre matins. Mais bon, ils tuent les ongulés parce qu'ils abîment trop les forêts (pas bon pour le porte-monnaie de la sylviculture...) puis ensuite ils tuent les loups parce qu'ils tuent trop d'ongulés qu'il faut tuer pour ne pas qu'ils tuent les forêts. Mais comme il n'y a qu'eux qui ont le droit de tuer...

Édité par paulimer le 03-04-2026 à 22h02



Keona

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Posté le 05/08/2026 à 22h16

Hello par ici :) Je remonte le poste a propos d'une thématique qui a probablement déjà été abordée, à savoir : quoi faire de son envie de monter à cheval quand on est vegan ?

J'ai arrêté l'équitation par conviction il y a 12 ans avant même de devenir végé, je montais en club où les chevaux vivaient h24 au box car région parisienne, on me forçait à passer dans le groupe concours alors que tout ce qui m'intéressait c'était de venir papouiller mon chouchou pendant 3h avant de monter.

Depuis j'ai continué à avoir des contacts sporadiques avec les chevaux puisque j'ai travaillé avec eux en mediation animale puis en mediation culturelle dans un haras. Avec le covid, réorientation dans un tout autre milieu... l'informatique. Plus par nécessité que par envie, avec les soucis de santé de mon chien j'avais besoin d'un job stable et d'un salaire me permettant de payer ses soins sans appeler mes parents a l'aide tous les 6 mois.

Ca fait donc 6 ans que je n'ai plus approché un cheval et ça me manque terriblement. Malgré mon veganisme, il me reste toujours un peu de dissonance cognitive dans le sens où, si je n'ai plus du tout envie de monter en carrière et compagnie, j'ai toujours ce rêve de gosse d'avoir mon propre cheval et de partir en rando avec pendant des jours, vadrouiller dans toute la France, voire plus loin.
Pour le moment je compensais en jouant Zelda ou RDR2 et en passant des heures à explorer la map à cheval :p Mais là je signe un CDI qui va m'offrir un salaire plus que confortable et me voilà à regarder des annonces de poneys en rêvant un peu.

Pour les vegans du post, du coup, comment est-ce que vous avez géré cette dissonance, si vous l'avez vécue ? L'envie d'avoir un cheval va au delà de la monte évidemment, toute la partie education et promenade à pied me botte beaucoup, mais il me reste toujours cette petite envie de monter, voire de decouvrir des disciplines autres que la monte classique. Dans l'idéal, dans le respect du cheval et de son intégrité...sauf que je suis bien conscient que le simple fait de séparer le poney de ses copains de pré pour aller l'emmener faire un truc dont il n'a probablement rien à carrer va déjà à l'encontre de tout ça.

Bref, si vous avez des tips ou des ressources pour m'aider à faire avancer ma réflexion sur le sujet, et pour m'aider à rationaliser ces rêves de gosse qui me suivent depuis tout petit mais qui ne correspondent plus tout à fait à mes valeurs, je suis preneur !

Édité par keona le 05-08-2026 à 22h17



Mambo5

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Posté le 05/08/2026 à 22h28

keona vaste debat

Je traite ma jument comme une reine, soins, alimentation, conditions de vie, gratouilles..

Et pourtant je la monte.

durant les periodes ou elle devait rester au pre / paddock sans rien faire a cause de tendinite par ex, a l'issue de ces periodes elle etait super contente de sortir
Elle est montee en side pull (parce que j'ai pris le temps de l'eduquer pour qu'elle soit safe sans mors) et avec selle adaptee.
Uniquement en exterieur.
Et quand ses oreilles se dressent a l'abord d'un chemin bien herbeux et qu'elle prend le galop comme la fusee Ariane au decollage, j'ai pas le sentiment d'etre dans l'exploitation. Juste de m'amuser autant qu'elle.

Si je l'emmene en stage mountain trail, idem, elle reflechit, elle est stimulee intellectuellement. Si 1 obstacle lui fait peur c'est OK, on ne le passe pas si elle n'est pas prete.

Alors aux yeux de certains je suis peut etre dans l'exploitation car oui je lui impose mon poids.
Mais a mes yeux qu'est ce qu'on s'amuse ensemble !

Keona

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Posté le 06/08/2026 à 21h23

mambo5 merci pour ton retour, ça va un peu à l'encontre des réponses que j'espérais haha

J'avoue que c'est le genre de relation avec un poney que j'idéalise et qui me fait vaciller dans ma conviction de ne plus poser mes fesses sur leur dos. J'ai envie de croire que ce soit effectivement possible que les activités qu'on leur propose puisse réellement être une source de joie / de plaisir pour eux. Ce côté amusement partagé que tu évoques :)

Cependant je me questionne quand même, dans le sens où l'équitation sera toujours coercitive à un moment, plus ou moins en douceur selon comment on éduque le cheval j'imagine. Mais typiquement je crois qu'il n'existe pas d'équitation 100% R+ ? Mes connaissances sur le sujet son largement limitées cela dit et je me trompe peut-être, je crois que mes sources ce sont surtout les interventions tres intéressantes de paulimer sur d'autres posts

Dans ton cas, tu avais déjà ta jument en devenant vegan ? Ou bien elle est entrée dans ta vie après le passage au veganisme ? Est-ce que tu as eu une période de doute un peu similaire ou la question ne s'est pas trop posée ?

Erell29

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Posté le 06/08/2026 à 23h00

keona perso, même si il existe la possibilité d'une équitation 100% R+, l'équitation flingue tellement les chevaux à tout niveau que je me voyais pas tout faire pour que mes chevaux soient en bonne santé et faire un truc à côté qui ne les aidaient pas du tout voire qui les rendaient malade...

Je préfère les voir en bonne santé et bien vieillir et ranger mon envie d'équitation dans ma boîte à souvenirs...

Et puis après quand t'es accompagnée par des équidés au quotidien, c'est tellement merveilleux et enrichissants que ça comble cette envie ;)

Voici ma démarche :)

Mambo5

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Posté le 06/08/2026 à 23h54

keona keona ca fait 13 ans que j'ai ma jument et seulement 1 an que je suis en transition vegan. Bien sur que j'ai eu beaucoup de periodes de doute, d'autant + que + jeune j'ai appris 1 equitation tres coercitive, ensuite avec ma jument les 1eres annees ont ete ponctuees de pro qui m'accompagnaient avec 1 discours du style " elle se fout de toi, ne te laisse pas faire "

J'ai eu beaucoup de chance car c'est ma jument qui m'a eduquee elle est totalement intolerante a toute forme de violence / de methodes dures. Pour te dire, pour l'embarquement elle n'a pas accepte la methode etho classique, elle a dit oui seulement quand j'ai commence a utiliser le r+ (clicker).

Et quand je l'ai eu je revais d'une relation ou tout se ferait a la voix seulement. J'ai construit cela petit a petit sans vraiment le vouloir. En fait je lui parlais tout le temps et elle a tout appris de cette facon. Maintenant ma sensation avec elle c'est le centaure, je lui parle et elle fait. Quasi plus besoin de jambes ni de main quand je la monte. Et a pied idem elle sait exactement ou est sa place, quand decaler ses hanches, ses epaules, rien qu'a la voix.

Pour moi les monter ne les abime pas (mais je respecte ce point de vue), si c'est bien fait c'est aussi 1 facon de les entretenir musculairement, c'est egalement l'avis de ma veto, de mon osteo, etc.

Paulimer

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Posté le 07/08/2026 à 08h05

keona

Ah bah je comptais te répondre quand j'aurai un peu de temps devant moi.

Cherchour

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Posté le 07/08/2026 à 08h48

Je pense que déjà il faut dissocier le fait d’avoir un cheval, de faire des choses avec et donc le sortir du pré et ensuite de monter. Ce sont trois situations où la « pression » de l’humain est différente.

Perso j’ai évolué après avoir eu mon cheval mais le fait est que le mien n’est absolument pas contre sortir de son pré et aller brouter/balader. On peut dire qu’il est conditionné. Mais actuellement sortir du pré en période de canicule pour sa séance de broutage en sous bois ça a l’air de lui plaire.

Idem l’extérieur c’est le truc qui lui plait le plus je pense, j’ai l’impression qu’il aime beaucoup la configuration où on part avec d’autres chevaux dans un lieu inconnu. Donc je suis ok avec le fait de lui proposer des activités

Après j’ai mis en place avec lui plusieurs étapes de validation : son attitude quand j’arrive, licol ok ou non, sortir du pré ok ou non, réaction au tapis/à la selle/filet. Et en fonction de ses réactions je sais si il a envie ou non et j’adapte.
Je n’ai aucun souci à ne rien faire si il semble ne pas avoir envie.

Paulimer

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Posté le 07/08/2026 à 18h37

keona

Pour commencer avec mon témoignage personnel, je me suis considérée végane le jour où j'ai arrêté l'équitation, c'est-à-dire en juillet 2019. Avant cela, je me considérais végétalienne, justement parce que je trouvais (et trouve toujours) la pratique de l'équitation contradictoire avec le véganisme et plus précisément l'antispécisme. Depuis, j'ai eu deux poneys. Un que j'ai acheté parce que je l'aimais infiniment et un qu'on m'a donné contre bons soins. Je ne rachèterai jamais un cheval.
On (a) fait de la balade et du travail à pieds, en cherchant à fond le consentement/la coopération. J'ai énormément progressé là-dessus depuis 2021, et le simple R+ "basique" ne suffit pas du tout, c'est très très complexe. Je suis encore à des années lumière d'avoir un bon niveau alors que j'ai déjà énormément évolué.


Pour développer vis à vis de mes convictions, je ne sais pas si l'équitation en 100% R+/consentement est possible. Personnellement, j'en doute, parce que ça implique de lutter contre un conditionnement très puissant (du cheval ET de l'humain !), d'être extrêmement bien formé aux signaux de communication, de très bien connaître son cheval, de lutter contre ses propres biais amenés par ses envies personnelles, avoir un sacré bon niveau en travail du cheval basé sur le consentement...

Ensuite, si tout ça est validé (dur dur), il faut prendre en compte le fait qu'il n'existe aucun consensus scientifique affirmant que l'équitation n'est pas source de douleurs pour le cheval, qu'il y a des études qui montrent que les chevaux souffrent de la pratique et qu'un cheval n'exprime pas forcément son inconfort. Personnellement, je préfère appliquer un principe de précaution en ne montant pas !

Il y a également le soucis de la musculature. Il est évident qu'un cheval mal musclé va pâtir d'un poids supplémentaire or, il va être très difficile de muscler un cheval suffisamment à pieds pour le préparer à la monte, tout en respectant son consentement, ses envies, ses besoins...

J'ajouterai encore que l'équitation parfaite n'existe pas. La moindre erreur va donc être douloureuse pour le cheval : tu atterris un peu lourdement sur le dos, tu tires sur les rênes (mors ou pas), tes jambes frottent ses flancs... Les risques sont bien plus limités à pieds.

Acheter un cheval n'est pas non plus éthique, car c'est considéré l'animal comme un bien de consommation que l'on peut acheter, vendre, posséder à loisir. Il en va de même pour la reproduction puisqu'on passe par le contrôle du corps de l'autre. Cela s'ajoute au fait qu'il s'agit d'entretenir un système basé sur l'exploitation, souvent atroce, des chevaux. J'ajouterai qu'acheter des chevaux, c'est pousser à en augmenter le nombre pour faire vivre la filière, dans un monde où les 9/10e des pensions ne respectent pas les besoins fondamentaux ou ne proposent que le minimum insuffisant pour le bien-être (le vrai, pas celui du marketing !), où les terrains se font rares et sont surexploités, où le foin de qualité manque et se trouve être de plus en plus cher, où des carrières et manèges sont arrosés alors qu'il n'y a plus d'eau... Donc offrir un nouveau foyer à un petit malheureux qui recherche une famille, c'est bien. Participer directement au système d'achat/revente qui ajoute des chevaux, ça l'est moins...


Pour conclure, c'est un peu tout ce qui me passe dans la tête et qui me fait "tenir". Après, je ne vais pas te mentir, si j'aurais adoré à une époque avoir une relation """centaure""" (à laquelle je crois peu maintenant), l'équitation ne me manque pas tant maintenant et je vis plutôt très bien avec le fait de ne pas monter. J'ai développé d'autres projets et envies qui me permettent de m'épanouir (ou pas, vu comment ça foire ! ). Tous ne passent pas par les chevaux, et je trouve cela finalement plus sain comme ça, car j'ai moins d'attente envers Vainqueur et nous met donc moins de pression (ce qui aide vraiment à l'écouter et le respecter davantage).

Cherchour

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Posté le 08/08/2026 à 10h22

Perso ce qui me fait le plus hésiter sur la suite c’est effectivement le changement climatique. Mon cheval semble traverser relativement bien les périodes de canicules mais il vit au ralenti. Ça reste pas génial pour lui. Je ne sais pas comment il supportera des températures potentiellement plus élevées pendant ses vieux jours.

Ça plus les ressources qui vont se raréfier… Pas sure d’en reprendre un autre
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