Hello tous le monde,
Mes réponses sont plus ou moins en vrac :
utamay
J'ai fait la technique de remplacement, ça marche :) Merci beaucoup !
J'ai rigolé pour le coup du ptérodactyle. Perso je met sur tous les doc que j'envoie un truc style "reprodution interdite sans l'autorisation de l'auteur blablabla" et je demande aux BL de supprimer le doc après lecture. Vous comprenez, c'est pour le jour où mes écrits feront le tour du monde (personne n'y croit), je ne veux pas que mes erreurs de jeunesse se promènent elles aussi. Du reste, j'avais lu je ne sais plus où que désormais, un mail faisait foi pour prouver qu'on était bien l'auteur d'un texte. Genre j'ai envoyé ce mail à bidule en août, il m'a rendu sa BL annotée début septembre donc le gus qui le propose en ME en novembre ne peut pas se prétendre auteur.
A la rigueur, je m'inquiète beaucoup plus pour les "petits bouts" volés : certaines idées que je trouve originales ou certaines tournures de phrases qui me plaisent/que j'ai mis longtemps à trouver ou travailler. Celles-là, j'ai pas spécialement envie qu'on pioche dedans.
Une date de sortie pour ton roman chez Rebelle ?
myria123
Les ME de ma première vague d'envois sont plutôt des grosses/moyenne ME assez généraliste. Si pas de réponses de leur part, j'irais chercher du côté des ME un peu plus spécialisées, mais j'en reviendrais au problème que mon manuscrit rentre difficilement dans une case de littérature de genre.
Pour les messages type, je n'aime pas spécialement les "malgré ses indéniables qualités". Je pense que sous couvert de ne pas froisser, on joue sur le fait que tout manuscrit quel qu'il soit a des qualité. une scène particulière, une ambiance, un trait de caractère chez un perso, un dialogue... Sauf que là c'est très poussif en fait, et ça sonne vraiment faux-cul. "votre manuscrit ne correspond pas à ce que nous recherchons actuellement pour nos collections" ça passe très bien et ça reste poli sans être lèche-cul ou condescendant.
Si tu as envie de recevoir des commentaires sur ton texte, tu peux le poster sur le forum
Jeunes Ecrivains, utamay et moi y sommes, je passerai jeter un coup d'oeil :) C'est assez actif et bienveillant.
Pour ce qui est de l'auto-édition... Je suis toujours méga perplexe. J'adore le concept de base, parce que clairement ramper aux pieds des ME pour récolter les miettes de ton travail et potentiellement voir ton bouquin se faire mettre au placard pour X raisons, c'est pas ultra fun, mais le monde de l'AE... C'est une communauté très présente sur Insta, j'en parlais un peu il y a quelques pages. En fait, de ce que j'en saisis, c'est des auteurs qui vendent à leur proches et qui se vendent entre eux. Bon, c'est hyper réducteur car certains percent, c'est un fait. Mais pour une écrasante majorité... Et ça passe énormément par Amazon. Une nana affichait ses chiffres à la fin de l'année dernière. Selon ses posts, j'en avais déduit que c'était quelqu'un qui s'en sortait pas mal et en fait, elle a vendu 150 livres en 10 mois... Pas pire qu'un jeune auteur dans une petite ME certes, mais pour quelqu'un qui poste tous les jours, qui a payé une couverture 600 balles de mémoire et qui souhaite vivre de ça, j'ai du mal à voir comment ça pourra fonctionner. Bonus, j'ai lu sa quatrième de couv et ça part dans tous les sens, avec pas mal de cliché. Je doute que ça se bouscule au portillon pour le tome 2
Autre truc qui m'a beaucoup énervé sur Instagram de la part de la communauté AE ces derniers jours : le fait de taper sur les libraires (en scandant qu'Amazon c'est trop bien). Parce que les vilains libraires veulent pas le leur bouquins AE, forcément, parce qu'ils ont des engagements de qualité à assurer, et que c'est juste pas leur taf de checker si un roman est lisible ou non, ni de faire de la psychologie avec les frustrés... Y'a des claques qui se perdent de ce côté là. Et pendant ce temps là ça invite toute sa communauté à acheter sur Amazon, et s'en tamponne que contrairement à ce que veulent nous faire croire leur pub à la con, y'a des employés qui sont payés un paquet de pâtes par mois pour trimer cinquante heures par semaine dans de la poussière. Et tant pis pour les petits libraires indépendant de nos jolis quartier !
Donc bon l'AE... Je me la garde sous le coude pour ma série parce qu'elle sera compliquée à caser je pense, mais pour Projet Bis, j'ai quand même bon espoir de trouver un éditeur.
cavalierevendee
Pour mes envois, j'ai fait un tableau qui indique les délai et dans lequel je note les dates d'envois. Comme ça je sais que si au bout de trois mois je n'ai pas de réponse, je peux barrer cette ME là. En principe, elles indiquent leur délai. Sinon, je pense que 6 mois est un bon repère.
Pour le passé simple dans les dialogues, je ne sais pas... Dans un discours moderne avec des jeunes, non, pas du tout, mais il me semble que dans Projet Bis, j'en ai un peu par moments. Parce que c'est des persos avec un certain niveau de langue, que j'ai beaucoup joué sur les dialogues, et que je contraste avec beaucoup d'argot (voir ma tirade plus haut ahah) donc à voir... mais dans le doute, mieux vaut éviter en effet.
angua
Je discutais fantasy ce matin avec un quidam sur les quais de la Loire. Je lui expliquais pourquoi je n'aimais plus trop ça et il m'a parlé de la fantasy "moderne". à voir !
Oui c'est vrai que ce n'est pas à l'éditeur de s'occuper des "mauvais" texte, lui il travaille sur les bons. Et je comprends que ce soit très chronophage.
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Côté Tome 3, rien de trop neuf pour moi, j'ai corrigé mes chapitre 5-6-7 et j'ai rajouté un petit passage de 800 mots. J'ai les idées un peu plus claires sur la suite et je suis bientôt en vacances, donc j'espère bomber ++
Sinon, séquence émotion...
Nous sommes le 20 février... Et le projet de ma saga a tout juste un an ! Ce serait compliqué d'en dire plus sans spoiler mais c'est étrange de se dire qu'il y a un an, tout ça n'était que des bribes d'idées qui vagabondaient çà et là dans ma tête. Alors je n'ai pas eu de grande révélation en mode mon intrigue me serait apparue toute cuite, elle a d'ailleurs mis des semaines à se former, mais disons que c'est le 20 février au petit matin, sur un coin du toit, que s'est incrusté dans ma tête l'idée que ce "tout ça", il fallait que j'en fasse quelque chose. Quelque chose de concret, de tangible, de fini, quelque chose avec des limites, un début, une fin, un contour, une direction, des mots, des sons, et tous ces carrés de mosaïques qui tapissaient mon cerveau. Je ne savais même pas quelle forme cela prendrait, celle d'un roman ou de tout à fait autre chose. Puis la machine coronavirus s'est lancée dans une synchronisation parfaite, et un petit mois plus tard, je me retrouvais assise face à mon ordinateur, avec rien pour m'emmerder et des heures et des heures à tuer avant de retrouver Poney.
Aujourd'hui j'en suis à 300 000 mots et j'ai encore énormément de travail devant moi. Mais tout ça n'est que la partie émergée de l'iceberg, j'ai en tout et pour tout passer bien plus de temps à potasser mon sujet, bêta-lire et corriger mes textes qu'à écrire stricto-sensu. Rien qu'aujourd'hui, à l'exception de ma petite virée fluviale ce matin, je n'ai fait que ça. C'est marrant parfois comment quelque chose peut mordre à vos tripes et ne plus lâcher. A voir ce qu'il m'attend encore sur ces routes là.
