angua
De rien pour le voyage en terre tourangelle ^^ voir plus bas pour un épisode 2 ahah
Merci de ton avis pour mon dialogue. Je ne voulais pas que la forme reste trop linéaire avec ce tas de t'as, d'où les quelques variations, les "et" etc. J'aimais bien aussi l'idée d'un débit de paroles qui s'accélère. Je vais faire mûrir tout ça (comment je me prends la tête pour un bébé dialogue en vrai)
ewanae
Merci de ton avis :) le ton "agressif" est voulu, et colle avec le perso. L'idée serait plutôt d'un ton "pieds dans le plat" car c'est un perso qui ne mâche pas ses mots, à l'inverse de celui à qui il s'adresse. Je médite toutes vos remarques les filles.
et merci ahah
chouette pour la banque, c'est toujours intéressant de tester. Je ne voudrais pas flooder ici mais n'hésites pas à faire un update sur ton post, je passerai :)
utamay
est-ce que tu viens nous parler de ta série de projet évoquée sur Insta ?
Me concernant, premier mail de refus hier pour Projet Bis. Bon, ça fait pas plaisir

Mais ils ont quand même été rapide, 3 semaines à peine. L'attente des suivants va être encore dure !
Côté Saga, j'ai été prise, bière à la main, d'une flagrante pulsion de plan. Oui, moi, un plan. Trop de noeuds dans cette intrigue ! J'ai réactualisé ma frise chronologique qui datait pas mal. Elle retrace donc tout ce qu'il se passe entre la fin de Projet Bis (Juin 1960) et le début de Tome 1 (Décembre 2014). De l'eau a coulé sous les ponts... En particulier celui du Golden Gate. J'en ai profité pour rebosser toutes les relations entre les uns et les autres. Le meilleur étant que je vais encore avoir de la place pour rajouter quelques noeuds.
Dans la catégorie "voyage au bout du patrimoine bâti" ou "comment passer pour une inculte abrutie", mes pérégrinations livresques de la matinée :
Ce matin, j'avais un peu de vague à l'âme et autant de temps devant moi alors je me suis adonnée à un de mes jeux préférés depuis le déconfinement de mai et les balades restreintes : traquer les librairies. (avant, c'était les immeubles année 20/30 que je pourchassais, mais je crois que j'en ai fait le tour

)
Avant 2020, je ne jurais que par la boîte à Livre, rue Nationale, parce que c'était tellement grand que j'étais certaine d'y trouver ce que je cherchais, et parce que j'avais une bonne copine qui habitait rue Nat et que c'était pratique pour aller boire un café (information non essentielle).
Au retour de la pharmacie, j'ai donc jeté mon dévolu sur la librairie "Le Livre" ('se sont pas foulés) place de Monstre. Je la connais bien la place du Monstre, parce que j'habite juste à côté et parce que le monstre (une statue moche) mes copains et moi, on a déjà pas mal discuté avec en attendant l'ouverture de la boulangerie à 6 heures du matin. Enfin bref vous voyez.
Mais "Le Livre", je n'y étais jamais rentrée. (le burritos à côté, si) Par pudeur, parce que c'est une librairie qui ne fait que dans la littérature avec un grand L, dans le genre bien austère, avec que des couvertures fadoches, des titres à rallonges et des photos sépias de petits juifs pendant la guerre. Un peu moins fun que la Boîte à Livre et son étagère de bouquins de cuisine végane. Bon j'y suis quand même rentrée dans le Livre, car à la boîte à livre, il n'avait pas
Kaddish et que moi je voulais Kaddish (un recueil de poème d'Allen Ginsberg écrit au Beat Hotel, à Paris, en 1959 de mémoire). Pour l'occasion, j'avais même chaussé mon sweat-shirt imprimé "Howl" du nom du recueil le plus célèbre du poète. (notez ce détail, il a son importance pour la suite...).
Alors "Le Livre", c'est dans une de ces vielles maisons tourangelles tout en profondeur, et... c'est immense en fait ! Sur deux étages... J'arpente les rayons, en traquant des noms de ME qui pourraient venir compléter ma liste. J'ai dû sourire un peu jaune quand je me suis dit que Projet Bis était beaucoup trop prosaïque pour ce type d'endroit. A la caisse, des clients échangeaient avec que des grands mots et des grandes phrases au sujet d'un recueil de poème de Celan. J'ai pas joué les malignes, moi de Celan, je connais que le thé.
J'ai les entrailles qui ont palpité, au rayon "G", à la vue de l'ouvrage tant traqué, dans sa version originale qui plus est. Joie, amour, bonheur. La discussion avec le libraire ensuite mériterait d'être consignée dans un recueil elle aussi.
- Aaah Ginsberg... Vous avez lu "ol" ?
Je beugue. Parce qu'il a pas prononcé "Ginsberg" correctement et parce que "All", comme titre de poème, ça ne me dit rien du tout. Moi qui n'était jamais venue ici de peur de passer pour une demeurée...
- Euh non, que j'ai bégayé
Le type me juge direct, puisqu'en fait il parle de
Howl, bien évidemment. Mais bon sang, s'il y a un H, c'est qu'il faut le prononcer ! Donc pour une nana qui porte un sweat avec marqué HOWL en très gros dessus + la tête imprimé du jeune poète, ça doit la foutre un peu mal...
Je me suis permise de le reprendre sur sa prononciation, avec la certitude qu'en plus de l'image de lectrice en carton, j'allais me coltiner celle de la chieuse pseudo anglophone, ou encore celle de la cliente prise en flagrant délit d'inculture qui se rattrape comme elle peut.
Bon, comme il avait l'air de me croire qu'à moitié mais que je devais absolument sauver mon image, (sait-on jamais, si un jour je dédicace Projet Bis ici ?), je suis partie en prose à mon tour sur ce que je savais de l'oeuvre de l'auteur. Le Beat Hotel, Greenwich Village, la librairie City Lights à San Francisco, où a eu lieu la première lecture de Howl... Loupé, le mec m'a de son côté complètement perdu en partant sur des aspect encore plus pointus de notre bon ami à grosses lunettes. J'ai botté en touche, vaincue. Tant pis, j'avais quand même sauvé les meubles !
Moralité : quand on écoute pas the Who, on ne porte pas de T-shirt the Who, quand on a pas lu tout Ginsberg, on porte son sweat Howl ailleurs que dans une librairie dont le bonhomme est spécialiste du mouvement objectionniste
