Journal d’un recavalier. J’avance avec Elvis

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Regiscorrs

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Journal d’un recavalier. J’avance avec Elvis
Posté le 26/06/2022 à 21h09

Allez, c’est dit, j’ouvre mon fil ! Qui m’aime (ou plutôt veut) me suive…
Alors, tout d’abord, je vais commencer par poser le décor, je pense que ça s’impose…


Pour faire court, j’ai commencé l’équitation à huit ou neuf ans, puis pratiqué plutôt intensivement jusqu’à l’âge de 22 ans, puis occasionnellement Jusqu’en 2017.
Diabétique à l’âge de 20 ans, sans autres problèmes connexes, je me suis brûlé au troisième degré en octobre 2017, ce qui a complètement déréglé le diabète, avec des conséquences pour les yeux et les reins (en plus d’une rééducation à la marche début 2018, suite à ces trois mois alité) : Œil droit aveugle au printemps 2018, et dialysé en juin 2019, Greffe Rhin et pancréas fin 2019. . Début 2020, je commençais à reprendre un peu du poil de la bête, et on sait tous ce qui est arrivé à ce moment-là, donc je suis reparti pour encore des mois à rester enfermé. Je n’étais d’ailleurs toujours pas musculairement remis des épisodes précédents, donc je souffrais toujours du dos. J’ai commencé à vraiment être en forme début 2021. Là, alors que je me disais qu’il faudrait que j’essaye de remonter à cheval un jour, pour voir, je tombe sur une interview de la journaliste Lætitia Bernard, qui est aveugle, qui av été plusieurs fois championne de France de CSO, et qui venait de sortir un livre sur son parcours. Je me suis procuré le livre en version audio ; et là, ma décision était prise : pendant une quinzaine de jours je me suis renseigné autour de moi en rapport avec les clubs alentour, et comme tout le monde semblait unanime, j’ai pris contact avec le club le plus proche de chez moi.
Le 1er juillet 2021, je me rendais au club pour une première séance : plus de 30°, un bonhomme encore musculaire ment fragile, mais sans aucune appréhension, la monitrice m’a tout de suite laissé préparer et Siri le cheval, c’était un peu hasardeux avec des gestes moins assurée le temps de reprendre des automatismes et de nouveaux réflexes n’ayant plus la vue, mais j’avais déjà pris un kif phénoménal après cette heure pour le moins épuisante, et je n’ai posé qu’une question en mettant pied à terre : « où dois-je signer pour l’inscription ? »

Vendredi prochain, ça fera donc un an que j’ai repris l’équitation, avec le plus grand bonheur !
Les premières séances, il a fallu retrouver un peu de muscle, et puis trouver des repères sensoriel, pour l’orientation dans l’espace, et pour ma proprioception surtout, comme par exemple le fait que j’étais tout le temps couché en arrière alors que j’avais l’impression de me tenir droit, ou le fait que mon déficit musculaire avait engendré de mauvaise posture, mon épaule gauche ayant par exemple toujours tendance à tomber vers l’avant, avec un cheval ayant donc toujours tendance à tourner vers la droite…


Au fil des semaines, les muscles sont revenus, avec beaucoup de travail là-dessus chez moi, étirements, gainage, rameur.
Début décembre, on a commencé à travailler un peu plus le dressage à proprement parler, avec prêt d’une selle de dressage. Une découverte, je n’avais hélas jamais eu l’occasion d’y goûter dans Majeunesse.
Je travaille depuis régulièrement les épaule en dedans, session, etc., avec beaucoup de difficulté, surtout au début, pour tout doser, et arriver à ressentir (à 99 % par le mouvement du bassin) la direction du mouvement : très difficile de ne pas finir par les droits, ou partir complètement en simple diagonale, bref, tout sauf ce que l’on veut… c’est encore loin d’être parfait aujourd’hui, mais petit à petit, je m’améliore, mes sensations s’affinent et, les automatismes revenant, je peux concentrer mes neurones sur d’autres choses…

J’ai pu faire trois journées de stage de dressage entre février et fin mai, ce qui a bien fait avancer les choses aussi.
Début juin, après le dernier stage, au cours suivant, je me dis Trees arrive et me dit : « aujourd’hui est un grand jour, on va dérouler la reprise club 3 grand prix ! »
Moi : pourquoi pas, soyons fous, je ne la connais pas donc c’est toi qui va me la dicter…
Je l’ai donc travaillée trois séances, et ce dimanche 26 juin, je l’ai présentée pour un petit concours interne.

C’était sur le carré en extérieur, alors que ça fait un an que je monte en manège pour profiter de certains effets du son pour me repérer, avec en plus un fond sonore, et en plus avec une selle normal, la selle de dressage étant déjà utilisée.
J’ai été noté trop gentiment à 74%, je pense que la réalité devait être plus proche de 60%.
Bon, il n’empêche que j’ai fini premier quand même… mais aussi dernier MDR

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Voilà « en quelques mots » où j’en suis aujourd’hui…

Maintenant, il va falloir que j’essaye de tenir ça un petit peu à jour !

Édité par regiscorrs le 18-07-2025 à 22h20

Mariane

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Posté le 30/03/2026 à 14h42

regiscorrs Bonjour,

je suis ce post en sous-marin depuis longtemps sans trop intervenir, mais quand même je voulais te dire que je suis vraiment admirative de ton engagement, ta persévérance, dont on voir le résultat sur la piste..

Arriver à dérouler ta reprise avec une telle précision, juste à la voix, vraiment chapeau...

Et l'évolution de ta relation avec Elvis est vraiment chouette aussi..
Comme tu dis, le fait de ne pas voir te force à ressentir les réactions de ton cheval...

Je me pose une question : est-ce que tu es déjà sorti en balade avec Elvis ? J'ai du mal à imaginer ce que c'est de balader sans voir l'environnement, mais ça doit être une expérience assez spéciale non ? Ou c'est vraiment quelque chose qui te semble trop dangereux ? Ou qui ne t'intéresse tout simplement pas ..

En tous cas, je te souhaite une bonne continuation...

Regiscorrs

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Posté le 30/03/2026 à 19h10

mariane merci pour ton message ; tu n’imagines même pas combien je chéri ces moments avec Elvis, au final peut-être même un peu plus à pied que monté.

Je n’ai pas eu l’occasion de sortir en extérieur avec Elvis, c’est le seul point négatif de notre centre équestre : nous n’avons pas d’accès direct vers des chemins de balade et il nous faut prendre le camion.
En revanche, j’ai eu l’occasion de faire une balade avec Paulux en août 2024 je crois, mon partenaire précédent avec qui j’ai remis le pied à l’étrier. Nous étions six, au petit matin, je suivais la monitrice à l’oreille, je gérais comme ça pour garder mes distances, Paulux gérait où il mettait les pieds (c’était vraiment une assurance vie, on pouvait vraiment lui faire une confiance aveugle, c’était donc parfait pour moi MDR), et la personne derrière moi m’indiquait les éventuelles branches basses, les troncs qu’il pouvaient y avoir sur le côté etc.. ça avait été une expérience fabuleuse, tous les sens ont pris tout ce qu’ils pouvaient prendre, les différents sont suivants les endroits, ces chants d’oiseaux entre forêt et clairière par exemple, et je me souviens particulière ment d’une sensation olfactive justement au passage de la forêt dans une clairière qui prenait ses premiers rayons de soleil : l’herbe était encore humide, et l’odeur du Petricor était particulière ment présente ; j’en ai d’ailleurs fait par aux autres, mais personne n’y avait prêté attention….
La prochaine expérience de ce genre, j’aimerais pouvoir refaire une balade sur la plage, mais là je pense qu’il faudra que je prenne contact avec un club sur place, ici elle n’en fait que rarement, et pas en sortie club, elle emmène les chevaux mais c’est chacun avec son cheval à soi, et elle ne veut pas prendre la responsabilité de m’emmener dans ce genre d’aventure. Affaire à suivre, je garde ça dans un coin de la tête….

Et, pour revenir sur le travail avec les crieurs, et mes tracer sur les reprises, c’est vraiment un travail d’équipe qui ne s’est pas fait en un jour, d’abord trouver la bonne façon de faire : par exemple, au début on me disait que j’étais à la lettre quand moi j’y étais, sauf que le temps que tout se fasse je faisais les figures trop tard, donc maintenant c’est plutôt au moment où le nez du cheval arrive. Les crieur savent maintenant compenser le sens du vent qui change la propagation du son, et moi j’ai affiné aussi mon repérage dans l’espace au fil du temps. C’est vraiment une aventure collective.
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