Visite du 10/10/2025 : petit tour en main dans le pré et observations
Bonjour à tous,
Hier soir, j’ai donc demandé concrètement à sa propriétaire ce qu’on faisait (enfin ce que je devais faire et ne pas faire, surtout). Si elle préférait qu’on le laisse tranquille ? Monter ? Pas monter ? Que faire ?
Hier, elle a aussi émis l’hypothèse d’une oppression thoracique. Apparemment, l’hiver dernier, il lui avait déjà fait des respirations assez fortes. Elle suspectait peut-être le foin, qui était assez poussiéreux à l’époque. Elle a dit que s’il fallait, elle demanderait à le mettre dans une parcelle séparée avec son autre cheval et qu’elle paierait son propre foin.
Elle suspecte aussi de l’arthrose depuis pas mal de temps, bien avant que je l'ai en DP, non vérifiée officiellement, mais elle en est quasiment sûre à 90%. Donc c’est sûr que s’il a de l’arthrose + peut-être une gêne aux poumons, en plus de sa gêne aux pieds (bien qu’avec les sols mous ça aille mieux, mais ça ne règle pas le souci), et qu’il a peut-être un muscle coincé ou une tension + la selle non adaptée… ça fait beaucoup, on va dire.
Ce matin, j’étais censée monter. Elle m’a dit que je pouvais essayer de monter, à voir comment il réagit, mais que dans tous les cas il faut qu’il bouge, que ce soit en selle ou à pied. Je suis sceptique sur le fait de monter, mais bon, on verra bien.
Très bien, donc je fais ce que je fais depuis le début : observer et agir en conséquence de ce qui me semble le plus juste.
Ce matin, j'arrive voir le poilu.
J’ai sorti toutes les affaires et je suis allée le chercher, mais honnêtement je ne me faisais pas trop d’illusions. Mais sait-on jamais. Il s’est laissé attraper sans problème, avec bien sûr une petite rondelle de carotte pour renforcer.
J’ai pu observer un crottin, ça faisait un moment que je ne l’avais pas vu faire. Je l’ai trouvé un peu verdâtre, mais sans plus, et un peu mou sans être diarrhéique. Il était moulé et formé, mais pas à 100%. Bon. Après, quand c'est comme ça on se met à tout scruter...
La barre d’attache est à deux mètres à droite de la sortie du pré. Au moment de sortir et de se diriger vers l’aire de pansage, qu’il avait en face de lui, il a bloqué. J’ai trouvé ça bizarre, comme s’il ne voulait pas y aller. C’est mon interprétation. Je le remets quand même en avant et je l’attache sans problème. Petite rondelle pour renforcer aussi.
Au moment de retirer la couverture : aucun problème pour les sangles du ventre et des postérieurs, par contre au moment d’aller vers l’avant-main pour les sangles du poitrail, j’ai senti qu’il commençait à se crisper, lèvres pincées, tête un peu relevée, oreilles légèrement en arrière. Plus je m’avançais, plus il se retournait. Ce n’était pas aussi violent que lundi, mais on voyait bien que quelque chose n’allait pas.
Je prends le tire-tique et une brosse, et je le prends en main pour aller brouter. Si ça peut le détendre, aucun problème pour moi.

Je m’approche pour finir de retirer la couverture (sangles de devant) et, même tenu en main en train de brouter, je le vois grimacer, pas à l’aise. Je l’ai vu pendant deux ou trois secondes se retourner par à-coups, comme s’il était oppressé. Ça pourrait correspondre à l’hypothèse de sa propriétaire, à savoir une oppression thoracique. (?)
Bon, aucune tique, ouf. Je le brosse très doucement pendant qu’il broute : il ne dit rien.
Ok, je le ramène à la barre d’attache, j’approche doucement : c’est moins violent, mais on voit qu’il se décale, visage crispé, se tourne, regarde dans ma direction, mais pas normalement comme de la curiosité. Pour moi, c’est révélateur. Comme lundi, je décide de le mettre à l’attache sous son abri de pré. J’arrive à brosser l’arrière-main. Mais pff, je vois que ça ne sert à rien d’insister. Je décide donc de lui faire sentir la brosse et de l’associer avec une rondelle de carotte. Pareil pour le tapis.
C’était donc moins violent que lundi. J’aurais pu, en forçant, le seller, bien sûr. Mais pour moi, il en est hors de question. Ce n’est pas serein.
Évidemment, ils sont comme nous : ils ont leurs jours “avec” et leurs jours “sans”, parfois un peu plus patachons, un peu plus sur l’œil, voire parfois ils font les andouilles, etc. C’est normal. Mais là, je ne le sens pas. On sent qu’il y a autre chose.
Donc je l’ai pris en main et je me suis dit que j’allais le faire marcher un peu dans son pré. Je ne me voyais pas sortir dans la plaine, même en main. Je voulais qu’il soit le moins stressé possible. Alors oui, il a pas mal bloqué en main, on voyait que c’était surtout pour me faire plaisir, mais on a quand même réussi à faire un petit tour du pré.

Puis il s’est arrêté et je ne me voyais pas insister. Pas grave, c’était déjà bien.
On s’est arrêtés tous les deux. Je me suis mise à lui parler et à lui caresser doucement la tête. Il a commencé à se détendre, encolure baissée et yeux quasiment fermés. J’ai commencé à lui caresser le nez, pourtant une zone très sensible, du bout des doigts. Il a complètement lâché prise.
Alors pourquoi aujourd’hui c’était moins violent ? Il a dormi avec sa couette, ça a dû lui faire du bien (même si je ne vois pas trop le lien avec une éventuelle gêne thoracique ?). Peut-être aussi le fait qu’il n’ait pas été monté hier. Effectivement, ça peut être plein de choses. Mais malheureusement, je ne peux pas faire plus, à part lui apporter du confort quand je viens, ou en tout cas, tenter d'en apporter.
Enfin bon on a réfléchit à plusieurs hypothèses, un coup c’est la selle, un coup la sangle, les poumons, les tensions musculaires… enfin ça part dans tous les sens.
Mais j’ai fait le max de ce que je pouvais faire, en observant, en analysant, en suggérant… Cette histoire de selle, c’est bizarre aussi. À mon avis si pas adaptée ça doit forcément jouer, mais ce n'est, à mon avis, pas la cause initiale. Jusqu’à présent, il n’a jamais rien manifesté avec. Après, un cheval, ça évolue. Peut-être que jusqu’à présent ça passait, et que là s'il y a autre chose en parallèle, ça ne passe plus du tout.
J’ai émis une suggestion : celle de lui remettre son panier. L’herbe d’automne peut être aussi riche que celle du printemps, donc pourquoi pas. Mais elle ne pense pas que ce soit ça, car on n’est pas en alerte fourbure et elle dit qu’elle n’est pas si riche que ça en sucres apparemment.
Bon, à vrai dire, je ne m’y connais pas plus que ça en herbe…
Je ne sais pas si je fais les bons choix, les bonnes actions, mais allez on range sa frustration au placard, et si j’ai pu lui apporter un peu de confort aujourd’hui, c’est le principal.
Ca commence à me tracasser cette histoire… en premier lieu pour lui.
Et oui, égoïstement, en deuxième lieu pour moi. Je passe largement plus de temps à pied qu’en selle en général, mais j’avoue que c’est mon petit plaisir aussi, et ça commence à me manquer nos balades… Et même à pied, il n’est pas dans son assiette. Donc bon. Difficile de savoir quoi penser.
Et voilà le petit bonhomme détendax après nos quelques papouilles, comme on dit
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