Bon, il est temps de revenir ici pour vous raconter cet ultime essai.
Je devais rentrer initialement en Guyane deux jours après mon dernier essai et profiter de ma copine et de sa belle région. Cependant ma grand-mère de 90 ans nous a fait une grosse frayeur en raison de la canicule et il était impossible pour moi de rentrer dans de telles conditions.
Avec mon compagnon, on ne réfléchit pas deux fois, on décale tous : billets d’avion, hôtel, train, travail… Bref on retarde notre départ d’une semaine pour descendre en catastrophe dans le sud et profiter au maximum de ma famille. Vous ne pouvez pas imaginer la tempête émotionnelle que je vis pendant ce moment. De vraies montagnes russes.
Finalement après plus de peur que de mal (car quand j’écris ces lignes, ma grand-mère est toujours de ce monde), on décide de remonter dans le Centre, de faire un petit détour pour réessayer la jument qui m’a beaucoup plu. Et ensuite de retourner sur Paris pour prendre l’avion. La proprio est disponible pour nous recevoir à nouveau, on trouve un logement et une voiture. Les planètes s’alignent.
Après une bonne nuit de repos, me voilà enfin auprès de la belle rousse pour confirmer (ou pas) mon ressenti. Elle est un peu plus « aimable » quand j’arrive (bon en même temps, c’est pas l’heure de la bouffe !). J’ai même le temps d’admirer la proprio qui monte une magnifique jument grise avec un coup de saut, juste sublime.
Une fois descendue, elle me présente une amie à elle qui va regarder mon essai. C’est la femme de son maréchal ferrant, je n’y vois aucun problème. Elle m’explique que c’est elle qui a acheté le poulain de la jument. Je comprends mieux son envie de connaître le futur potentiel acheteur.
Il est déjà l’heure de préparer la jument afin d’éviter la grosse chaleur. Fidèle à elle-même, je n’ai aucun problème au pansage. Avec la proprio, on décide que je monte directement, comme si c’était ma jument. Je prends le temps de bien marcher, de la déplier, de vérifier que tout est ok.
La détente se passe bien, je la trouve un peu en sous régime au début mais une fois mise en avant, ça répond très bien. Je demande mes départs au galop (qui sont un peu brouillons) mais elle me fait ça très bien aussi.
Il est alors temps de ressauter avec la miss. On se remet gentiment sur la même croix que la fois d’avant pour détendre. On passe sur un véritical et un oxer qui passe très bien. Je reviens sur l’oxer une nouvelle fois, elle me sauve avec une longue (beh oui mamie la distance était pas bonne…), vraiment merci jument.
On décide d’enchaîner, oxer en montant dans la diagonale, courbe à droite, ligne vertical soubassement mur, six foulées oxer. Je n’ai pas besoin de plus et je commence déjà à souffrir de la chaleur.
On y va et elle me fait ça niquel. Vraiment, je me suis régalée.
Afin de marcher la jument, je demande à la proprio s’il est possible de faire un tour en extérieur. Elle prépare son cheval en vitesse, elle prête un vélo à mon chéri et go faire un petit tour.
La jument est ultra sereine, mon chéri a pu être derrière à vélo tout le long, même à côté d’elle, elle a pas bronché. Elle n’est pas encore sortie seule selon la propriétaire mais ça ne devrait pas poser de problème.
Il est déjà temps de nous quitter, pour de bon cette fois et de se tenir informer avec la propriétaire. Je veux quand même prendre le temps de me poser et de digérer tous mes essais.
J’ai donc pris quelques jours pour peser le pour et le contre, j’ai regarder toutes les vidéos, j’ai beaucoup discuté avec mon chéri et j’ai pris ma décision.
Je peux donc enfin vous dévoiler MA jument, celle qui a chamboulé beaucoup de choses, qui m’a fait ressentir ce « coup de cœur » que je n’attendais plus, et qui arrive dans sa nouvelle maison d’ici quelques jours.
C’est donc Larissa du Trèfle, une belle jument alezane, selle français originel de tous juste 5 ans, par Potter du Manaou X Oscar d’Ysieux qui a fait battre mon coeur.
Je vous laisse avec un petit condensé en vidéo de mes deux essais.
https://youtu.be/FvcTKb8MJiI?si=SOU4WsBCVKCX0dok