Eh bien ça va plutôt très bien au pays des lasagnes.
En fait il s'est passé un ou deux trucs un peu foufous.
Je vais commencer par le 1er chronologiquement parce que c'est le plus 'wouhou' pour moi!
Pour ceux qui ont suivi, ça fait bien 10 ans que je n'arrivais quasi plus à monter à cheval. Ce n'est parti de rien de facilement identifiable, c'est un grand mystère pour moi, d'un coup mon cerveau a décidé que si je montais sur un cheval, même les miennes, super fiables etc, j'allais juste mourir. Angoisse complète, crises de larmes, paranos ++ avec scénarios catastrophes absolument improbables...
Bon, au fil des ans j'ai pris quelques chutes, mais j'ai aussi sous la ceinture des décennies de taihault dans la pampa au grand galop, cross improvisé, rando du type "ok on va tous mourir donc", je n'étais pas particulièrement timorée, sans être une casse cou. Un cheval inconnu mais solide et je partais en licol avec un copain galoper dans les chemins toute l'après midi.
De fait, ce revirement brutal m'a énormément perturbée, je me suis posée tellement de questions, j'ai essayé l'hypnose, différents clubs, différentes techniques, en me forçant et en étant en apnée j'arrivais à me décoincer un peu, mais sans plus. Le drame de ma vie.
Et puis voilà, mon cerveau a du décider que ça allait bien comme ça. On a eu la visite d'un ado il y a un mois, il venait nous aider à bosser un peu sur le réno, et dès qu'il y a eu un rayon de soleil (autant dire... 10 mn sur 15 jours) je l'ai collé sur Coco.
Coco qui au passage a été super coopérative et etonnament motivée, allez comprendre, il a même réussi à GALOPER ! le truc de fou !
Sur un malentendu, me dis je... pourquoi pas ? "Tiens moi donc la jument. Tu fais contrepoids sur l'étrier, ok?"
Et hop, me voila sur la jument. Deux secondes d'apnée, un genre de truc résiduel plus par force d'habitude que par conviction et puis...
Le miracle.
Ben alors ? C'est tout ? Mais je risque absolument rien ? Allez, hue donc, cocotte. Oh... mais... c'est super en fait ?
PLUS. AUCUNE. PEUR.
Pourquoi ? Comment ? AUCUNE IDEE !! Mais me voila en train de mener d'une main, et hop hop, allez, petit trot! non non, tu vas où je veux ! allez, Coco, motivée ma grosse saucisse !
J'étais au paradis.
Depuis, grosse envie de monter, mais le temps ne s'y prêtait pas et puis... gros froid avec Doudou, et pour monter là dessus, j'ai fort besoin d'un contrepoids parce que ça tourne fort, un tonneau. Qu'à cela ne tienne, je vais pas me laisser emmerder pour un détail. Hop, je selle le baudet
Coco "ah d'accord donc on remet ça ? Ben ma foi, je l'avais pas trop vue venir celle la mais à dieu vat',"
Sauf que bien sur... impossible de monter avec le petit montoir, ça tourne trop, et en plus Coco avance. Merdouille. J'ai beau ressangler... ça veut pas. Alors je tente le haut bord de la carrière, je tente de parler très fermement à Coco

, je commence à perdre patience, mes nerfs, espoir, et contenance parce que je refuse de demander de l'aide au mâle et je sais qu'il m'a vue en train de me débattre dans la carrière.
Eh bien non, merde. Je me débrouillerai seule, même si je dois y laisser ma dignité, ou plus probablement encore une cheville, parce que la solution évidente c'est le tas de bois stocké dans la carrière.
Quoi de plus sûr que d'utiliser comme montoir une pile de GROSSES buches de bois instables et glissantes ? Hein ?
Et bien on dira ce qu'on voudra, l'honneur a gagné, et j'ai réussi à mettre mon gros c*l en selle, en riant comme une baleine de équipée sauvage de quadragénaire en surpoids tentant d'enfourcher un poney poilu lui-même obèse
Pour les anciens, je vous jure qu'on aurait gagné à Video Gag ( si tu as la ref, lève la main)
Nous avons donc fait 15mn max de dada poney, pas bien virile parce que bien sur, ma selle tournait, ça fait bosser l'équilibre vous direz... et avec un noeud de cravate, j'étais bien embêtée. Mais que du bonheur, je chantais comme une idiote, Coco a été bien gentille, bref le bonheur !
Et pour le grand n'importe quoi, je vous propose aujourd'hui, un temps magnifique, pas de vent, je pose les juments dans le jardin pour brouter, je brosse tout le monde jusqu'à être recouverte de poils, et puis mon cerveau, le même qui m'a rabaché pendant dix ans "Punaise un cheval c'est SUPER dangereux" m'a lancé "tiens sinon ce qu'on pourrait faire, c'est monter sur les juments là comme ça dans le pré à la one again, comme quand on était ados, tu te rappelles ?"
Ah ouais je me rappelle, j'avais 16 ans et je faisais la moitié de mon poids actuel, aussi, mais ça on n'en parle pas, hein.
Trop tard, l'idée est lancée. je repère d'abord Sun, qui est la plus susceptible de ne pas m'en vouloir de ce genre de connerie, je me dis : si elle se positionne sous le noyer, hop hop l'affaire est dans le sac.
Oui mais bon, non.
Ca laisse encore Coco... qui me voit arriver avec l'escabeau de la cuisine, hilare. Sauf que elle, ça l''a pas trop faite rigoler, elle s'est barrée. la morue. Bon, ok, peut être pas en TOTALE liberté alors... je vais chercher le licol avec les rennes, hop sur la tronche, et hop ! Tata Kenova à cru sur sa saucisse, pas de casque (bon ça c'est débile je le reconnais), pas de selle, pas de controle non plus parce que Coco, on ne la lui fait pas, le machin là haut il est bien gentil quand il s'agit de brosser mais là c'est hors convention sociale, quand même.
Du coup hop, sous le noyer, branches bassees... Kenova qui voit le truc arriver gros comme une barraque et n'arrive à rien arrêter mais fini tête sur la croupe en mode ninja, c'est passé ! Bon, même pas 5mn, juste histoire de dire que j'ai mis mon derrière à cheval, Coco a été fort patiente par ailleurs, on en eest restées là
Tout ça pour dire que... la vie est belle
Et du coup je garde l'autre anecdote pour une prochaine histoire, avec Sun cette fois ci dans le rôle principal du cheval qui sauve le chat d'un sort cruel !
To be continued
