Un moment que je ne suis pas venue par ici … oups

déjà BRAVOOOOOO les filles pour vos courses et vos résultats malgré les chaleurs et les conditions. La question des ravitos a été soulevée et je constate que plus la course est populaire moins ils font d’efforts. Alors que les petites courses de terroir (300/400 inscrits) les ravitos sont bons et garnis meme pour le dernier !
Ici vacances d’une semaine en Italie. On a beaucoup marché (entre 13 et 18km/j) et ça grimpe. Sous 40 degrés
On a fait une rando de presque 9km. DONT 2,8km avec 600D+ : on a gravit la p*t**n de montagne

Mais c’était magnifique. Deux italiens nous ont clairement dit « on fait cette randonnée annuellement depuis tout gosse, on ne l’a jamais fait dans ce sens la, elle est trop difficile et trop technique ». Ah bah oui oui

on a vu. J’ai râlé tout du long sous 30 degrés … ! Mais la vue en valait la peine !
Et puis on a quand même tenté de courir un peu en Italie. Mais c’était pas simple. Fin de journée après beaucoup de marche et de chaleur zt quelques péripéties… on découvre le petit parc sous notre AirbNb. Très sympa, c’est technique, ça ne fait que descendre. On passe des ponts métalliques. Beaucoup d’escaliers et de cailloux. Et forcément ça remonte autant de l’autre côté

On a fait qu’un petit tour mais c’était duuuuuur. Déjà le D+ c’était que de la route donc l’envie a disparu instantanément. Mais on l’aura fait.
Trail de la Villaine 30 Mai 2026 - 21:00 - 10 km
Hier soir c’était le trail semi nocturne de la Villaine, à 5km de la maison. C’est sans compter sur Monsieur Tartine qui me plombe le moral et le mental au moment de partir … je rumine encore et encore.
On prend place au départ, il y a une super ambiance mais je suis pas dedans du tout j’ai envie de pleurer et fuire, je me sens épuisée ….
Kilomètre 1 et 2, on passe dans le village, on longe la piscine et l’école avec des chemins en herbe très mignons. Le circuit nous fait passer à travers le bâtiment de la brasserie donc trop chouette. On carbure à 5:51/km, il fait encore chaud mais on est entrainé. On sort du village pour prendre la route à travers champ en direction de la forêt. Je vais pas bien, j’ai les larmes aux yeux et je sens que je suis crispée +++
Kilomètre 3 dans la forêt, je tape une crise d’angoisse. Cheri comprend et s’en veut, une dame vient à la rescousse, une bénévole egalemeng. Je perds bonnement 15 min à essayer de survivre à ça.
Je decidé de repartir, je vois rien tellement je pleure, je respire comme une BPCO en fin de vie … mais j’y vais.
Kilomètre 4 a 8 je pleure par intermittence, je dois parfois marcher parce que la crise d’angoisse n’est pas «passée » et le problème n’est pas géré. A cela s’ajoute le temps catastrophique que je vais faire, j’ai honte et je suis decue de moi, je me sens nulle. Bref un mood

dont je me serais bien passée.
Kilomètre 8 a 10 je reprends un peu de poil de la bête, je veux au moins arriver au bout, je veux que ça se termine et qu’on s’en aille. Il y a du monde, des gens qui nous encouragent, ça me fait du bien. Le retour sur route me permet de dérouler et retrouver une allure à 6:30/km qui m’aide à souffler pas mal.
L’arrivée je suis pliée en deux, je pleure tout ce que je peux, il y a foule et j’angoisse de nouveau. Un bénévole me donne la médaille, je lz remercie et je fuis dans un coin sombre, seule, pour décharger.
Franchement ça aurait pu être une superbe course et un chouette moment mais … Non. Le tracé est genial, la course est belle, les ravitos sont chouettes, tout le monde est sympa. Mais clairement je m’en serais surement mieux portée si je n’avais pas pointé au départ.
